N.B. Mimi aura 38 ans le 8 juillet 1953
– Mimi : Aujourd’hui, mon Bien-Aimé s’est penché vers moi avec un amour tellement grand. J’ai senti encore une fois combien sa miséricorde est grande et infinie. Avec la permission de mon directeur, j’ai fait une revue générale, c’est-à-dire l’inventaire de ma vie, de ma pauvre petite vie. À l’exemple de Jésus, mon directeur m’a reçue si paternellement, avec tant de compréhension, que c’est avec confiance que je lui ouvris un peu la porte secrète de mon âme. Comme j’étais heureuse!
Que fait une petite fille lorsqu’elle a une grande joie, elle court vers sa mère pour lui faire part de la bonne nouvelle. Alors, pourquoi ne pas partager ce grand bonheur avec ma Maman du ciel! Je suis allée près de ma douce Maman du ciel pour la remercier et lui demander de me protéger, de me garder près de son cœur de mère où je serai en sécurité. Je lui demande aussi de bien vouloir, pour moi, exprimer toute ma joie et ma reconnaissance à son Divin Fils, lui dire tout mon amour.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, voudrais-tu s’il vous plaît déposer sur le front de ton doux Jésus un baiser de paix que je lui offre, moi sa pauvre petite fille, je suis si indigne de m’approcher de lui. Mais ce doux baiser venant de toi, de tes lèvres si pures, lui sera très agréable. »
J’ai aussi remercié Dieu le Père pour sa grande miséricorde envers moi, Dieu le Fils pour tant de preuves d’amour envers sa pauvre petite fille. J’ai remercié aussi l’Esprit Saint pour toutes les grâces reçues, spécialement les lumières nécessaires qui ont éclairé mon esprit dans les ténèbres.
Pendant ce grand bonheur, je n’ai pas oublié mon directeur qui a joué un grand rôle dans ma vie, comme je lui dois beaucoup! Si je puis maintenant lever les yeux vers le ciel, c’est à lui que je le dois. Je pense à tout ce qu’il a fait pour mon âme : Que de prières, de messes, de sacrifices de toutes sortes! Combien mon âme lui a coûté cher! J’ai remercié le Bon Dieu pour toutes ces grâces.
J’ai confié à ma douce Maman du ciel toutes les âmes des pauvres pécheurs. J’ai demandé qu’ils rencontrent dans leur vie quelqu’un qui les aiderait et les guiderait dans le droit chemin afin qu’ils ressentent la vraie paix du cœur. Je suis si heureuse que je voudrais crier ma joie à tout l’univers et dire :
– Mimi : « Venez tous à lui, si vous saviez comme il vous aime, comme il désire des cœurs purs qui se donnent et se soumettent à sa Sainte Volonté! Comme il attend beaucoup des âmes qui s’offrent avec lui à chaque instant. »
Je souhaite à toutes les âmes le grand bonheur que je ressens et que l’on ne trouve qu’en lui. Cependant, Jésus m’a fait comprendre que je devais prier davantage pour mieux le connaître et l’aimer encore plus, afin de mieux le servir avec fidélité.
– Mimi : « Mon Dieu je voudrais tant te prouver mon amour, je voudrais vivre continuellement près de toi, travailler avec toi au salut des âmes! Veux-tu de moi? »
– Jésus : « Pourquoi t’aurais-je attendue si longtemps? Ne t’ai-je pas dit souvent ce que je voulais de toi? Rappelle-toi par quelles circonstances je t’ai approchée de moi.
Je t’ai choisi un directeur en qui tu devras faire confiance, car je l’ai placé sur ton chemin pour te guider; il te dirigera selon ma volonté et mes ordres. Médite bien ces mots : Amour, confiance, réparation, vœux. Je t’en supplie, plus de doutes, offre, offre davantage et avec plus d’amour et de confiance. »
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– Mimi : Par une délicatesse de mon Bien-Aimé, j’ai eu le grand bonheur d’assister à la sainte messe et de communier. En ce beau jour de fête (anniversaire du directeur), il me semblait que nos deux âmes étaient plus intimement unies. Que de vœux, de remerciements et de demandes formulés en cette occasion!
– Jésus : « N’oublie pas ce beau jour, me dit mon Bien-Aimé. Nous aussi nous partageons ta joie. Cependant que ce jour reste et demeure jour d’Action de grâces, de réjouissance spirituelle. »
– Mimi : À l’église dans l’après-midi.
Mon bonheur est immense, j’ai causé longuement avec mon Bien-Aimé. Comme il m’aime et comme je l’aime! Est-ce possible que mon cœur contienne tant d’amour? Dans le silence et la solitude, nous avons échangé de doux vœux. Comme je me sentais petite près de son cœur adorable!
Dans un élan d’amour, je lui demande : « Que veux-tu de moi mon Bien-Aimé? »
– Jésus : « Je te veux tout à moi! Vois comme j’ai été patient, il y a longtemps que je te cherchais. Je t’appelais, et toujours tu faisais la sourde oreille, tu n’entendais même pas mes plaintes. Cependant je n’ai jamais cessé de t’aimer, malgré tes ingratitudes et ton mépris. Pense un peu à la peine que ressentait ma Divine Mère en regardant ta conduite si indifférente, toi son enfant. Pourtant elle était toujours près de toi et veillait sur toi.
Elle s’est penchée sur ton berceau pour te protéger, car elle connaissait déjà mon grand désir, celui de m’unir à toi un jour comme époux. Je t’en supplie, fais-moi confiance!
Crois en moi, en ma parole, à mon amour pour toi. Si tu savais comme je veux ton âme belle, bien pure, remplie de simplicité, d’humilité, de charité. Abandonne-toi entièrement entre mes bras. Je te garderai et laisse-moi travailler en ton âme afin de la purifier davantage et la rendre agréable à mon Père. Depuis longtemps déjà je ne cesse de te combler de mes faveurs. Nul ne peut comprendre ici-bas ce grand mystère de la miséricorde infinie. C’est si facile à l’âme qui veut se confier entre mes bras d’avoir la paix. N’oublie pas ces mots, vouloir c’est pouvoir. »
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22 février 1953
– Mimi : Je venais de m’offrir à lui.
– Jésus : « Il y a longtemps que je désirais, que j’attendais ce jour où librement tu t’offrirais avec toutes tes misères, tes faiblesses, ta sincérité, mais surtout avec tout ton amour. Ne crains pas, je suis tout à toi et pour toujours : Moi, toi. Je te désire comme épouse. Cependant je veux faire avec toi un pacte. Avec la permission de ton directeur, je te permets de porter l’anneau de vierge, qu’il bénira lui-même en mon nom, le jour fixé par lui. Par cet anneau béni, tu reconnaîtras ma grande miséricorde et mon amour pour toi. En portant cet anneau béni il sera ton bouclier, te protègera toute ta vie contre tes ennemis, contre les attaques du démon, contre les tentations il t’aidera aussi à bien remplir ton rôle d’épouse du Christ et d’y être fidèle. Puis dans les moments de sécheresse spirituelle, de doutes, de craintes, d’ennuis de toutes sortes, d’abattement, d’isolement du cœur, de délaissement, tu n’auras qu’à regarder cet anneau, te rappeler de ce jour, de ce pacte, toi qui n’es rien et moi qui suis tout. Vois comme je suis tout amour. N’est-ce pas merveilleux, moi, toi. Rien n’est impossible pour un Dieu, ne doute plus ma pauvre petite. Le Créateur n’a-t-il pas le droit de s’unir à sa créature de la manière qu’il lui plaît?
Ne cherche pas à comprendre le mystère de l’amour divin. Que ce jour reste gravé dans ta mémoire. Il faut que cette année soit celle qui compte le plus dans ta vie. »
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– Mimi : J’ai reçu la visite de mon Bien-Aimé, comme j’étais heureuse de le recevoir!
Dans l’après-midi à l’église.
Je suis allée lui rendre une petite visite. On était à préparer le reposoir à l’occasion des quarante heures d’adoration au Saint Sacrement. J’étais si heureuse de voir tant de beauté. Avec quel soin on préparait le tout, fleurs, tentures, lumières, etc. Mes yeux n’étaient pas assez grands pour regarder ce spectacle. Mais voilà que tout à coup la petite voix me dit tout bas :
– Jésus : « Pourquoi te laisses-tu distraire si facilement? Prépare aussi ton âme, cherche ce qu’il y a de beau à m’offrir, fais ta part. »
– Mimi : « Que veux-tu de moi? » lui dis-je.
– Jésus : « Avec la permission de ton directeur, offre-moi pendant les quarante heures, trois heures saintes. La première sera une heure d’amour et d’adoration, la deuxième, une heure de réparation que tu feras à genoux en esprit d’humilité et la troisième, une heure de demande.
Adore-moi dans mon sacrement d’amour, moi le méconnu, le Roi des rois, le Maître Suprême. Unis-toi à ma Divine Mère, à toute ma cour céleste. Viens avec toute simplicité et parle-moi d’amour. J’ai tant besoin d’entendre les élans de ton âme pendant cette heure. Pendant cette heure nous échangerons de doux aveux, nous parlerons de nos projets.
Offre-moi des remerciements pour toute la sollicitude dont je t’entoure. Crois-le, aie confiance en mon amour pour toi, ma pauvre petite. Une heure avec moi est vite passée lorsqu’on écoute ma voix, que l’on daigne me parler cœur à cœur avec confiance. Parle-moi aussi pour les âmes qui n’osent même pas croire à mon amour, à ma miséricorde. Malgré leur conduite je les aime toutes, je vous aime tous. »
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– Mimi : « Quel livre devrais-je apporter pour lire durant l’heure sainte? »
– Jésus : « Aucun. Trouve un moyen de t’approcher de moi. Ma pauvre petite, offre-moi simplement ton cœur et ton esprit.
Si tu veux bien, nous lirons ensemble dans le livre de ta vie. »
À l’église.
– Mimi : « Enfin, nous voilà seuls mon Bien-Aimé. Je veux te remercier des grandes faveurs reçues aujourd’hui. Avec la permission de mon directeur je puis t’offrir deux heures saintes : la première de 4 à 5 heures, heure d’amour et d’adoration, la deuxième de 7 à 8 heures, heure de réparation, la troisième sera pour demain.
J’ai demandé à ma douce Maman du ciel de me prêter son cœur pour te parler. Puis, je me suis fermée les yeux pour mieux méditer. Je me suis représentée un tableau dans lequel je te voyais dans le ciel, assis sur ton trône de gloire. Toi le Roi des rois, tu étais dans toute ta splendeur, toi le Maître Suprême, entouré de Dieu le Père et de l’Esprit Saint. Puis près de toi je voyais la douce Vierge Marie, Saint-Joseph, tous les saints et saintes et les anges. Tous étaient prosternés pour t’adorer, pour te louer et pour te rendre leurs hommages. Quel beau tableau pour des yeux humains!
