– Jésus : « Ma petite offre-moi ce mal de tête en union avec mes souffrances, en expiation de tes fautes. En ma présence, ferme les yeux et ouvre-moi ton cœur. Fais de même avec ton prochain. Ferme les yeux à leurs défauts et ouvre ton cœur à la charité. Ne t’attriste pas au sujet de ta maladie, elle est à moi. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé il me semble que lorsque j’écris, je fais de la paresse, car je pourrais employer ce temps à autre chose. »
– Jésus : « Ma pauvre petite qui te jugera sur ta conduite, sur ta paresse comme tu dis, est-ce moi ou les hommes? Je te jugerai sur ton obéissance envers moi et ton directeur! »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé où es-tu? Je te cherche, tu sembles si loin. »
– Jésus : « Mais non ma pauvre petite, je suis là caché derrière cette croix que je t’envoie. Ton esprit est si préoccupé par tant de choses. Tu ne me vois même pas. Beaucoup de gens me remercient des faveurs obtenues, mais peu pensent à me remercier des croix que je leur envoie. La croix n’est-elle pas le plus beau présent que je puisse leur offrir? Par la croix je leur assure le salut éternel. Remercie-moi pour chacune de tes croix. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi à porter ma croix de chaque jour, avec patience, résignation et amour. »
– Jésus : « Ma petite offre-toi à porter les croix de tous ceux qui n’offrent pas et ne veulent pas de la croix dans leur vie. Il ne faut pas que la croix reste sans victime. Tu me comprends n’est-ce pas? Vois l’importance de la croix. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, par amour pour toi et aussi avec ton aide je porterai ma croix de chaque jour. J’insiste et te demande ton aide, j’ai besoin de toi à chaque instant de ma vie.
À demain mon amour! »
Ma douce Maman du ciel ne me quitte pas.
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– Mimi : « C’est avec joie ô mon Bien-Aimé que je t’offre aujourd’hui mon âme et mon corps. »
Dans l’après-midi j’ai voulu pour me distraire faire un peu de musique.
– Mimi : « Mais voilà, après trois mois je ne peux remuer le pouce de la main droite, à la suite d’une blessure. Je travaille avec beaucoup de difficulté. Cela me demande de gros sacrifices pour écrire. Je souffre et comme réconfort j’ai à la maison une personne étrangère qui ne cesse de me répéter même plusieurs fois par jour : « Ton pouce ne va pas bien », ou bien « Je ne veux pas te faire de la peine, mais il est très malade, je crois que tu vas finir par le perdre », et voilà ce que j’ai comme tonique depuis trois mois. Combien de fois j’ai été tentée de lui répondre : « Il n’y a pas que mon pouce qui est malade, crois-tu que tu es normale? » Cependant pour l’amour de toi je préférais garder le silence en expiation de mes fautes. Et malgré cela il faut que je garde mon sourire devant ma chère maman qui est encore malade au lit.
Mon Bien-Aimé donne-moi la force, la patience nécessaire, j’ai sans cesse besoin de toi. Avec quelle peine je renonce à un plaisir légitime, mais par amour pour toi, mon Bien-Aimé je sacrifie ma musique. Tu sais avec quelle ardeur j’ai travaillé ferme après douze années d’études sérieuses, après avoir connu même certains succès. J’aurais tant aimé poursuivre ma carrière musicale. La musique a tellement joué un grand rôle dans ma vie. Aux heures sombres, mon piano était mon confident, témoin silencieux de mes peines, de mes ennuis.
Mon Bien-Aimé tu me prends le pouce, j’accepte avec joie cette épreuve, car je me dis que je gagne mon ciel pouce par pouce. Dans tout ce que je dois faire, repas, lavages, ménage, soins à ma chère maman malade, etc., il me manque toujours mon pouce. Cependant j’ai reçu de l’aide de ma sœur et de ma petite nièce.