Comme je me sentais et me voyais petite parmi toutes ces âmes saintes, je me tenais loin. J’étais craintive, je n’osais pas interrompre un si beau spectacle. Pourtant je me disais : « J’aimerais bien offrir quelque chose. » Je jetai un regard sur mes mains, elles étaient vides. Jamais je n’ai ressenti autant de peine et de tristesse en constatant mes mains vides. Je te regardais, mon Bien-Aimé. Tu semblais me dire : « Approche, approche toi aussi. » Puis tout à coup, ma douce Maman du ciel, voyant mon hésitation, mon trouble, par son cœur de mère, comprenait et partageait ma peine. » Elle me dit tout bas :
– Marie : « Tu es triste parce que tu n’as rien à offrir à mon Divin Fils Bien-Aimé. Que fais-tu de ton petit cœur? »
− Mimi : « Je compris tout de suite. Avec tout le respect possible, en toute humilité et sincérité je me suis approchée de toi. Je n’oublierai jamais ce doux regard, ô mon amour! Je comprends maintenant comment Marie Madeleine n’a pu résister à ce regard si miséricordieux, si doux; cela me donnait confiance. Et tenant la main de ma douce Maman du ciel je m’approchais de plus en plus de toi, pour te parler un peu. » Voilà ce que je te disais :
Mon Bien-Aimé, tu as devant toi la plus petite et la plus méprisable de tes créatures. Vois, mes mains sont vides et je ne suis pas riche en vertus, tu le sais. Cependant je désire moi aussi t’offrir quelque chose pour te prouver mon amour. Voilà mon cœur que j’ai purifié par le sacrement de pénitence. Il est à toi et pour toujours. Il est rempli d’amour pour toi, je te le donne, garde-le.
Je t’offre aussi ma vie, telle que tu la désires. Je te demande ton aide, je m’efforcerai de bien remplir mon devoir de chaque jour, avec amour et soumission. Une seule chose doit désormais préoccuper mon esprit, c’est de faire toujours ta Sainte Volonté en tout temps, de ne jamais te perdre par le péché. Je suis certaine d’arriver à mon but, d’atteindre un jour mon idéal, car je m’appuie en toi. Je demande aussi l’aide de ma douce Maman du ciel. Je sais que c’est si peu ce que je t’offre, je fais mon possible. Es-tu content de moi, de ma petite offrande? »
– Jésus : « Oui, mais il existe entre nous une gêne venant de toi. Ma pauvre petite, tu dis m’aimer et pourquoi prendre tant de détours pour me le dire? Pourquoi hésites-tu pour me le prouver? Rappelle-toi lorsqu’une amie t’annonçait sa visite comme tu étais heureuse et empressée de la recevoir, rien ne manquait : tenue impeccable, sourire, délicatesses de toutes sortes, etc.
Moi, ton Dieu, je ne te demande pas tant, simplement de me faire confiance, de m’aimer. Comme tu te laisses distraire facilement. Purifie davantage ton esprit et ton cœur. Tiens-toi continuellement dans l’humilité la plus absolue, ne te préoccupe pas des soucis humains, confie-les-moi, je m’en chargerai. Ne suis-je pas le plus fort? Tu sais bien que je veille sur toi qui es faible, si petite. Pourquoi craindre? Ma pauvre petite, une seule chose compte pour moi, c’est l’amour, oui l’amour.
Ne suis-je pas le Dieu d’amour?
Ne suis-je pas celui qui a tout donné par amour?
Ne suis-je pas ton espoir, ton guide ton soutien, ton espérance,
ton Bien- Aimé?
Je t’en supplie dis-moi souvent que tu m’aimes, que tu crois à mon amour.
J’aime à te l’entendre dire, avec cette simplicité d’enfant dont tu fais preuve parfois.
Détache-toi de toutes choses créées. Si tu désires devenir un jour mon épouse, commence par me faire confiance et aime-moi comme je mérite d’être aimé.
Fais aussi confiance à ton directeur, car souviens-toi qu’il tient ma place auprès de toi. Confie-toi davantage et laisse-le pénétrer au plus profond de ton âme. Fais-lui part de nos entretiens, car lui seul peut te guider et t’aider. Sois aussi très obéissante et soumise. Reste fidèle à suivre ses conseils. En suivant ses directives, tu es certaine de faire ma Sainte Volonté et de marcher dans le droit chemin.
Je te dis et répète, lui seul peut te comprendre, car il a beaucoup souffert. Vois ma grande bonté envers toi, n’est-ce pas moi qui l’ai choisi pour toi? Et dans quelle circonstance? Écoute-moi bien, un jour je me manifesterai en lui pour te donner confiance.
Dans tes entretiens avec ton directeur, ne parle plus de ton entourage et des choses sans importance. Demande-lui de t’apprendre à me connaître et à m’aimer comme je désire être aimé de toi. Qu’il t’apprenne aussi à prier avec confiance, comme il le fait, car il me connaît. Toi tu me connais mal. Je te veux tout à moi. Je suis parfois un Dieu jaloux. Alors ma pauvre petite, plus d’affection sensible dans ta vie, détache, déracine de ton cœur tout ce qui pourrait nuire à ta sanctification. Je désire qu’il ne reste plus rien. Je te demande un don total.
Avant de terminer notre entretien, nous allons méditer chaque phrase du Credo.
Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant.
Examine-toi bien, es-tu certaine de croire en l’existence de Dieu le Père dans ton âme, dans ta vie? Le connais-tu comme il devrait être connu, lui le Dieu méconnu, lui le Tout-Puissant, lui le Maître absolu de toutes choses. Tu continueras de méditer le reste avec ton directeur si possible.
Maintenant ma pauvre petite, nos projets seront de ne plus nous quitter, tu as besoin de mon amour et j’ai besoin du tien. À l’avenir je te demanderai beaucoup, car tu as été comblée, je t’ai donné plus que tu ne désirais et méritais. Nous avons été touchés par ton repentir et ta sincérité, ta bonne volonté est très agréable à mon Père. C’est pourquoi je t’aiderai, seulement ne me quitte pas, suis-moi, ne suis-je pas la vérité? Je suis le Dieu des forts, alors approche, je serai ton guide. Demande à ma Divine Mère sa protection, qu’elle t’enveloppe dans son manteau de gloire, tu es si petite, si faible, si fragile. Tu es à nos yeux un tout petit rien. C’est pour cela que je me penche vers toi. Sans moi tu n’es rien, je suis le Tout-Puissant. »
− Mimi : « À ma grande surprise, je constatai que l’heure était terminée et que je n’étais plus seule. Pourtant j’étais certaine qu’il n’y avait personne près de moi. Je ne puis m’expliquer ce qui s’est passé entre nous, il me semble que je viens de faire un beau rêve et je t’en remercie.
Maintenant il faut que je te quitte, ô mon Bien-Aimé! Comme le temps passe vite en ta présence. J’aimerais mieux rester encore près de toi, et c’est avec tristesse que je retourne à mon devoir, mais il faut que je sois souriante puisque tout ce que je ferai sera pour toi. »
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– Jésus : « Ma pauvre petite, offre-moi cette heure de réparation pour les pauvres pécheurs qui ne pensent même plus à réparer. Combien d’âmes se fient à ma miséricorde et ne réparent même pas leurs propres fautes. Offre-moi cette heure à genoux, en esprit d’humilité et de réparation pour tes outrages, ton mépris, tes péchés si nombreux, tes manquements, surtout ton manque de confiance, tes lâchetés et enfin tous tes défauts que je connais depuis si longtemps et aussi en réparation pour les pécheurs. N’oublie pas, tu es du nombre. »
– Mimi : Deuxième heure sainte à l’église – heure de réparation.
– Mimi : « Avec toute l’humilité et le repentir possibles, je me prosterne devant toi ô mon Bien-Aimé, en réparation de toutes les fautes commises depuis si longtemps. Comme je me sens coupable, je pleure sur mes péchés, spécialement sur mon manque de confiance envers toi, en ta miséricorde infinie. Quelle peine devaient te causer ces outrages, toi mon Créateur.
Je t’en supplie, pardonne-moi toutes mes lâchetés et mon mépris. Est-ce possible, moi ta pauvre petite créature, avoir été aussi ingrate, si méchante envers toi la bonté infinie, toi l’amour miséricordieux.
Comme Marie-Madeleine, laisse-moi pleurer mes fautes à tes pieds. Pauvre Jésus de mon cœur, avec tout le repentir et le ferme propos, je veux réparer ma vie. Je regrette chacune de mes fautes, je les déteste toutes parce qu’elles t’ont offensé, toi la majesté suprême, toi mon Dieu. Malgré tout j’entends ta voix me dire :
« Toi du moins, aime-moi. » Je ne puis résister à cet appel, je ne puis voir ce regard suppliant sans ressentir une peine profonde. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, j’ai soif des âmes, répare, offre, aime et travaille. Oui, combien d’âmes se fient à ma miséricorde et ne pensent pas à réparer leurs propres fautes. Lorsque j’étais sur la terre, il n’a pas suffi que je demande à mon Père : « Pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » L’expiation et la réparation étaient aussi nécessaires et c’est par le crucifiement que j’ai expié et réparé pour toi et les autres. N’oublie pas le bon larron; après m’avoir demandé pardon par un acte de foi je lui ai promis le ciel, mais il resta quand même attaché à la croix pour réparer et expier. Comprends donc l’importance de la souffrance et de l’épreuve.
Vois ma délicatesse, mon amour en t’aidant à réparer. C’est parce que je t’aime, que je te veux tout à moi que j’agis de la sorte. Je désire t’unir à ma passion. Quel beau présent que la croix! Entends ce cri de mon cœur : resteras-tu insensible après tant de preuves d’amour?
Je veux que tu répares et expies pour toi et aussi pour les âmes des pauvres pécheurs. Pense un peu, combien d’âmes as-tu perdues peut-être! Alors répare. Si cette pensée pénétrait une fois bien profondément dans ton esprit : celle de sauver les âmes avec moi! Veux-tu que nous formions un travail d’équipe? Moi, ton directeur et toi. Voici ce que je désire : Ton directeur offrira et travaillera, toi tu prieras et souffriras. Moi, je vous aiderai et je complèterai ce qui manquera, car sans moi vous ne pouvez rien. Commencez dès aujourd’hui, il me faut des âmes au prix même de ta vie. J’attends ta réponse, veux-tu me suivre? Par amour? »
– Mimi : « Pourquoi attendre ma réponse, tu le sais mon Bien-Aimé, tu connais mon ardent désir de ne jamais rien te refuser puisque je désire devenir un jour ta petite épouse. Je pense sans cesse à notre union future où je serai à toi pour toujours. Est-ce qu’une fiancée refuse quelque chose à son futur époux qu’elle aime? Pour te prouver mon amour et ma sincérité, en présence de ma Divine Mère je renouvelle mon vœu de victime à ton amour miséricordieux. Rappelle-toi mon Bien-Aimé, le jour où, avec la permission de mon directeur, je m’offrais à toi; souviens-toi, ô mon amour comme j’étais heureuse. En souvenir de ce beau jour et aussi pour te consoler je renouvelle cette offrande que voici :
« Trinité adorable, Père, Fils et Saint-Esprit, par la très Sainte Vierge Marie, ma souveraine et médiatrice, je me livre entièrement à vous pour l’accomplissement de vos desseins d’amour et de miséricorde. En présence du R.P.R.C, délégué du directeur général de l’Association des Âmes Victimes de Marie Médiatrice, moi, G.F. je m’offre comme victime d’holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me purifier et consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne victime de votre amour. De plus, je fais vœu d’accepter généreusement les peines et les souffrances, en union d’esprit et de cœur avec Jésus Rédempteur, victime du calvaire et de l’autel et de ne pas rétracter cette offrande.
En vous faisant le don de tout moi-même comme victime, je vous supplie, mon Seigneur et mon Dieu de m’accorder votre grâce afin que je vous sois fidèle jusqu’au jour où vous m’appellerez à chanter vos louanges dans l’éternelle béatitude du ciel. Ainsi soit-il. »
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– Mimi : « Me voilà mon Bien-Aimé à ta disposition. Fais de moi ce que tu désires, je suis à toi. »
– Jésus : « Pour aujourd’hui, mortifie tous tes sens. Pour mortifier ton orgueil et ton amour propre, je m’en chargerai. Parce que je t’aime, il faut que j’agisse de la sorte. Plus tard tu comprendras, pour le moment, contente-toi de fermer les yeux, laisse-toi conduire par ton directeur qui me représente, car je te le répète, je me manifesterai en lui pour augmenter ta confiance. Je te le demande, enlève de ton cœur tous sentiments et affections humaines, détache-toi de toutes choses créées. Je te veux plus intimement unie à ma passion. Je te demande beaucoup, mais il me semble que j’en ai le droit. Ne suis-je pas ton Créateur! Je n’ai pas oublié ton offrande, déjà un an. Je sais avec quelle joie tu t’offrais à mon amour miséricordieux. Aujourd’hui je veux m’assurer de ta fidélité. Ma petite fille, par privilège, je désire que tu partages mes souffrances, je te veux tout à moi, spécialement plus unie à ma passion.
Je te demande de me donner plus le premier vendredi de chaque mois en réparation des péchés du monde, surtout de tes péchés de toutes sortes. Examine-toi bien, surtout sur ton manque de confiance. Cependant, demande la permission à ton directeur pour m’offrir plus, fais ce qu’il te dira. Ma petite fille, serais-tu prête à mortifier ton corps jusqu’au sang par amour pour moi? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu le sais, sans toi je ne puis rien, mais avec toi et pour toi je puis tout. Cependant ma pauvre nature se refuse, je suis si lâche parfois. »
– Jésus : « Alors pourquoi désires-tu être ma petite victime d’amour? Crois-tu que le désir a suffi à la rédemption? Que serait devenue la croix sans la victime? Ma pauvre petite, je t’en supplie, offre-moi davantage, serais-tu comme bien d’autres, victimes que de nom? Pourquoi attends-tu que je te demande quelque chose? Si tu m’offrais tout par amour comme je serais heureux d’accepter cette offrande venant de toi, la plus petite de mes créatures. Pauvre petite ne crains pas et donne-moi la main, demande sans cesse l’aide de ma Sainte Mère. Qu’elle guide tes pas dans le chemin de la vie comme elle a su guider mes pas lorsque j’étais petit. N’oublie pas, toi aussi tu es son enfant. Fais-nous confiance. Nous t’aimons bien pauvre petite, tu es si faible. »
– Mimi : « Tu sais, mon Bien-Aimé, comme je désire ardemment t’aimer, te servir, ne vivre que pour toi, mais je suis la faiblesse même. Toi qui peux tout, augmente en mon âme cet amour, détache de mon cœur tout ce qui pourrait nuire à notre union. »
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Après ma communion.
– Mimi : Il me dit :
– Jésus : « En ma présence prosterne-toi, adore-moi dans mon sacrement d’amour, ferme les yeux aux choses du monde et ouvre-les à la lumière céleste et à la vérité. »
– Mimi : « Après avoir longuement échangé de doux aveux, il faut que je te quitte mon Bien-Aimé, mais j’espère te revoir. »
Dans l’après-midi, à l’église devant le reposoir.
Tout était si bien préparé avec richesse et beauté! Je contemplais. « Que c’est beau! » lui dis-je. « Je suis si heureuse de voir tant de beauté. »
– Jésus : « Si tu nous voyais dans toute notre gloire, si tu voyais la beauté de mon ciel! Si tu pouvais voir la splendeur d’une âme en état de grâce, ce spectacle est trop grand pour des yeux humains, car tu mourrais de joie. Demande-moi tous les jours d’être admise dans mon royaume afin de me contempler face à face, de jouir de ces beautés célestes pour l’éternité. Si tu savais la joie que tu me procurerais en me faisant cette demande! Demande aussi cette faveur pour les âmes qui n’y pensent pas.
Rappelle-toi et pense à moi sur la croix malgré mes souffrances et mon agonie, une grande joie inondait mon âme en voyant ma Divine Mère, malgré sa douleur elle est restée courageuse, debout près de la croix. Puis j’entendis les pleurs de Marie-Madeleine, malgré sa peine elle me donnait une preuve de sa fidélité et de son amour en me suivant jusqu’à la croix. Mais une autre joie secrète a été lorsque j’ai entendu les paroles du bon larron me demandant de me souvenir de lui dans mon royaume. N’est-ce pas là le plus beau témoignage de confiance, d’amour et de foi venant d’un cœur libre, remarque bien il était libre. Avec quel amour mon Père s’est penché vers cette âme confiante et sincère.
En ce moment beaucoup de gens visitent mon reposoir. Que d’âmes me rendent visite pour satisfaire leur curiosité. Quelques âmes m’offrent des actes de réparation, mais les actes de demande sont en plus grand nombre. Peu d’âmes pensent à nous offrir leur vie telle que nous la voulons mon Père et moi. C’est le plus grand hommage que l’on puisse nous offrir. Vois-tu l’importance de la vie pour nous? La vie de chaque être est aussi ma vie! Et cette vie-là unie à la volonté de mon Père, simplement par amour, avec quelle joie nous accepterions ces offrandes. Si tous les hommes comprenaient qu’en nous faisant le don de leur vie, ils nous offrent la plus grande preuve d’amour et de foi. Quelle consolation pour nous, sois du nombre ma petite. »
– Mimi : « Par amour mon Bien-Aimé je t’offre ma vie telle que tu la désires. Je veux que chaque battement de mon cœur soit un acte d’amour parfait. En union à toi, mon Bien-Aimé, je veux m’offrir continuellement tous les jours pour rendre grâce à Dieu le Père et je veux te suivre à la recherche des âmes. J’aimerais causer plus longuement avec toi, mais mon devoir m’appelle. Cependant tu ne me quittes pas complètement puisque tu es en moi et que je suis en toi. »
Le soir à la maison.
Il me dit :
– Jésus : « Ne fais pas comme mes apôtres, ne dors pas. Veille et prie avec moi, c’est mon agonie qui commence. J’ai besoin de tes souffrances, de ta nuit même. Si tu voyais en ce moment toutes les âmes qui m’échappent et me fuient. Quel triste spectacle pour un Dieu, aide-moi je t’en supplie! Prie, offre, demande miséricorde pour toi et pour ceux qui n’y pensent pas et ne veulent pas croire à ma bonté infinie. Mon cœur n’est-il pas un océan de miséricorde? Ma chère petite fille, ne me laisse pas seul; veille, souffre et prie avec moi. Ma solitude est tellement grande! Pense un peu, le don de l’amour n’est-il pas le don total de tout son être? Ma petite fille, lorsque ton âme sera en agonie je me rappellerai cette nuit où tu ne m’as rien refusé. Ne crains rien je veillerai sur toi. »
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– Mimi : « À peine quelques heures de sommeil. Il est 7 heures, je commence à travailler avec toi. »
– Jésus : « Ma petite fille, offre-moi toutes tes actions avec amour, aie une entière soumission à ma Sainte Volonté. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, fais de moi ce qu’il te plaira, je suis à toi pour toujours, je t’aime tant ô mon amour! »
– Jésus : « Ma pauvre petite fille, acceptes-tu de partager mes souffrances de ce jour pour obtenir la conversion des pauvres âmes? Si oui offre-moi tout par amour. Écoute-moi bien, sois très attentive à ce que je vais te dire. Beaucoup de gens ont une grande dévotion à mes cinq plaies, mais il y a eu une sixième plaie, celle que faisait la croix sur mon épaule gauche. Avec la permission de ton directeur, j’aimerais que tu partages avec moi cette sixième plaie. Je t’inspirerai ce qu’il faudra faire. Après la flagellation et le couronnement d’épines, le portement de la croix ne m’a pas quitté. Vois-tu l’importance de la croix et de la 6e plaie?
Par amour pour moi, offre-moi ton silence devant tant de mépris et d’ingratitude, je permets cela, en souffrant toi-même, tu me comprendras mieux. Ne pense pas à toi en ce moment, pense à moi ton Bien-Aimé.
Malgré la fièvre qui s’empare de tout ton être et la soif que tu ressens, pense à ma soif des âmes et à la sécheresse des cœurs, tu es parfois du nombre.
N’oublie pas qu’il me faut beaucoup d’âmes et les âmes s’achètent par la prière et le sacrifice fait par amour.
À trois nous ferons du beau travail pour honorer la gloire de mon Père. Souviens-toi de notre entretien des quarante heures où je te demandais de prier et souffrir. Je demandais aussi à ton directeur d’offrir et de travailler, le reste je m’en chargeais. C’est aujourd’hui le temps de travailler ensemble, de commencer notre travail d’équipe. »
– Mimi : 3 heures de l’après-midi.
– Jésus : « Fais le chemin de croix à genoux et reste dans la même position malgré tes souffrances, offre-moi tout par amour et en réparation de tant de péchés. Combien de gens préfèrent leur corps à mon corps divin, tu le sais par expérience.
Ma pauvre petite, mortifie ton corps. Pour te donner la force et le courage regarde mon pauvre corps ensanglanté sur la croix, toujours dans la même position. Crois-tu que quelques gouttes de sang ont suffi pour le salut des âmes? Non. Cependant quelques gouttes de sang uni au mien, sont très utiles puisque ce même sang devient le sang d’un Dieu. Ne sommes-nous pas qu’un maintenant? Toi, moi. Merci de ton courage et ta fidélité à me suivre. Ce que tu souffres en ce moment n’est rien, malgré tout, ta croix est légère. Sans moi tu n’es rien. Ne me quitte pas! »
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– Mimi : « Mon Dieu, je crois, je vous aime, j’ai confiance et j’espère tout de vous. Vous êtes le Tout-Puissant, aidez-moi s’il vous plaît, je ne puis rien sans vous.
Mon Bien-Aimé, comme Marie-Madeleine, je te cherche, où es-tu? Mon esprit s’égare, je suis dans les ténèbres, je souffre tant, je suis là devant toi et je reste insensible comme une statue. Mon cœur est froid, mon esprit semble couvert d’un voile épais, j’ai la mort dans l’âme. Je souffre, entends-tu mes plaintes? Cependant que ta Sainte Volonté soit faite. Mon Bien-Aimé, malgré toutes les apparences, garde-moi près de toi, je ne suis rien sans toi. Pour me soumettre à ta Sainte Volonté, par esprit de foi et d’amour, je travaillerai aujourd’hui avec toi par amour. »
Dans l’après-midi.
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour le petit rayon de soleil si encourageant venant de mon directeur. Je constate qu’il travaille beaucoup pour les âmes. Il ne faut pas qu’il travaille seul. J’ai promis de participer au travail d’équipe. En dépit de mon état d’âme, je prierai, je souffrirai tout par amour, pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs pour qu’ils approchent du tribunal de la pénitence, qu’ils aient une foi vive et un sincère repentir, mais surtout un ferme propos de ne jamais te déplaire à l’avenir.
Je prierai spécialement pour que toutes les âmes mettent plus d’amour de Dieu dans leur vie, qu’ils gardent leurs bonnes résolutions et mettent en pratique les conseils donnés par les représentants de Dieu. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé resserre les liens qui nous unissent, une certaine crainte s’empare de mon esprit au sujet de ma vocation. Je me demande, suis-je bien où tu me veux? Si j’étais dans l’état de mariage, j’aurais probablement plus de mérites en fondant un foyer, en donnant la vie à des petits êtres. Plus tard ma solitude serait moins grande, je pourrais partager mes ennuis et mes responsabilités avec mon époux, puis recevoir l’affection des miens. D’un autre côté, si j’étais dans une communauté j’aurais une sécurité morale assurée. En restant dans le célibat, j’ai l’impression de faire une vie égoïste et inutile. Mon Dieu, je me sens si seule et à part des autres. »
– Jésus : « Si je t’ai placée à part des autres, comme tu le dis, c’est que je désire que tu sois entièrement tout à moi. J’attends et te demande beaucoup, car tu as une mission à remplir; plus tard tu comprendras, pour le moment fais-moi confiance! Si je t’avais placée dans l’état de mariage, ton cœur aurait été partagé entre ton époux et moi! Entre ton devoir d’état et ta mission! Si je t’avais placée dans l’état de vie religieuse, tu aurais moins mérité parce que tu n’aurais eu qu’à suivre un règlement déjà établi. Quelle lutte aurais-tu eu à entreprendre en ayant une vie régulière et calme ?