Pour te prouver mon amour je t’offre même toute ma main, garde-la bien dans la tienne. Tu sais mon Bien-Aimé comme cette épreuve est pénible pour moi. Lorsque j’entends de la belle musique, soit à l’église ou à la radio, mon cœur me fait mal, je me dis que c’est fini pour moi et je pleure; pauvre nature humaine, toujours le regret. »
– Jésus : « Ma chère petite, console-toi, dans mon ciel où tu seras un jour tu seras rassasiée par la musique céleste, réjouis-toi d’avance. N’est-ce pas une douce mélodie que tu entends lorsque je te parle? Quand tu entendras de la belle musique, ne pleure plus puisque par cette épreuve je savais que tu pouvais m’offrir plus. N’est-ce pas que je sais bien choisir les croix? Maintenant plus de regrets puisque je garde ta petite main dans la mienne. J’en suis ravi et heureux. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me rassurer sur ton amour. Fais de moi ce que tu voudras, je me donne tout à toi. »
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–Mimi : Je regardais les feuilles d’un arbre s’agiter, le vent était très violent.
− Mimi : « Comme tu es fort et puissant mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, ma puissance est la même dans les âmes, mais peu me laissent la liberté d’agir en elles comme je le veux. Comme l’homme est libre, j’attends, je suis un Dieu patient.
Ma petite, as-tu bien regardé les feuilles de cet arbre qui s’agitent, cependant la racine ne bouge pas. Fais de même lorsque ton âme s’agitera, tremblera devant le vent violent des tentations, des doutes, devant les épreuves et les croix de cette vie. Que ton esprit et ton cœur restent enracinés vers moi. Ne crains pas, continue de me voir en tout ce qui t’entoure, rends-moi hommage en me remerciant pour tant de beauté, de bonté. En créant toutes ces choses, j’ai pensé à vous tous et je vous aimais déjà. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour toutes ces richesses. »
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– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, à l’occasion de la Fête des Mères, laisse-moi t’offrir mes vœux et tout mon amour, toi ma douce Maman du ciel. Le plus beau présent que je puisse t’offrir est ton Fils Bien-Aimé en assistant à la sainte messe.
Je te remercie pour la grande preuve d’amour dont j’ai été l’objet, quand tu acceptas de devenir ma mère. Comme j’aimerais être près de toi en ce beau jour, je suis tellement émue que les paroles me manquent. Cependant comme une toute petite fille et en toute simplicité je te dis avec toute la sincérité de mon âme que je t’aime, ma douce Maman du ciel. Oui je t’aime, je voudrais pouvoir t’exprimer ma reconnaissance, mon amour. Je dépose sur ton front un doux baiser de fête et au nom des pauvres pécheurs je te souhaite Bonne Fête, accompagnée de toutes leurs affections. C’est impossible qu’un enfant, quel qu’il soit, ne pense pas un jour à sa mère. En leur nom je te répète que nous t’aimons et merci d’avoir accepté de devenir notre mère. Je te les confie toutes ces âmes, malgré les apparences, elles sont tes enfants quand même. Je te demande s’il vous plaît de répandre sur eux tes grâces de choix dans leur vie.
Je te demande de ne pas oublier ma maman de la terre. Je te demande sa guérison complète, elle souffre tellement depuis sept mois qu’elle est au lit, pauvre maman. Je voudrais tant la voir en bonne santé et heureuse, elle a tant souffert dans sa vie. Si j’insiste et te demande ces faveurs, c’est que je suis certaine d’être exaucée.
La journée a été très mouvementée, je suis très lasse, aide-moi mon Bien-Aimé à bien la terminer. À demain. »
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– Jésus : « Ma pauvre petite, tu me peines beaucoup en agissant ainsi. Ne me fais plus l’injure de dire que cela n’a pas de bon sens, que cela est ridicule. »
– Mimi : J’étais lasse d’écrire croyant que j’étais dans l’erreur.
– Jésus : « Pauvre petite tu sais bien que c’est moi qui t’inspire et te dicte, sans moi tu ne peux rien, tu connais ton ignorance. Si tout ce que tu écris venait de toi, tu aurais raison de dire que c’est ennuyant et insignifiant. Tu n’as qu’à écrire, n’oublie pas que tu es simplement un tout petit instrument entre mes mains. Ne suis-je pas libre de prendre les moyens qu’il me plait pour t’approcher de moi et te prouver mon amour? Si ton esprit n’était pas si préoccupé, tu comprendrais l’importance de nos entretiens. »
– Mimi : « Pardon mon Bien-Aimé d’avoir manqué de confiance, d’avoir été injuste envers toi, comme je suis remplie d’imperfections. Pour te faire oublier toute la peine que je t’ai causée, à l’avenir avec ton aide je serai fidèle à me soumettre à ta Sainte Volonté en tout ce que tu me demanderas.
Bonsoir mon Bien-Aimé, je t’embrasse bien fort, comme je t’aime. »
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– Marie : « Ma pauvre petite, viens tous les jours si possible nous rendre visite. Je suis ta Maman du ciel, viens je t’apprendrai à connaître et aimer mon doux Jésus. Je guiderai tes pas dans le chemin de la vertu. Sois sans crainte, je suis là près de toi, je te protège comme mon enfant, seulement reste toujours entre mes bras comme un nouveau-né. Est-ce qu’un petit bébé quitte les bras de sa maman pour aller vers l’inconnu, seul sans appui, sans guide? Non, n’est-ce pas! C’est le rôle de la maman d’aimer, de guider les pas, d’enseigner l’amour, la vérité, la confiance, le sacrifice à son cher petit. Ma chère petite, laisse-moi remplir mon rôle de mère envers toi, mon tout petit bébé, si faible, si fragile. Il suffit de mieux se connaître pour mieux se comprendre. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aujourd’hui tu désires recevoir beaucoup, avec ton appui je t’offre tout malgré l’état d’âme où je me trouve. Tu sais comme je déteste écrire, cela me contrarie beaucoup, mais par obéissance à mon directeur j’écrirai. Tu me demandes de mettre de l’ordre dans mes petites feuilles, aide-moi s’il vous plaît, mon esprit est tellement vide. Pourquoi cette lassitude, ce dégoût, cette crainte pour accomplir ce que tu me demandes. Comme je suis lâche à ton service! »
– Jésus : « Ma pauvre petite, comprends-tu pourquoi j’insiste tant pour que tu t’abandonnes complètement entre mes bras? Je te le répète, sans moi que peux-tu faire? L’Esprit Saint ne peut descendre en ce moment dans ton âme qui est encore remplie de préoccupations de toutes sortes. Ma toute petite, à l’occasion de la Pentecôte, prépare-toi à recevoir la visite de L’Esprit Saint! Commence une petite retraite si ton directeur te le permet. Redouble de ferveur dans tes prières. Demande à ma Divine Mère de t’aider comme elle a aidé les apôtres à bien recevoir les dons du Saint-Esprit. Prépare ton âme par le silence, la méditation et la prière afin de bien recevoir toutes les lumières et les grâces spéciales que je te destine pour accomplir la mission que je te confie. Ne l’oublie pas, tu ne t’appartiens plus. Tu es tout à moi et aux âmes. »
– Mimi : « Avec la permission de mon directeur, je commence ma petite retraite. À ce que tu me demandes, j’ajouterai quelques sacrifices, tu les connais! »
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– Mimi : « Mon Dieu, je renonce à l’amour humain pour ne posséder que l’amour divin. Je renonce même aux enfants que j’aurais pu avoir d’un mariage légitime. Je veux maintenant enfanter que les âmes que j’appellerai mes enfants chéris, car ils seront nés de cette union mystique. Comme toi mon Bien-Aimé je les aimerai, car ces âmes seront le prix de ma vie de sacrifices. »
Après un travail très fatigant, j’étais épuisée, mon cœur était très agité.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je n’en peux plus, aide-moi s’il vous plaît, je souffre, mais je t’aime. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, je ressens les mêmes effets que toi. N’oublie pas que je suis en toi. Si tu pouvais entendre les battements de mon cœur lorsque tu m’appelles à ton secours et que tu dis que tu m’aimes. Sois très attentive à ceci ma chère petite, le don de l’amour est le don total de soi. »
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– Mimi : « Comme ta bonté est grande. Je constate de plus en plus combien ta miséricorde est grande et ton amour est infini. Moi la plus petite de tes créatures, la plus méprisable, tu daignes m’entourer de tant de sollicitude. Je te remercie mon Bien-Aimé pour tout, surtout de ton amour de chaque instant. Je te remercie mon Bien-Aimé de me donner la main et de me permettre de refaire ma vie, de plus tu m’offres à devenir un jour ta petite épouse. Ô mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît à bien remplir la mission que tu me confies afin que je sois digne de porter le nom d’épouse. Sans toi, tu le sais, je ne peux rien, enlève de mon esprit tout ce qui pourrait me distraire et m’éloigner de toi.