Ma pauvre petite reste où je t’ai placée. Il faut que tu sois seule pour accomplir la mission que je te destine et te confie. Si tu désires bien remplir ton rôle, je te demanderai beaucoup. D’abord, plus d’affections humaines, plus d’attachement aux choses créées, plus de regrets, que ton esprit reste libre, plus de préoccupations.
Veux-tu me suivre? Mon grand désir est de faire de toi mon épouse. Je t’en supplie, arrache, déracine de ton cœur, de ton esprit tout ce qui peut nuire à notre union.
Je te veux détachée de tout et de tous! Je te demande une vie d’abnégation continuelle. Ma pauvre petite, en acceptant tout par amour, as-tu l’impression de faire une vie égoïste et inutile? Ne m’as-tu pas déjà tout donné? Pourquoi craindre pour l’avenir puisque je serai avec toi. Tu me peines beaucoup en te laissant aller à ces rêveries. Promets-moi que c’est la dernière fois que tu agis de la sorte. Ma petite fille, fais-moi confiance. Moi, ton Bien-Aimé, si tu savais comme je t’aime malgré tes faiblesses. Un jour tu comprendras! Ne me quitte pas, tu as besoin de moi et j’ai besoin de toi.
Je te le répète, si je t’ai appelée à ce genre de vie ce n’est pas pour te faire entreprendre une vie égoïste. Au contraire, il te faudra tout donner, comme j’ai tout donné par amour. Je te veux à moi, moi seul. N’ai-je pas le droit, moi ton Créateur, de te placer à l’endroit où je veux? Comme je le veux?
Pour t’aider je te donne ma Divine Mère pour modèle. Sois humble comme elle, purifie toutes tes actions, soumets-toi entièrement par amour à ma Sainte Volonté, porte ta croix avec amour : Voilà le secret de sainteté.
Si tu désires que ton âme ressuscite un jour dans la gloire de mon Père, crois en moi, en mon amour pour toi, ne me quitte pas. »
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– Mimi : Aujourd’hui Jésus me demande beaucoup. Je constate que mon amour grandit, je ne puis rien lui refuser. Je suis toujours dans la même situation morale. Je ne ressens rien, c’est le vide complet. Je ne marche que par les trois vertus théologales.
− Mimi : « Merci mon Bien-Aimé du petit rayon de soleil. Il me faut beaucoup d’esprit de foi pour faire ce que je dois entreprendre aujourd’hui. Je m’appuie sur l’espérance, sans oublier la charité que je garderai constamment devant moi. Mon Dieu, je vous aime, j’ai confiance en toi mon Bien-Aimé, j’ai besoin de toi. Protège-moi, je suis si faible, je ne puis rien sans toi. »
Dans l’après-midi.
On me parla d’une personne en la critiquant, puis dans la conversation j’ai ajouté ma critique personnelle.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande sincèrement pardon. Je constate combien cette critique a dû te faire de la peine et pour te prouver mon repentir, je vais réparer aujourd’hui même. À l’avenir je garderai le silence devant cette personne. Vois comme je suis faible, même dans les petites choses.
Mon Bien-Aimé, toi le Dieu des forts, je me réfugie près de ton cœur, apprends-moi à rester forte dans ces petites luttes, donne-moi la main. Je crains tant et j’ai peur. Entends-tu mon appel? M’entends-tu crier vers toi malgré ton silence? Je souffre, personne ne peut savoir ce qui se passe en ce moment dans mon esprit.
Quelle lutte! Mon Dieu, je crois, je vous aime, j’ai confiance en vous, j’espère et j’attends tout de vous. Bonsoir mon Bien-Aimé, est-ce que j’ai bien travaillé aujourd’hui? Es-tu content de moi?
Si je pouvais comprendre ton silence!
À demain. »
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– Mimi : « Bonjour, mon Bien-Aimé, je désire passer ma journée avec toi. Je ferai mon possible pour ne pas te déplaire en rien. Je t’aime tant. Aujourd’hui il me faudra beaucoup de patience. Je compte sur toi. Par amour pour toi je vais être très patiente et surtout très charitable. Mon Bien-Aimé je souffre terriblement moralement. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, pense à mes souffrances. Offre ces souffrances pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs qui n’osent pas s’approcher de moi, de mon sacrement d’amour, des sacrements. Pourquoi craignent-ils, ne suis-je pas la bonté infinie, le Dieu de miséricorde? Pauvres âmes, je t’en supplie ne sois pas du nombre. Fais-moi confiance, moi ton Dieu, ton ami. »
– Mimi : « Merci mon Dieu, j’ai remporté une petite victoire sur mon orgueil, merci de ton aide. »
Visite à l’église pour quelques instants.
– Mimi : « Je veux m’approcher de plus en plus de toi. Mon Bien-Aimé je suis si fatiguée, je viens me reposer un peu près de toi et aussi pour te dire que je t’aime. Mon Bien-Aimé donne-moi la force pour continuer ma journée. »
– Jésus : « Oui ma petite, je vais t’aider, cependant n’oublie pas toutes mes fatigues endurées par amour pour toi et les âmes. Si j’étais là près de toi, m’offrirais-tu une figure fatiguée, attristée? Pourquoi l’offres-tu aux autres?
Je sais que tu souffres beaucoup, mais si c’est par amour pour moi, pourquoi es-tu triste? Un sourire coûte si peu, donne-le aux autres, c’est à moi que tu l’offres et j’en suis heureux. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je te demande pardon si je t’ai offensé, à l’avenir je te promets d’être plus généreuse. Je te demande ton aide, j’ai beaucoup à faire pour me corriger, mais surtout pour réparer. Je te demande encore une fois ton aide. Je souffre, mon âme pleure, cependant je t’offre mon plus beau sourire, donne-moi la force de garder mon sourire aussi pour mon prochain.
La situation est toujours la même et j’en souffre. Mon Bien-Aimé ne me laisse pas à moi-même. J’ai besoin de toi à chaque instant de ma vie, sans toi je ne puis rien.
Bonsoir mon Bien-Aimé, repose-toi bien, je veillerai, je ne puis dormir ce soir, je souffre trop. Je t’offre mon insomnie, je pense à toi, aux âmes des pauvres pécheurs et dire que je suis du nombre! Je prierai pour la délivrance des âmes du purgatoire.
À demain. »![]()
– Mimi : « Quelle belle journée ô mon Bien-Aimé! Je veux travailler avec toi, je constate qu’il me faut beaucoup de charité.
Comme le démon me tente, comme il me suggère une certaine petite vengeance. Mon Dieu, aide-moi. Par amour pour toi je serai très charitable. Mon Bien-Aimé, enlève de mon cœur tout sentiment contraire à la charité, augmente en mon âme toutes les vertus. Je compte sur toi, je désire tant te plaire, mais je suis si faible, je constate de plus en plus mon impuissance. Ne me laisse pas seule à lutter, donne-moi la main. Je souffre tellement physiquement, le mal augmente de plus en plus. Toi seul es témoin de cet état. Je souffre tous ces maux pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs et aussi pour obtenir le pardon de mes nombreux péchés. Aide-moi à garder mon sourire malgré tous mes doutes et les petites injustices de toutes sortes venant de mon prochain. Autant de preuves pour te prouver mon amour. Merci du petit rayon de soleil. À mon grand regret je te quitte pour un peu de repos.
Ma douce Maman du ciel, voudrais-tu déposer sur le front de ton Fils Bien-Aimé un doux baiser pour moi, afin de lui faire oublier mes manquements de la journée.
Bonne nuit. Mon bon ange veille sur mon sommeil. Bonsoir mon Bien-Aimé. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, donne-moi la force et la patience nécessaires pour passer cette journée sans t’offenser, même légèrement. Je t’offre tout par amour. Tu sais dans quelle condition de vie je me trouve en ce moment. Mon Bien-Aimé donne-moi aussi s’il vous plaît la force physique. Mon cœur est très fatigué, j’ai un gros lavage à faire, je peux à peine me servir de ma main droite. Je travaille avec beaucoup de difficulté, aide-moi s’il vous plaît.
Merci mon Bien-Aimé du rayon de soleil, cela me donne la force et du courage de savoir que tout est compté et qu’il n’y a rien de perdu. Mon directeur m’aide tellement et m’assure qu’en acceptant tout par amour je puis du même coup expier et mériter, n’est-ce pas merveilleux ô bonté infinie!
Malgré mon indignité tu vas venir dans mon âme demain, il faut que je me prépare par des actes d’amour et de confiance. Augmente en mon âme le désir de te recevoir avec tout l’amour et le respect possible, enlève de mon âme tout ce qui te déplaît. J’ai hâte de te recevoir ô mon amour! Je ne veux pas m’arrêter à tous mes soucis et problèmes, je te les confie et je suis certaine qu’ils seront en sécurité entre tes mains. Que ta volonté soit faite mon Bien-Aimé et non la mienne. J’ai tant besoin de toi, je te désire tellement.
N’est-ce pas mon Bien-Aimé qu’une âme coûte cher? Pauvres âmes, il me les faut pour toi. Tu me demandes de t’offrir toute ma soirée. Je souffre beaucoup, peu importe puisque c’est pour toi et les âmes.
Mon amour tu sais bien que chaque heure du jour et de la nuit est à toi, et ce que tu désires, je le désire aussi.
À demain et bienvenue dans ma pauvre âme, je suis à toi pour toujours. »
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– Mimi : À peine quelques heures de sommeil, cinq heures du matin.
− Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, as-tu bien reposé cette nuit le temps que je travaillais pour toi? Me voilà prête à recommencer encore aujourd’hui.
Merci, merci mon Bien-Aimé d’être venu chez moi ce matin. Ce grand bonheur et ce grand privilège, c’est à mon directeur que je les dois. Comme il est bon, il fait preuve d’un dévouement sans borne. Mon Dieu bénissez-le d’une manière particulière. Mon Bien-Aimé accorde-moi la grâce de t’aimer comme il t’aime. Je le vois encore prenant entre ses doigts cette petite hostie avec tant de respect et d’amour pour te donner à moi. Dans quelques instants tu étais là présent en mon âme, ô mystère insondable de l’amour! Avec quelle confiance et quel amour je me prosterne devant toi, ô Dieu Tout-Puissant, pour t’adorer. Je suis là près de toi, moi ta pauvre petite créature; de plus en plus je me rends compte de mes faiblesses, de ma lâcheté. Quand je pense à ma vie, ma pauvre vie! Malgré tout, mon Bien-Aimé, tu daignes venir en moi et tu désires que je devienne un jour ton épouse. Je suis si heureuse en ta présence, ton étreinte est tellement forte, il me semble que mon cœur se dilate. Je ne puis exprimer ce que je ressens, mon bonheur est trop grand. Seul l’amour de Dieu peut produire un tel effet. Merci mon Bien-Aimé, je t’adore et je t’aime.
Tu me demandes de sacrifier ces doux moments si intimes où nous sommes plus qu’un. Pour remplir mon devoir, je m’incline devant ta Sainte Volonté et tout en faisant mon travail, nous nous aimerons en silence. Je te parlerai et j’écouterai. Que de choses à nous dire n’est-ce pas?
Aide-moi à garder mon sourire avec le No. 2 (une personne qui est malade mentalement et qui demeure avec nous depuis 7 mois.) J’aimerais mieux causer avec toi. Cependant, par amour pour toi, je m’efforcerai à paraître intéressée à la conversation qui durera plusieurs heures. Je souffre, que c’est dur, je me sens très fatiguée et cette situation dure depuis 7 mois. J’ai besoin de toi, aide-moi à ne pas manquer à la charité et à rester calme. Je ne voudrais pas la blesser par aucun geste d’impatience. Toi qui es présent en moi, j’ai confiance en toi, sans toi je ne puis rien.
Tu as encore besoin de moi mon Bien-Aimé, que puis-je te refuser après la grande preuve d’amour de ce matin. Me voilà, je t’offre tout par amour et pour les âmes. Ma journée n’est pas encore finie, de 8 heures à 11 heures et la lutte n’est pas terminée. Je souffre, quel supplice! Mon Bien-aimé, je m’efforce de penser à toi, à ce que tu as enduré par amour pour moi et les âmes, seulement je sens mes forces diminuer, je veux lutter. Je m’appuie sur toi, mon seul courage est en toi. Je t’en supplie, donne-moi la force de continuer jusqu’au bout. Dans cette épreuve je suis seule à lutter, mais il faut que je sois courageuse et que je garde mon sourire devant ma chère maman qui est malade au lit depuis 7 mois, souffrant du cœur. Merci du rayon de soleil qui arrive toujours à temps. »
– Jésus : « Ma petite, reprends courage, confie-toi à ton directeur. Écoute-le bien, c’est moi qui te parle en lui. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’avoir aidée. Maman semble ne pas avoir constaté cette lutte intérieure. Merci aussi à l’Esprit Saint qui m’a éclairée pour trouver les mots qu’il fallait pour encourager ma chère malade. J’ai fait mon possible pour augmenter sa confiance malgré l’état où je suis.
Je ne cessais de lui dire, ne crains rien maman. Il est avec nous, n’oublie pas il est Tout-Puissant, jetons-nous entre ses bras comme des petits enfants. Ayons pleine confiance en lui. Il ne peut nous abandonner. Il me faut faire face à mes deux numéros 1 et 2. Viens avec moi, donne-moi la main, je tremble et j’ai peur.
Maman du ciel, protège ma maman de la terre, elle est sans défense et malade. La situation devient de plus en plus intolérable. Ma douce Maman du ciel enveloppe-moi dans ton manteau de gloire, je me sens de plus en plus faible, mon cœur ne peut plus supporter. Ô Mère des douleurs, regarde ton enfant qui souffre et pleure et qui te demande ton assistance s’il vous plaît. »
Bonsoir mon Bien-Aimé. Ta petite fille qui souffre par amour pour toi.
À demain! »
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Six heures.
− Mimi : « Bonjour mon amour! Encore une journée avec toi, c’est-à-dire pour travailler avec toi par amour. Donne-moi la force pour bien accomplir ce que tu me demanderas. Tu sais, mon Bien-Aimé, que je souffre de toutes sortes de manières devant tant d’injustice. Aide-moi à garder le silence comme tu as su garder silence devant toutes mes injustices et mes manquements de chaque jour. Merci du petit rayon de soleil qui m’encourage et me donne la force parce que je sais que je ne travaille pas seule pour les âmes. Merci aussi mon Bien-Aimé de me fournir l’occasion d’expier toutes mes fautes et par le fait même te prouver mon amour. Augmente en mon âme toutes les grâces dont j’ai besoin pour mieux te servir et pour te suivre avec fidélité afin d’atteindre un jour mon idéal. Sans toi je ne puis rien, je ne suis rien.
Ma douce Maman du ciel, apprends-moi à dire mon fiat chaque jour. Je te demande, s’il vous plaît, de mettre un rayon de joie et d’espérance dans le cœur des pauvres pécheurs. Comme ils doivent être malheureux sans toi, sans lui dans leur vie.
Garde-moi bien près de ton cœur, je ne veux pas te perdre. Tu sais ma pauvre nature est si faible et le danger est si grand! C’est avec confiance que je m’adresse à toi, ma douce Maman du ciel et je te confie toutes les âmes qui souffrent. Encore une autre demande : voudrais-tu, lorsque je récite mon chapelet, offrir pour moi chaque Ave à ton Fils Bien-Aimé pour qu’il les présente à son tour à Dieu le Père. Je sais que chaque Ave entre tes mains sera purifié et plaira davantage à Dieu.
Bonsoir, je t’offre mon sommeil même avec mes cauchemars, je souffre, mon cœur fait si mal, personne ne peut savoir.
Maman, ma douce Maman, tu veux bien me bercer entre tes bras, j’ai besoin de me sentir près de ton cœur de Mère, berce-moi doucement, bien doucement comme tu faisais avec ton cher trésor. Ne suis-je pas aussi ton enfant? Je sais que je ne mérite pas tant, cependant je sais que dans le cœur d’une maman il y a toujours de la place, surtout pour les plus faibles.
Maman je suis si faible, si malade, je suis si misérable. Je t’en prie laisse-moi reposer sur ton cœur. Je dépose une dernière fois sur ton front un doux baiser.
À demain mon Bien-Aimé! »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, la journée ne semble pas très gaie, toujours la même situation qui dure depuis sept mois. Puisque tu le désires ainsi, j’accepte tout par amour, puis j’ai tellement à me faire pardonner. Je profite de l’occasion pour expier. Mais je t’en supplie, donne-moi la force et le courage. On a jugé bon de ne plus partager le repas avec moi, je suis seule, comme la solitude me pèse.
– Jésus : « Ma petite, offre-moi cette épreuve en expiation de tes fautes, de tes négligences. Rappelle-toi ma pauvre petite, combien de fois je t’ai attendue!
Que de fois je convie les âmes à mon banquet eucharistique! Peu d’âmes acceptent mon invitation! Par négligence et par ton manque de ferveur, que de fois tu me laissais seul pour prendre mon repas. Malgré les apparences je suis là près de toi, bien près. Tu dis que la solitude te pèse, ne sois pas égoïste, pense un peu à moi dans ma solitude de tous les jours dans le tabernacle, prisonnier de mon amour.
Pauvre nature humaine qui n’est jamais satisfaite. Vous semblez oublier que je vous aime, que je suis votre Dieu, que j’ai le droit de commander. Ma pauvre petite, tu dis m’aimer, mais tu murmures. C’est précisément parce que je t’aime que je permets ces épreuves, si utiles pour toi. Plus tard tu comprendras mon amour. »
– Mimi : « Pauvre Jésus quand donc pourrais-je comprendre l’importance des épreuves et de mes petites croix? Pardonne-moi, comme je suis lâche.
Ma douce Maman apprends-moi à être patiente et généreuse à ton service, donne-moi s’il vous plaît le courage de supporter les épreuves de cette vie et d’aimer ma croix. Ne me laisse pas seule.
À demain! »
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– Mimi : « Tout pour toi mon Bien-Aimé, ne m’abandonne pas s’il vous plaît, j’ai besoin de toi, mon refuge, ma force, mon soutien, je ne puis rien sans toi. »
– Jésus : « Ma petite, je t’ai envoyé cette épreuve pour te tenir dans l’humilité et pour t’obliger à recourir à moi sans cesse. »
– Mimi : « Je me sentais si seule, ayant cependant à mes côtés mes deux numéros 1 et 2. La situation se complique. Par amour pour toi je m’efforcerai de leur répondre avec calme et douceur, mais voilà que l’on me parle avec rudesse et sèchement. Je souffre terriblement de cette situation. Comme il faut que je t’aime, mon Bien-Aimé pour accepter cela sans rien dire. Si tu n’étais pas en moi, ma nature se révolterait; je sais que je mérite bien cela et que j’ai beaucoup à me faire pardonner. Mon Bien-Aimé, oui, j’accepte tout par amour, je veux te suivre, je veux expier et mériter. Je t’offre mes peines, mes luttes, mes difficultés, mes misères de chaque jour. J’ai confiance en toi, mais regarde ma faiblesse, aide-moi s’il vous plaît.
Le soir.
– Mimi : « Que de courage il me faut pour combattre cet état d’âme! Mon Dieu j’ai besoin de toi, tout de suite… Le démon est là près de moi.
Merci, merci, encore une victoire de gagnée! La lutte a duré trois heures, merci de ton aide mon Bien-Aimé, sans toi je n’aurais pu résister à la tentation. Comme cela m’aurait fait plaisir de me défendre, de répondre aux accusations. Mais j’ai pensé à toi durant ce temps, je me rappelais ton silence devant l’injure, l’accusation, que tu ne méritais pas. Tu as tout accepté par amour pour moi. Pour te prouver ma sincérité et ma reconnaissance, je désire tout ce qu’il te plaira de m’envoyer pour le plus grand bien de mon âme. Ô Jésus apprends-moi à bien porter ma croix de chaque jour et à l’aimer.
Bonsoir ma douce Maman!
À demain mon amour, enlève de mon esprit cette aversion qui vient de prendre naissance dans mon cœur. Fais naître en moi d’autres sentiments envers mes deux numéros, qu’il est difficile de dire parfois : j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu. Sans toi je ne puis rien, mais avec toi je puis tout.»
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, une autre journée avec toi, ne me quitte pas, j’ai besoin de toi. »
– Jésus : « Ma petite, je suis heureux de constater avec quelle franchise et simplicité tu as su te confier à ton directeur cet après-midi. Je désire qu’il en soit toujours ainsi.
Ma pauvre petite, ne doute plus de moi et garde bien les conseils de celui qui te dirige, car je me manifesterai en lui, donc plus de doutes et confiance! J’aime la simplicité de l’enfant qui, voyant sa grande faiblesse, son impuissance, demande de l’aide. Donc plus de gêne, reste pour moi une petite fille, bien petite. Je t’aime comme cela, reste entre mes bras. Confie-toi davantage à ton directeur, il peut t’aider, car il a beaucoup souffert, il comprend ton état, ayant lui-même passé par bien des épreuves. Sa force était en moi. Tu sais nous avons tous les trois le même but, le même idéal, celui de sauver les âmes. »
– Mimi : « Comme je me sens seule pour le repas du soir! »
– Jésus : « Mais tu n’es pas seule, je suis là avec toi, en toi. Je partage même ton repas qui est délicieux, car il est fait de sacrifices, de peines, d’ennuis, mais ce qui me plaît davantage dans ce repas c’est l’amour et la confiance que tu m’offres. N’est-ce pas assez pour me rassasier, moi le grand affamé, le mendiant d’amour? »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour tant de bonté. Dans ma joie je n’oublie pas mon directeur, je prie pour lui tous les jours, je lui dois tout, mon âme lui a coûté si cher. Je ne veux pas être une ingrate et je dois lui faire confiance. À l’avenir je lui dirai tout. Mon Bien-Aimé, augmente en moi le désir du ciel. Je te le demande aussi pour les pauvres âmes qui n’y pensent pas. Ma devise pour demain sera…la croix et les âmes.
Bonsoir ma douce Maman, je remets mon âme entre tes mains.