Ô Esprit Saint éclaire-moi, fortifie-moi afin que je puisse bien comprendre les vues de Dieu en moi. Donne-moi la force nécessaire pour passer par le même chemin que mon Bien-Aimé, c’est-à-dire pour bien accepter avec amour les souffrances et les croix de cette vie, que je comprenne une fois pour toutes l’importance de la croix. Je veux me conformer à ta Sainte Volonté.
Et toi, ma douce Maman du ciel, apprends-moi à redire chaque jour mon fiat. Accorde-moi la grâce de rester bien humble, bien petite, éloigne de moi tout sentiment d’orgueil qui pourrait se glisser en moi. Rappelle-moi sans cesse ce que je suis et d’où je viens, sans toi je ne suis rien. Déracine de mon cœur toute affection qui n’est pas en toi, arrache-moi à tout ce qui pourrait me retenir et m’empêcher d’aller vers toi librement.
Ma douce Maman protège-moi de tout péché, je veux faire la lutte à mes défauts. Éloigne de moi les fautes vénielles, car ces fautes, ces manquements, ces imperfections sont un obstacle entre lui et moi. Je me confie en toi, j’ai confiance, garde ma vie, garde-moi entre tes bras puissants, surtout à l’heure de ma mort. Je sais que j’irai à lui par toi, ma douce Maman du ciel. Que j’ai hâte de vous voir, pour vous aimer encore plus. C’est pourquoi je veux tout offrir pour ne rien perdre. Aide-moi s’il vous plaît en ce jour et toujours à développer les vertus chrétiennes. Apprends-moi à garder un cœur pur et simple, un cœur prêt à se donner à chaque instant par amour pour Dieu et les âmes. »
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– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ta grande preuve d’amour; c’est avec confiance que je m’approche de toi, ô bonté infinie. J’ai besoin de te le redire que je t’aime. Le démon est à ma poursuite et me suggère toutes sortes de pensées contre la foi que je n’ose même pas écrire toutes ces horreurs. Mon Bien-Aimé, malgré toutes ces tentations j’ai besoin de te le redire souvent, très souvent que je suis à toi pour toujours. Je crois en ton amour pour moi, j’ai confiance en ta miséricorde infinie pour moi, la pauvre petite fille que je suis. Mon Bien-Aimé, même si mon esprit semble être loin de toi, mon cœur reste quand même en toi, garde-le bien, je me méfie tellement de moi.
Ma douce Maman du ciel viens à mon secours, ne me laisse pas succomber à la tentation. Tout est contre moi, la lutte est terrible, donne-moi la main. J’ai confiance parce que je sais entre quelles mains je confie mon avenir.
Mon Bien-Aimé ne me quitte pas, je t’en supplie, donne-moi la force pour garder mon sourire malgré tout. Aux yeux du monde, je suis une personne très heureuse et à plusieurs reprises on me dit que je suis libre, que je ne suis pas obligée de travailler à l’extérieur, etc. Pauvres gens ils ne savent pas que je travaille pour toi et les âmes, mais je garderai quand même silence. »
– Jésus : « Ne t’attriste pas ma petite fille, c’est moi qui te jugerai un jour. Je suis heureux d’apprendre que tu travailles bien, que ton travail se fait dans l’ombre et l’humilité puisque les hommes te jugent heureuse sur cette terre.
Mais moi je sais et je t’aime, ma toute petite fille à moi, rien qu’à moi. Tu me donnes une fois de plus la preuve de ton amour, merci ma petite fille, merci de ton amour. »
– Mimi : « Et moi, je te remercie de ton aide, de ton amour envers moi. Aide-moi, sanctifie chacun de mes jours afin que je puisse atteindre mon idéal. Comme toi, je continuerai à travailler en silence et garderai secrète notre union dans la souffrance physique et morale. »
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– Jésus : « Bonjour ma petite, aujourd’hui efforce-toi d’être plus attentive à ma parole et à ce que je te demanderai. Pourquoi te laisses-tu distraire si facilement durant la récitation du rosaire, cela me peine. Que fais-tu en écoutant une pièce à la radio, ton esprit est fixé que sur la scène qui se joue et tu ne te laisses pas distraire par aucun bruit. À l’avenir ma chère petite, fixe ton esprit et ton cœur que vers moi. En toutes circonstances, fais de même et ferme les yeux en ma présence et ouvre-moi ton cœur. Étant fidèle à cette pratique, les distractions disparaîtront vite. Demande l’aide de ma Divine Mère. Elle t’apprendra à me prier, à me connaître et à m’aimer. Elle fixera ton cœur et ton esprit vers moi.