Mon Bien-Aimé je te demande pardon pour toutes mes fautes et mes lâchetés d’aujourd’hui. »
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– Mimi : « Es-tu là mon Bien-Aimé? Je peux à peine me tenir debout, je souffre trop. Mes forces diminuent de plus en plus, aide-moi s’il vous plaît. J’ai tellement mal à la main droite. Déjà un mois que je me suis blessée, la guérison est bien lente. J’ai beaucoup de travail à faire. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, pourquoi doutes-tu? J’entends tes plaintes, je vois tes pleurs, j’écoute les élans de ton cœur, je suivais tes luttes. Si j’ai fait la sourde oreille à tes demandes j’étais cependant tout près, dans ton cœur. J’ai voulu me reposer un peu. Je dormais pendant que tu travaillais à ma place. Dis-moi, est-ce que je peux compter encore sur toi? Ce qui m’attriste en toi c’est ton manque de confiance à certains moments. Si tu voulais comprendre, si tu étais persuadée de mon amour pour toi. Ma pauvre petite, que veux-tu de plus? »
– Mimi : « Je sais que je suis faible, et j’oublie facilement. Je te demande pardon. Tu me demandes beaucoup, mais chacune de tes demandes est accompagnée d’une grâce. J’accepte tout par amour, aide-moi s’il vous plaît. Comme toi je veux garder le silence, voilà presque trois heures que je lutte, je ne peux plus supporter ces éclats de rire venant surtout de mes deux numéros et de quelques personnes. On semble prendre plaisir à m’humilier, à me faire travailler plus, plus que je ne suis capable.
Mon Dieu je sens ma nature se révolter contre ces injustices. Mon Bien-Aimé donne-moi assez d’humilité pour accepter en silence toutes ces épreuves en expiation de mes fautes et assez d’amour pour tout souffrir pour toi.
Je veux croire en toi, j’ai confiance en ton amour pour moi. J’ai besoin de te le redire souvent combien je t’aime mon amour, mon Bien-Aimé, mon Dieu.
À demain.
Je devais communier.
– Mimi : « Tu désires quand même venir dans mon âme, regarde mes misères, mes fautes, mes défauts, mon âme est si malade. J’ai honte de t’offrir mon âme dans cet état. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, quel bonheur aurais-je à visiter une âme où il n’y aurait rien à faire? C’est bien parce que tu es malade que je viens en toi. »
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– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’avoir allégé un peu ma croix en me donnant la force nécessaire pour endurer ces épreuves. »
– Jésus : « Ma petite, moi aussi je te remercie d’avoir accepté ces petites croix par amour pour moi. Je sais que la lutte a été très dure, j’ai permis ce combat pour te purifier davantage, pour te tenir dans l’humilité la plus absolue. Je t’en supplie, laisse-moi travailler en ton âme afin d’enlever tous les obstacles à notre union. Je veux te rendre très agréable à mon Père. Je t’aiderai selon ta confiance et l’intensité de ton amour. »
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– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé d’être venu chez moi ce matin. Je te désire avec toute l’ardeur de mon âme. Je ne puis vivre sans toi.
Depuis deux jours tu déposes sur ma tête ta couronne d’épines. Je t’en supplie, aide-moi à la porter avec patience, avec amour. Je souffre horriblement. Toi seul peux savoir, mais je suis heureuse de pouvoir contribuer à ton œuvre pour le salut des âmes. La situation demeure toujours la même, mais je t’offre tout par amour. Merci de m’aider dans cette lutte, sans toi je ne puis rien.
Les circonstances ont permis que je rende service à mes deux numéros, même de me mettre à genoux devant elles, ce qui amusait beaucoup ses amies. Il me semble encore entendre son rire, voir toutes ces figures. Comme le démon en profite et me suggère toutes sortes de moyens pour fuir cette humiliation que tu permets. Pauvre nature humaine, je me sens si seule, sans défense, aide-moi s’il vous plaît, je souffre, voilà 4 heures que cela dure, mais puisque c’est pour toi. Par esprit d’humilité et d’amour je me soumets entièrement à ta Sainte Volonté.
Visite pas très encourageante chez le médecin.
Je te quitte, à demain. Merci pour toutes les grâces obtenues aujourd’hui.
Est-ce que je travaille comme tu le désires? »
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– Mimi : « J’ai besoin de toi aujourd’hui. Comme je dois faire un grand effort pour ne pas me fâcher, pour ne pas intervenir, la situation est toujours la même. Aide-moi je t’en supplie, je n’ai pas la force de résister, sans toi je ne puis rien.
Ô ma douce Maman du ciel, apprends-moi à dire mon fiat comme il le faut. Je t’offre tout par amour et je veux accepter tout en expiation de mes péchés et aussi pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs. Comme je les plains, comme je les comprends.
Mon Bien-Aimé donne-moi, s’il vous plaît, la force de garder le silence. Je te remercie de m’avoir aidée. J’ai été tentée à plusieurs reprises de répondre aux accusations portées contre moi, j’avais la chance de me défendre, d’avoir une bonne explication. Mais pour te faire plaisir, j’ai préféré garder le silence. J’ai pensé à toi, je te voyais chez Pilate devant toutes ces accusations. Tu n’as répondu que par un silence. Tu as enduré cela par amour pour moi et par la suite combien de fois tu as gardé le silence sur mes fautes! En reconnaissance pour tant de bonté, je t’ai offert ma journée.
Merci ma douce Maman, garde-moi bien près de toi, je suis si faible.
Bonsoir, à demain, j’allais oublier, mon Bien-Aimé enlève de mon cœur ce sentiment de rancune qui se glisse en moi. Prends possession de mon cœur, de mon esprit. Garde-moi bien humble s’il vous plaît. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, comme j’ai un grand besoin de toi. La situation se complique de plus en plus, donne-moi le courage nécessaire, donne-moi s’il vous plaît la force de lutter, de résister à la tentation, je suis si faible. Pourquoi mon cœur est-il troublé? Mon âme est inquiète, la croix est devenue un fardeau pour moi. Mon Bien-Aimé je te lance un S.O.S. je n’en peux plus, je souffre toujours et ce doute qui ne me quitte pas. Je marche sans cesse dans l’obscurité, comme je suis méchante, mes défauts sont si nombreux.
Mon Bien-Aimé enlève, arrache de mon cœur cet esprit de vengeance, de rancune. Le démon me tente de me disculper, de faire face à la situation, de faire valoir mes droits. Ce n’est pas juste me dit-il. Mon orgueil se laisse prendre dans ses filets.
Pauvre nature, comme je suis faible, remplie de défauts, d’imperfections de toutes sortes. Malgré tout tu m’aimes mon Bien-Aimé. Je te demande sincèrement pardon, je suis certaine que j’ai dû te faire beaucoup de peine en me laissant guider par mon amour-propre. Comme je regrette tout, j’ai honte de ma conduite à ton égard. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, j’ai permis cela pour te laisser à toi-même afin de bien te faire comprendre que sans moi tu ne peux rien, que tu n’es rien. Ma petite, comme il te faudra beaucoup lutter pour déraciner de ton cœur tout ce qui peut nuire à ta sanctification. Je te demande une grande humilité et une entière soumission à ma Sainte Volonté. Demande à ma Divine Mère de t’aider. N’est-elle pas le modèle de l’humilité la plus parfaite? »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, avec toute l’ardeur de mon âme je te fais cette prière :
« Jésus, doux et humble de cœur,
rends mon cœur semblable au tien.»
Comme je t’aime, que ta bonté est infinie. Mon amour, après tant de preuves d’ingratitude, tu daignes penser à moi avec une délicatesse tellement grande que je te retrouve toujours prêt à me pardonner.
Merci du petit rayon de soleil qui m’aide tellement. Mon Bien-Aimé, en réparation de mes chutes répétées qui te blessent et te peinent, je te demande encore une fois pardon. Aide-moi s’il vous plaît à entreprendre la lutte, je comprends que sans toi je ne suis rien et j’ai la certitude que sans toi je ne puis rien. Toi, le Tout-Puissant, change mon cœur s’il vous plaît, éclaire mon esprit, purifie mon âme. Comme je voudrais t’aimer, t’adorer, te servir comme tu le mérites. J’ai confiance, je sais que tu es mon seul soutien et qu’avec ton aide je suis certaine de réussir dans cette lutte. Pour cela je prendrai les moyens nécessaires.
J’augmenterai ma dévotion à ma douce Maman du ciel, je me placerai sous sa protection, je serai en sécurité. Je veux faire mon possible pour te recevoir le plus souvent. Donc, étant présent dans mon âme, il n’y aura pas de place pour mon ennemi.
Bonsoir mon Bien-Aimé, je te fais ma plus belle caresse pour te faire oublier mes faiblesses d’aujourd’hui. À demain, je me relèverai avec confiance et courage. Je travaillerai avec toi, car je veux expier, me faire pardonner.
Bonne nuit, ma douce Maman du ciel. Voudrais-tu être là à mon réveil. J’ai besoin de te sentir près de moi pour m’aider, me soutenir. Donne-moi la main s’il vous plaît.
La Fête de mon cher papa, comme il me manque! Déjà trois ans qu’il n’est plus. Ma peine est aussi profonde qu’au premier jour de deuil. Cependant je me console parce que j’espère qu’il est près de toi, mon amour, et qu’il est heureux.
Mon cher papa, n’oublie pas ta petite fille qui pleure, qui lutte, qui souffre sur cette terre. Que j’ai hâte de te revoir, un jour. Bonne fête et je t’embrasse bien fort, comme je t’aime. »
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– Mimi : « Encore une journée pour toi mon Bien-Aimé. Merci ma douce Maman du ciel d’être là à mon réveil. J’ai besoin de ta présence pour bien passer cette journée. Toujours la même situation. Comme je te sens loin aujourd’hui. Mon Bien-Aimé j’ai besoin de toi, je suis si seule. »
– Jésus : « En effet ma pauvre petite, je suis loin parce que tu ne penses pas assez à moi, à notre amour. Comment veux-tu que notre union soit parfaite, ton esprit se laisse distraire par tant de choses? Je te le répète, ne te préoccupe que d’une chose, ne jamais me déplaire et soumets-toi entièrement à ma Sainte Volonté. Tous tes ennuis, tes inquiétudes, tes peines, je m’en charge. Fais-moi confiance et ne crains pas. En retour je te demande de me dire souvent que tu m’aimes, que tu as confiance en moi. Si tu savais quelle joie tu me procures. »
– Mimi : « Merci d’être venu à mon secours, non seulement je te dirai que je t’aime, mais je veux te le prouver en acceptant tout par amour. J’accepte aussi de faire ta Sainte Volonté dans tout ce que tu me demanderas. Je te demande ton aide s’il vous plaît. Bonsoir et pardonne-moi mes lâchetés d’aujourd’hui. Je dépose sur ton front un doux baiser qui te fera oublier tout.
À demain, si tu me prêtes vie. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, aide-moi à passer cette journée sans t’offenser. Tu sembles me demander beaucoup. C’est avec plaisir que je désire travailler avec toi. Donc, pour bien travailler il me faudra beaucoup plus d’humilité. Donne-moi du courage, la situation se complique de plus en plus. J’accepte tout avec amour. Je sais que pour marcher à ta suite il faut que je porte ma croix avec joie et résignation. Donne-moi la force de bien porter ma croix, et non de la traîner comme je le fais à certains moments. Elle me paraît si lourde. Tu sais mon Bien-Aimé, malgré que je traîne souvent ma croix, je ne la lâche pas, car je veux te suivre pour atteindre mon idéal. »
– Jésus : « Pauvre petite, compares-tu ta croix à la mienne? Je ne te demande que de porter cette croix avec amour et je t’aide. Mais pense un peu à moi qui étais seul et cloué sur la croix pour le salut de ton âme, tout cela par amour pour toi. Réfléchis bien! Après cela peux-tu me refuser ce que je te demande? »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé c’est impossible de ne pas accepter tout par amour. Tu trouves toujours les mots qu’il faut pour me convaincre. Tu sais bien que je t’aime, je ne veux te déplaire en rien, mais ma pauvre nature humaine est toujours là. Merci mon Bien-Aimé, j’ai eu l’occasion de voir mon directeur, lui confier mes luttes et lui ouvrir un peu la porte de mon âme, je lui ai fait part de la peine que je ressentais de t’avoir offensé en manquant à la charité envers cette personne, comme je regrette tout. Mon directeur m’a fait comprendre que ce n’était pas bien d’agir de la sorte, qu’il me faudra travailler ferme pour corriger ce défaut. Avec tout le repentir et la sincérité possibles j’ai fait ma confession.