Pour me plaire, voudrais-tu sacrifier tous les programmes à la radio qui t’intéressent, sauf ceux qui ont un caractère religieux. Offre-moi cela en réparation pour tes péchés et les péchés qui se commettent par certains programmes : chansons frivoles et à double sens, musique sensuelle, etc. pièces où l’on met en vedette le divorce.
Pour obtenir un vif succès à toutes ces convoitises, on se permet de se servir du mot amour. Ma pauvre petite, si les hommes comprenaient l’importance de ce mot, ils ne s’en serviraient qu’avec respect. Les producteurs de films, de programmes savent bien qu’en mettant à l’affiche ce mot amour ils attirent tous les cœurs et la curiosité des hommes. Pauvres hommes, pauvres humains! Ce mot amour n’est-il pas tous les jours à l’affiche dans mon Église, dans mon tabernacle, dans mon Évangile, dans mes sacrements? N’est-ce pas moi qui m’en suis servi le premier de ce mot pour attirer tous les cœurs?
Que fait-on de mon amour, on n’a même plus le temps de m’écouter, de me visiter dans mon sacrement d’amour. Comme cela m’attriste beaucoup, moi qui me suis donné par amour. »
– Mimi : « Ô mon Bien-Aimé, pour te consoler de l’indifférence de tant d’hommes et pour te prouver mon amour, ma reconnaissance, je m’offre à toi avec l’amour le plus sincère. J’accepterai avec amour tout ce qu’il te plaira de m’envoyer. Pour te plaire davantage, je vais sacrifier tous les programmes à la radio qui sont inutiles. Je te demande pardon pour toute la peine que je t’ai causée en me laissant aller à des distractions de toutes sortes surtout en récitant mon rosaire.
Ô Esprit Saint éclaire-moi, fortifie-moi. Avec l’aide de ma douce Maman du ciel, je fixerai mon esprit vers toi mon Bien-Aimé. Désormais plus de distractions volontaires, je serai très attentive à ce que tu me demanderas. Je t’aime parce que tu es le Dieu d’amour.
À demain. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que désires-tu de moi aujourd’hui? »
– Jésus : « Ma petite, à l’occasion de l’anniversaire de ton vœu de victime à mon amour miséricordieux, je désire qu’en présence de ton directeur, tu renouvelles ton vœu pour toute la vie.
Prépare ce beau jour dans la prière et le sacrifice. Médite bien tout ce que je te demande dans nos entretiens et que ton directeur te commande. Tu oublies parfois et tu te laisses aller au découragement, le démon en profite, il connaît les points faibles. Ma pauvre petite, la mission que je t’ai choisie est trop belle, trop grande pour rester inutile. En ce jour, je désire que tu communies, car je te veux plus intimement unie à moi dans mon sacrement d’amour. Je t’aiderai, nous t’aiderons pour bien remplir ta vocation, moi en toi, nous glorifierons mon Père qui est dans les cieux.
Rappelle-toi notre dernière rencontre du 27 mai 1952 où tu t’offrais avec joie à mon amour miséricordieux. Comme tu étais heureuse d’avoir enfin un idéal. Avec quelle joie nous aussi nous avons accepté ton offrande, avec amour ma Divine Mère te regardait. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je me rappelle ce beau jour. Combien mon émotion et ma joie étaient grandes! Je ne puis exprimer tout ce que je ressentais, moi la plus petite de tes créatures, la plus pauvre. Avec la permission de mon directeur, je m’offrais à toi en toute humilité, les mains vides, mais le cœur rempli d’amour et de bonne volonté.
C’est pourquoi, avant de réciter l’acte d’offrande j’ai demandé l’aide de ma douce Maman du ciel, j’avais confiance qu’elle me guiderait à atteindre mon idéal. Que j’ai hâte de renouveler ce vœu, j’ai confiance mon Bien-Aimé, aide-moi à t’aimer davantage et à te rester fidèle jusqu’à la mort où notre union sera parfaite. Toi en moi, comme nous allons bien travailler ensemble pour rendre hommage à Dieu. »
– Jésus : « Ma petite, confie à ton directeur cet entretien, qu’il te guide et qu’il t’aide à bien préparer ce beau jour. »
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– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, prépare mon cœur s’il vous plaît à bien recevoir les dons du Saint-Esprit.