Mon Bien-Aimé je comprends mieux ton amour miséricordieux, après tant d’offenses tu te penches vers moi pour me pardonner encore une fois. Mon émotion est trop grande, je ne trouve pas les mots qu’il faudrait pour te prouver ma reconnaissance et mon amour. »
– Jésus : « Pourtant ma petite fille, c’est si facile. Dis-moi simplement que tu m’aimes. Je comprendrai tout. Dis-le-moi souvent surtout quand tu souffres. Dis-moi que tu m’aimes lorsque tu luttes, quand tu seras tentée, dans tes misères, cela te donnera du courage. »
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel voudrais-tu s’il vous plaît m’aider à bien recevoir ton doux Jésus, quelle joie pour moi, comme j’ai hâte.
Mon bon ange vient partager mon bonheur. Et dire que cette grande joie de le recevoir c’est à mon directeur que je le dois. Comme il est bon pour moi. »
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– Mimi : « Qu’il fait beau, merci du beau soleil qui réchauffe mon cœur. J’ai eu le grand bonheur d’assister à la sainte messe dite par mon directeur et j’ai communié. Pour moi c’est un grand jour que le 22 avril 1921, jour anniversaire de ma première communion. Comme ma dette de reconnaissance est grande. Mon Bien-Aimé, malgré mon indignité, mon manque de ferveur, de préparation parfois, que de fois depuis ce jour tu es venu dans ma pauvre petite âme. Ce matin comme je me sentais petite entre tes bras ô mon Bien-Aimé! Il me semble encore entendre ta douce voix me parler avec tant d’amour, me demander ceci :
– Jésus : « Veux-tu devenir ma petite hostie
que j’ immolerai chaque jour avec moi? »
− Mimi : « Que puis-je te refuser mon Bien-Aimé. Oui, oui, du plus profond de mon âme je désire devenir ta petite hostie d’amour que tu consommeras sans cesse à ta Sainte Volonté chaque jour de ma vie. Tu le sais bien que je suis à toi pour toujours. »
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− Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, par amour je t’offre chacune de mes actions. Aide-moi s’il vous plaît à bien accomplir mon devoir d’état. Accorde-moi surtout la grâce de ne pas t’offenser. Augmente en mon âme le désir du ciel.
Oui mon Bien-Aimé je te désire de plus en plus, garde-moi toujours entre tes bras. Tu connais mon idéal, aide-moi à l’atteindre s’il vous plaît. Sans toi je ne suis rien. Je te remercie pour toutes les grâces reçues spécialement depuis trois ans, je ne méritais pas tant. En reconnaissance de toutes ces bontés, je t’offre ma pauvre petite vie et mon amour. Je sais que c’est tout, mais mon Bien-Aimé accepte s’il vous plaît cette offrande venant de la plus pauvre, de la plus méprisable de tes créatures. Je ne puis t’offrir plus, je suis si pauvre. Tu connais mon grand désir de te plaire. En faisant cette offrande, il me semble que je t’offre beaucoup, car tu sais comme je tiens à ma vie. Oui, mon Bien-Aimé, fais de moi ce que tu voudras, je suis à toi et pour toujours.
Bonsoir, garde-moi bien près de toi. »
− Mimi : « Mon saint patron aidez-moi s’il vous plaît à lutter, à vaincre les dangers de cette vie. Faites que je marche sur vos traces, que je me sanctifie de jour en jour en acceptant tout par amour pour Dieu. »
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– Mimi : « Comme tu me demandes beaucoup mon Bien-Aimé. Aujourd’hui il te faut des âmes. Je suis prête à travailler, mais aide-moi s’il vous plaît, sans toi je ne puis rien. Les mêmes difficultés existent encore, que ta Sainte Volonté soit faite ô mon amour! Je ne te demande pas de m’enlever cette croix, mais la force de la porter avec résignation.
Ma douce Maman du ciel, entends-tu ma voix? Je pleure et je suis fatiguée, je souffre, ma journée n’est pas finie.
Mon amour dis-moi que tu m’aimes, cela me donne du courage. Comme ta bonté est grande et je t’en remercie. J’espère que tu es content de moi, j’ai fait mon possible pour ne rien te refuser. Je veux tellement te faire oublier toutes mes lâchetés, mes faiblesses de chaque jour.
Je veux t’aimer comme tu le mérites, mon Dieu, mon tout. Je suis à toi ô mon Bien-Aimé! Augmente mon amour, je te désire de plus en plus.
À demain.
Bonsoir ma douce Maman du ciel, veille sur mon sommeil, merci Mère du Bel Amour. »
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– Mimi : « C’est le grand jour, ne me quitte pas mon Bien-Aimé, j’ai besoin de toi. Donne-moi la force et le courage d’accomplir ta Sainte Volonté. Je veux travailler avec toi au salut des âmes. Je t’offre toutes les actions et les souffrances de cette journée. À l’exemple de Sainte-Thérèse je puis te dire que je n’ai jamais fait autant d’actes d’amour et de foi qu’aujourd’hui; quatre heures de souffrances morales endurées avec patience et silence. Voilà que tu me demandes d’ajouter à ces souffrances une autre souffrance physique. Tu le sais bien mon Bien-Aimé que je suis à toi, que mon corps t’appartient, alors fais de moi ce qu’il te plaira.
Si tu désires que je sois clouée à la croix, j’accepte. Oui j’accepte tout avec amour parce que je sais que je ne suis pas seule. Tu es là présent en moi. Tu es à mes côtés, que sans toi je ne puis rien. Je n’oublie pas notre travail d’équipe, je pense aux âmes. Mon Bien-Aimé c’est en acceptant les croix, les épreuves de chaque jour, que je veux te prouver que je t’aime. Je veux aussi te procurer un peu de joie, de consolation, je t’aime tellement, je ne voudrais pas que tu souffres. Je veux réparer toutes mes négligences, te faire oublier ce que j’étais, ce que je suis. Comme je suis ingrate parfois, égoïste et lâche à me mettre à ton service. Je te demande sincèrement pardon. Tu places maintenant ta couronne d’épines sur ma tête. J’accepte cette nouvelle souffrance en expiation de mes fautes d’orgueil que j’avais lorsqu’on m’adressait des compliments sur mes cheveux, sur la manière de me coiffer, etc. Que de temps j’ai consacré à ma toilette, j’étais si orgueilleuse de mes cheveux, pauvre moi. Maintenant je veux réparer et j’accepte désormais comme coiffure que ta couronne d’épines.
Mon Bien-Aimé, je souffre, mais je t’aime. Le mal de tête augmente de plus en plus. Je ne prendrai aucun remède pour calmer la douleur parce que je pense à toi qui as porté cette couronne d’épines par amour pour moi sans rien prendre pour calmer cette souffrance. Combien de fois ne l’ai-je pas placée moi-même cette couronne d’épines, sur ta tête! Oui, mon Bien-Aimé, je veux expier, je veux te suivre, souffrir avec toi, cependant j’attends tout de toi. Donne-moi la force et le courage nécessaires. La douleur devient de plus en plus intense. Mon Dieu, ta volonté et non la mienne.
À demain. »
− Mimi : « Bonne nuit, ma douce Maman du ciel, mère de douleurs, regarde ton enfant qui souffre, qui lutte. Je t’en supplie aide-moi s’il vous plaît, donne-moi la main, je suis si faible. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, cette journée est à toi. Accorde-moi la grâce de bien la remplir. Sans toi je ne puis rien, je me méfie tellement de moi-même. Pour te faire plaisir je garderai le silence sur la situation actuelle. Donne-moi la patience s’il vous plaît, j’ai bien l’intention de ne pas te déplaire en rien, mais je suis faible tu sais! Je te demande d’enlever de mon cœur cet esprit de critique, aide-moi à corriger ce défaut. »
– Jésus : « Ma petite, il y a longtemps que j’attendais que tu me fasses cette demande. Oui, je vais t’aider à vaincre ce défaut parce qu’il me déplaît. Ce vilain défaut engendre une foule d’autres à sa suite. La critique me peine beaucoup, car ce défaut est le point de départ pour aller directement à l’orgueil, sa marche est rapide. Remarque bien, tu commences par des petites critiques, puis tu exagères un peu. Ensuite arrivent les petites médisances, la calomnie, vient ensuite la révolte, la vengeance, puis l’orgueil a pris place. Puis tu te compares à la personne critiquée en disant : moi je ne suis pas comme cela, je ne fais pas ceci, etc. L’orgueil prend naissance ayant à sa suite tous les défauts. N’oublie pas, l’orgueil a perdu l’homme, l’humilité l’a sauvé. Si tous les hommes comprenaient cela, il n’y aurait plus de guerre, vous connaîtriez la paix en ce monde.
Ma pauvre petite, réfléchis bien et ne laisse pas entrer l’ombre d’une critique dans ton cœur. Si tu veux me plaire, travaille à corriger ce défaut. Fais cela pour moi qui t’aime tant, compte sur moi, je t’aiderai. Demande aussi à ton directeur de t’aider.
N’oublie pas, nous devons travailler ensemble, pense à notre petite équipe. Confie-toi à ma Divine Mère. Elle veille sans cesse sur toi. C’est à mon tour de te dire à demain ma petite fille. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider à comprendre comme ce défaut est détestable. Aidez-moi à lutter contre cet esprit de critique qui au début paraît sans importance et qui, par la suite, devient dangereux pour l’âme.
Ma douce Maman du ciel, garde-moi toujours bien petite, bien humble près de ton cœur de Mère. Bonne nuit. »
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– Mimi : « Une autre journée qui commence. Je te l’offre avec tous ses ennuis, ses joies. Par amour pour toi je m’efforcerai à être très patiente, mais aide-moi s’il vous plaît. Je souffre terriblement physiquement, tout de même je suis heureuse d’avoir quelque chose de plus à t’offrir. Je souffre, mais je t’aime, je ne peux rien te refuser, toi mon Bien-Aimé. Donne-moi la force de bien accepter, de ne rien perdre. J’ai besoin d’expier et peut-être de mériter, je profite de l’occasion qui se présente. Je veux te prouver que je t’aime, je suis prête à tout accepter, à tout souffrir pour ne pas te perdre. Tu es mon unique amour, mon soutien, mon guide. Je voudrais être toujours près de toi, je m’ennuie de toi. Quand donc aurais-je le bonheur de te voir face à face, de te contempler pour t’adorer, pour t’aimer, pour te redire toute ma reconnaissance pour tant de bonté. Je me sens si seule loin de toi. »
– Jésus : « Ma chère petite fille, ce jour viendra sous peu, en attendant ce bonheur, purifie ton regard, ton esprit, ton cœur. Offre-moi davantage des actes de foi, de confiance, mais surtout des actes d’amour. Ne me refuse rien, partage mes souffrances, n’oublie pas ma sixième plaie. À certains moments tu te sentiras inutile. À tes yeux cela te paraîtra bien peu, en effet, cela est si peu à côté de ce que j’ai offert. Cependant une chose doit te consoler. C’est avec ces petits riens de chaque jour acceptés avec amour et résignation à ma Sainte Volonté que je glorifie mon Père. Ma chère petite fille remarque bien qu’il est temps de concilier l’esprit et l’amour. Je désire que tu sois très humble, dis-toi souvent que tu n’es rien sans moi. Recherche toujours la dernière place, efface-toi, oublie-toi, cache-toi en moi. Demande à ma Divine Mère de t’aider à rester bien humble, bien petite.