Mon Bien-Aimé, par le don de sagesse, accorde-moi la grâce de ne voir en tout et partout que ta sagesse infinie. Par le don d’intelligence, donne-moi les lumières nécessaires pour bien comprendre tes vues sur moi.
Par le don de conseil, dirige mon cœur et mon esprit vers toi, que désormais je ne prenne conseil que de toi et de mon directeur qui te représente; je serai certaine de ne pas me tromper, toi qui es la vérité.
Par le don de force ô mon Bien-Aimé, augmente en moi la force et le courage pour combattre le mal. Donne-moi aussi, s’il vous plaît, la force nécessaire pour bien accomplir toujours ta Sainte Volonté afin que je puisse marcher avec toi dans le chemin de la vertu, toi le Dieu des forts.
Par le don de science, accorde-moi la grâce de comprendre la vérité, donne-moi la force de résister aux discours des hommes et de leurs connaissances fausses et de ce qui pourrait m’éloigner de toi, le Maître absolu du ciel et de la terre. Apprends-moi la science de t’aimer, de te prier, de travailler avec toi.
Par le don de piété augmente en mon âme, la foi, l’amour, la confiance et la charité. Fais que je redouble de ferveur à ton service et que je m’abandonne complètement entre tes bras malgré ma faiblesse, toi la bonté infinie.
Par le don de crainte de Dieu, accorde-moi la grâce de ne plus me laisser aller aux suggestions du démon qui m’inspire de la crainte du châtiment que je mérite.
Enlève de mon âme cette crainte, cette méfiance envers toi et augmente mon amour, ma foi, ma confiance en ton amour miséricordieux. Je désire que ma seule crainte soit désormais celle de te perdre par le péché, je suis tellement fragile. J’ai besoin de ton assistance à chaque minute de ma vie ô Dieu Tout-Puissant!
De plus ô Esprit Saint, fais grandir en mon âme le désir de perfection, de sainteté, de dévouement, d’abnégation au service de Dieu et des âmes. Fais que je sois une petite fiancée fidèle à bien remplir ma vocation. Enlève de mon âme tout ce qui pourrait nuire et être un obstacle à notre union. Voudrais-tu, s’il vous plaît, accorder les mêmes grâces à toutes les âmes des pauvres pécheurs. Si tu savais comme je les comprends ces pauvres âmes, comme je les aime et les plains! Je t’en supplie mon Bien-Aimé, fais descendre sur eux tous les dons de l’Esprit Saint, je t’en remercie pour eux et pour moi. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aujourd’hui sera une journée de souffrances physiques. Ma journée est à toi et aux âmes. J’offre chacune de mes souffrances en union avec tes souffrances de ta passion et en expiation de mes péchés et des fautes des pauvres âmes. »
Visite chez le médecin pas très encourageante. Il m’avoue franchement qu’il ne peut rien faire pour moi et il me confie à un spécialiste pour les reins. Pendant plusieurs heures d’attente chez le médecin je regardais tous ces gens au regard inquiet et je me demandais : « Que pensent tous ces gens? Est-ce qu’ils sont aussi inquiets et préoccupés au sujet du salut de leur âme? »
– Jésus : « Ma pauvre petite, prie pour chacun d’eux, pour leur âme et leurs souffrances, ce sont tous de grands malades. Pense bien que c’est un peu moi que tu retrouves dans chacun d’eux.
Ma pauvre petite, combien de personnes me consultent comme médecin des âmes, toi la première? Ne suis-je pas le spécialiste pour guérir toutes les maladies des âmes et des corps? Comme le chirurgien, il faut parfois que je fasse une incision, que j’opère dans l’âme afin de lui donner la vie, faire pénétrer en elle l’amour, la confiance, la force pour me suivre. Pauvres humains, peu me laissent travailler librement en eux. Et combien reconnaissent leurs faiblesses et leurs infirmités! »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je te demande humblement et avec confiance la guérison de mon âme malade.
Je marche dans le chemin de la vertu comme une infirme, une aveugle. Je te laisse libre d’opérer en mon âme, enlève tout ce qui peut nuire à ma guérison spirituelle. Pour la guérison de mon corps, je me soumets à ta Sainte Volonté, je ne demande pas de guérir, mais la force d’accepter toujours ces souffrances qui sont devenues utiles depuis que je travaille avec toi pour les âmes.
Mon Bien-Aimé, ma vie t’appartient. Si tu la désires maintenant je te l’offre tout de suite par amour. J’étais heureuse d’apprendre que le médecin ne pouvait que me prolonger dans cette maladie, j’ai la certitude que cette maladie vient directement de toi. Depuis dix ans les médecins font leur possible pour me soulager. Ils admettent qu’ils ne comprennent rien à cette maladie et cherchent encore la cause. Il n’y a pas une partie de mon corps qui n’a pas été atteint par la souffrance. Mais moi, mon Bien-Aimé, je sais ce qui a été convenu entre nous et je ne regrette rien. Je te le répète, je suis tout à toi pour toujours, mon âme et mon corps sont à ta disposition. Je m’abandonne totalement entre tes bras puissants, fais de moi ce que tu voudras. Je te remercie de l’avantage que tu me donnes en me faisant souffrir pour purifier ce corps qui t’a si souvent offensé.
À demain, mon amour. »![]()
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, si tu savais comme je me sens triste et mélancolique, aide-moi s’il vous plaît. Malgré tout je pense à toi et aux âmes, je t’offre tout. »
– Jésus : « Pauvre petite, confie-moi tes peines, tes ennuis, tes difficultés, je m’en chargerai. Aie confiance, je te protège, ne crains pas, fais aussi confiance à ton directeur. Il t’assure en mon nom que tout va s’arranger, ne te préoccupe que d’une chose, me plaire. Prépare-toi à renouveler ton vœu. Redouble de ferveur, médite bien la devise de l’Association (Âmes Victimes) : Dieu et les âmes par Marie. Médite bien ceci aussi : L’âme victime monte mystérieusement à l’autel avec le prêtre. N’est-ce pas ton désir de travailler pour moi avec le prêtre? Souviens-toi de notre contrat avec ton directeur lorsque je vous demandais votre collaboration. Nous avions chacun notre part. Je demandais à ton directeur d’offrir et de travailler, toi de prier et de souffrir. Moi je ferai le reste et complèterai. Comme tu étais heureuse de travailler pour les âmes, pense à ce beau jour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je souffre, ne laisse pas entrer le doute dans mon âme, aide-moi, je ne veux pas que ma misère me décourage.
Ma douce Maman du ciel écoute ma voix, je t’en supplie, presse-moi bien fort entre tes bras où je me sentirai en sécurité, protège-moi.
Ô Esprit Saint, donne-moi les lumières nécessaires pour bien accomplir ce que Dieu le Père me demande par son Fils et ce qu’il attend de moi.
Mon Bien-Aimé comme je t’aime et te remercie de ton aide. Malgré mes faiblesses et ma lâcheté à ton service tu t’offres encore à m’aider dans ma misère.
Merci, merci, ne me quitte pas.
À demain.
– Mimi : Je te demande pardon pour le manque de charité envers ces deux personnes. Qu’est-ce que je suis pour me permettre de critiquer ces personnes? Mon Bien-Aimé aide-moi à mettre fin à ces critiques qui augmentent de plus en plus. Je demanderai à mon directeur de m’aider à me corriger de ce défaut. Je te demande pardon, à l’avenir quand je serai tentée de faire une critique, je m’efforcerai de penser à toi, à ta charité. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, vois-tu l’importance et la nécessité de la prière, médite bien le Pater, tu trouveras un remède à ces maux. Fais part à ton directeur de nos entretiens, de tes joies, consolations spirituelles, peines, de tes défauts, tes imperfections, tes tentations, tes ennuis, tes découragements et la cause de tes luttes, de tes négligences à mon service, de tes victoires, de tes projets, de ton idéal. Ne lui cache rien, car il me représente et lui seul peut t’aider, te comprendre. Confiance en moi qui suis en lui. »
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– Mimi : « Jour mémorable pour moi que je viens de vivre. La Fête de Notre Dame du Sacré Cœur. En la présence de mon directeur je renouvelle mon vœu de victime à l’amour miséricordieux, je ne puis écrire tout ce que je ressentais, mon amour et mon émotion étaient tellement grands. Ton étreinte était si forte, j’ai pleuré de joie. Je n’ai jamais ressenti un tel bonheur quoique je sentais la lourdeur de la croix. La douleur était aiguë sur mon épaule gauche, j’ai compris la responsabilité de mon acte. Je crois que mon directeur a deviné ce qui se passait en moi. Je n’ai pas osé lui confier tout, craignant que ce soit illusion. »
– Jésus : « Tu as eu tort ma pauvre petite, car j’ai permis qu’il partage ce bonheur avec toi. Il a déjà connu ce bonheur lorsqu’il s’est donné à moi le jour de son ordination. Ma pauvre petite dis-lui tout. Il partage tes peines, il est témoin de tes luttes, pourquoi ne serait-il pas témoin de tes joies? Cette joie venait directement de moi, ne l’oublie pas. Fais-lui donc confiance, car il prend ma place auprès de toi, pour t’aider dans la mission que tu dois suivre pour me suivre. Ne le laisse plus dans l’ombre.
Ma petite, par le don total de tout ton être à mon service et pour les âmes, tu remplis la même mission que le prêtre, car tu possèdes le même but, sauver les âmes avec moi. Seulement ton travail est plus obscur, plus difficile et pénible étant au milieu du monde, c’est pourquoi je te demande sans cesse d’ouvrir ton âme à ton directeur afin qu’il puisse te diriger et te préparer à ce que j’attends de toi. Ma pauvre petite, laisse-moi travailler librement dans ton âme, il y a beaucoup à faire pour la rendre agréable à mon Père. »
– Mimi : « Ce matin j’ai offert ma communion en action de grâce pour tant de bonté. Accorde-moi la grâce de ne jamais rétracter cette offrande de tout mon être à ton service et pour les âmes.
Ma douce Maman du ciel, soutiens-moi je t’en supplie, donne-moi s’il vous plaît ton assistance. »
– Jésus : « Ne crains pas de tout me donner, mon cœur est grand, il y a de la place pour toi ma pauvre petite. Viens tous les jours, si possible, je t’apprendrai à me connaître et à m’aimer. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je me mets entièrement à ta disposition parce que je t’aime, je ne veux rien te refuser. Je souffre beaucoup, encore une visite chez le spécialiste des reins. Comme le voyage a été pénible et fatigant, mais par obéissance je me soumets aux soins des médecins. Mais intérieurement je sais ce que tu attends de moi et l’importance de mes souffrances. Je t’offre tout en expiation de mes péchés si nombreux et aussi pour les péchés des pauvres âmes. Comme tu me demandes beaucoup en exposant mon corps à un examen qui me répugne et me gêne. »
– Jésus : « Ma pauvre petite offre-moi ce sacrifice en expiation de tes fautes. Combien de fois n’as-tu pas exposé ton corps simplement pour jouir? Pense à la peine que tu me causais chaque fois. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu as raison et je me soumets à ta Sainte Volonté. Aide-moi à garder une figure sereine devant ma chère maman pour ne pas l’inquiéter sur mon état. Avec quelle résignation j’accepte le diagnostic du médecin lorsqu’il me déclare qu’il ne comprend pas mon cas et que ce sera très long. Au lieu de m’attrister j’étais heureuse, car j’avais une preuve certaine que mon Bien-Aimé m’associait plus intimement à sa passion par des souffrances morales et physiques. Je souffre beaucoup, mais je pense à ce que tu as enduré par amour, pour sauver mon âme. Mon Bien-Aimé augmente en moi le désir de te suivre chaque jour dans le chemin de la souffrance. J’ai besoin de tes forces, de ton aide pour travailler fidèlement avec toi au salut des âmes.
À demain mon Bien-Aimé, ma douce Maman du ciel, bonsoir. »
Pour me protéger durant mon sommeil je mettrai mon chapelet dans mon cou, car le démon est toujours là.
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– Mimi : J’avais des distractions en récitant mon rosaire parce que je regardais un tout petit garçon.
– Marie : « Ma pauvre petite si tu regardais mon Fils avec autant d’affection, comme je serais heureuse. »
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