Elle te comprendra et te guidera puisqu’elle-même a passé devant les yeux humains pour rien. Elle a été considérée comme la plus méprisable de mes créatures. Elle a été rejetée des hommes parce qu’elle était devenue ma Mère Bien-Aimée, par son humilité, par son entière soumission à la volonté de mon Père. Après cela crois-tu qu’elle restera insensible à ta prière? Elle te comprend et t’aime. »
– Mimi : « Ô ma douce Maman du ciel, accorde-moi la grâce de rester toujours bien petite, bien humble afin que Jésus fasse de moi sa demeure permanente.
À demain mon Bien-Aimé, je t’aime, j’ai confiance en toi, en ton amour pour moi.
Bonsoir ma Douce Maman. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’aimerais bien faire ce que tu me demandes, mais comment écrire dans les conditions où je me trouve? J’aimerais causer plus longuement avec toi, seulement j’ai beaucoup à faire, ménage, etc. Tout de même je ferai mon possible pour ne pas te déplaire. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, tu dis ne pas avoir le temps d’écrire, de lire, pourtant tu trouves bien le temps d’écouter à la radio certains programmes. Ne crois-tu pas qu’il serait préférable que tu t’arrêtes quelques moments pour entendre ma voix et écrire ce que je te demande pour qu’ensemble nous regardions le programme de ta vie?
C’est mon désir que tu écrives nos entretiens. Fais-en part à ton directeur, c’est très important, car je te le répète il faut que tu te confies davantage à lui, car, lui seul peut t’aider, te diriger, comme je le veux et le désire. N’oublie pas que lorsqu’il t’ordonne quelque chose, c’est moi qui commande. Laisse cette gêne mal placée, va vers lui en toute simplicité, ouvre-lui toute grande la porte secrète de ton âme. Confie-lui tes luttes, tes tentations, tes peines, tes joies, tes désirs, dis-lui tout. Fais-lui confiance, car lui seul est placé pour te diriger dans la mission que je désire te confier. Alors plus de gêne; encore une fois, sois humble et très soumise à lui, car il me représente. Maintenant ma petite je vais te donner un exemple pour mieux te faire comprendre.
Est-ce que Marie Madeleine a été craintive croyant me déranger lorsque j’étais au cénacle avec mes apôtres? Non bien sûr! Elle avait confiance.
En toute simplicité elle s’est approchée de moi avec toutes ses misères, ses faiblesses, mais surtout avec son amour et sa confiance. Elle ne s’est pas arrêtée aux critiques des hommes. Il n’y avait que moi dans son regard et dans son amour. Fais de même, je t’aimerai tellement plus. Ce qui me peine et me déplaît chez toi c’est cette petite méfiance, cette gêne que tu as parfois envers nous, ton directeur et moi. Je t’en supplie, enlève de ton cœur ce sentiment qui pourrait devenir de l’orgueil dont j’ai horreur.
Ma pauvre petite c’est si facile de vivre avec moi constamment. Il n’y a qu’à se soumettre entièrement à ma Sainte Volonté, de m’aimer sincèrement, de prendre sa croix de chaque jour avec amour pour moi, de me suivre. Demande-moi sans cesse mon appui, sois aussi très obéissante à ton directeur, ferme les yeux et laisse-toi guider. Ne cherche pas à comprendre. Fais-nous confiance. Médite cette parole : Aveugle et faible peux-tu marcher seule? »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’ouvrir les yeux sur ma conduite. Comme il faut que je me méfie de moi-même, pauvre petite créature que je suis. J’ai beaucoup de travail à faire pour me corriger, pour mettre de l’ordre dans ma vie. Je compte sur toi mon Bien-Aimé pour m’aider, je te promets d’être aussi très obéissante envers toi et mon directeur puisque c’est toi qui commandes en lui. Conduite par mon directeur, je m’acharnerai à faire la lutte à mes défauts qui sont si nombreux. Pardon, je te demande pardon pour toute la peine que je t’ai faite. À l’avenir je veux être très prudente, car je ne veux pas être pour toi une cause de chagrin.
À demain.
Pardonne-moi ma douce Maman du ciel, comme tu as dû souffrir à cause de moi qui suis si ingrate!
Mon Bien-Aimé je veux faire preuve de bonne volonté, j’irai demain demander pardon à mon directeur pour ma conduite injuste envers lui et aussi pour mon manque de confiance. Je n’ai aucune raison d’agir de la sorte. Il a tellement fait pour mon âme, c’est lui qui m’a aidée à me relever et qui me guide dans le droit chemin, comme il est bon et patient. Mais il est aussi très ferme dans ses décisions. Je dois m’incliner puisque c’est toi qui commandes. Je serai désormais très soumise à tout ce qu’il me demandera. Pour te faire plaisir, j’irai le plus vite possible. J’ai honte de moi, de ma conduite. Mon Bien-Aimé donne-moi le courage nécessaire. Bonne nuit, je t’embrasse très fort comme je t’aime, dis-moi que tu me pardonnes.
À demain. »
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– Mimi : « Aujourd’hui mon Bien-Aimé je crois te plaire en gardant ces chers petits. Comme j’étais heureuse de recevoir tant de marques d’affection, de simplicité. Ils étaient si sincères ces chers petits, avec quelle confiance ils s’abandonnaient à mes soins. Comme ils étaient beaux et comme la joie rayonnait dans leurs yeux si purs lorsque je leur annonçais que je les amènerais faire une visite à l’église, voir leur petit ami qui s’appelle Jésus. C’est en sautant qu’ils me témoignent leur reconnaissance et leur joie. Cependant l’impatience est toujours là. « Dépêche-toi » me dit le cher petit, « Le petit Jésus va être fatigué de nous attendre si longtemps ». Comme je me sentais petite près d’eux!
Ma douce Maman du ciel je te les confie, garde-les toujours près de toi.
Maintenant mon Bien-Aimé j’ai besoin de ton aide pour entreprendre cette nouvelle lutte. Oui je veux faire la guerre à mes défauts, à tout ce qui peut nuire à notre union que je désire de plus en plus. J’attends avec impatience ce beau jour. »
– Jésus : « Ma pauvre petite mon désir est encore plus grand que le tien. Oui, je te veux tout à moi, rien qu’à moi pour toujours. Toutefois il y a encore quelque chose qui t’empêche d’avancer d’un pas rapide. Confie-toi à ton directeur, dis-lui tout, tes inquiétudes morales, tes tentations. Ne te gêne pas pour lui ouvrir la porte de ton âme. Fais-lui part de nos entretiens, de tes désirs. Il te guidera et t’aidera dans toutes les luttes.
Ne crains pas, je serai avec vous. Comme par le passé, jette-toi avec plus de confiance entre mes bras. Va ton chemin, ne t’arrête pas.
Lève la tête, regarde devant toi, ne recherche que la vérité, l’espérance et la paix qui ne sont qu’en moi. Dans tes moments de faiblesse regarde cette croix où je suis par amour pour toi. Reprends courage, ne me laisse pas seul. Par la lutte que tu viens de passer et qui a duré sept mois, j’ai voulu dans ma bonté te purifier. Mais prépare-toi pour un autre combat, car je veux consumer ton âme pour qu’il ne reste plus rien d’humain. Je veux tout. Pour le moment je ne te demande qu’une chose, c’est d’accepter. Je ferai le reste. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé j’accepte tout avec amour et entière soumission à ta Sainte Volonté. Cependant je tremble à la pensée d’un autre combat dont tu me parles. »
– Jésus : « Ma chère petite, la pauvre nature humaine est toujours la même. La peur de l’effort, de la souffrance, de la lutte, des combats. Mais on ne craint pas l’effort pour les honneurs. Ce qui me peine beaucoup c’est de constater avec quelles répugnance et lâcheté sont acceptées les croix que je destine à mes amis. Ma pauvre petite fille ne soit pas du nombre. Pourquoi craindre puisque tu seras entre mes bras. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’accepte tout avec amour et confiance et je te demande pardon de ma lâcheté, de ma faiblesse.
Bonsoir ma douce Maman du ciel. Protège-moi, soutiens-moi s’il vous plaît. Apprends-moi à bien comprendre ce mot sublime que tu prononces par amour pour moi.
Oui ce fiat qui t’a permis de devenir la Mère de Dieu, de devenir un jour ma Mère. Avec ce même fiat tu as suivi ton doux Jésus jusqu’à la croix.
N’ai-je pas raison de l’appeler mot sublime entre tous? Merci, merci ma douce Maman du ciel pour cette grande preuve d’amour.
À demain »
Je dirai mon fiat chaque jour avec Marie que j’aime tant parce qu’elle est ma Mère.
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé. Aujourd’hui je vais travailler avec toi. Donne-moi la force et la patience pour bien accomplir avec amour tout ce que tu me demanderas. C’est avec humilité et confiance que je m’approche du tribunal de la pénitence afin d’enlever de mon âme toute souillure, tout ce qui peut te déplaire. Comme je t’aime, ta miséricorde est tellement grande, avec quel amour tu te penches sur moi qui ne suis rien, rien qu’une pauvre petite fille. Je suis si remplie de défauts, combien grande est ma faiblesse. Ô mon Bien-Aimé, accorde-moi cette faveur de rester toujours bien petite près de toi. Augmente en mon âme cette pureté, cette simplicité d’enfant. Enlève de mon esprit tout ce qui peut nuire à ma sanctification et garde-moi s’il vous plaît dans l’humilité la plus absolue. C’est avec confiance que je te demande ces grâces comme une enfant demande à son Père avec insistance une faveur. Ô bonté infinie j’attends tout de toi, je ne suis rien sans toi.
J’aimerais causer plus longtemps avec toi, seulement les circonstances m’obligent à te quitter. C’est avec amour que j’ai travaillé aujourd’hui. Je ne me suis jamais sentie si petite au contact de ces chers petits-enfants. Comme ils étaient heureux que je partage leurs jeux.
À demain, garde-moi bien près de toi, mon amour, j’ai tellement besoin de toi.
Bonsoir ma douce Maman du ciel. »
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– Jésus : « Ma petite offre-moi ce mal de tête en union avec mes souffrances, en expiation de tes fautes. En ma présence, ferme les yeux et ouvre-moi ton cœur. Fais de même avec ton prochain. Ferme les yeux à leurs défauts et ouvre ton cœur à la charité. Ne t’attriste pas au sujet de ta maladie, elle est à moi. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé il me semble que lorsque j’écris, je fais de la paresse, car je pourrais employer ce temps à autre chose. »
– Jésus : « Ma pauvre petite qui te jugera sur ta conduite, sur ta paresse comme tu dis, est-ce moi ou les hommes? Je te jugerai sur ton obéissance envers moi et ton directeur! »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé où es-tu? Je te cherche, tu sembles si loin. »
– Jésus : « Mais non ma pauvre petite, je suis là caché derrière cette croix que je t’envoie. Ton esprit est si préoccupé par tant de choses. Tu ne me vois même pas. Beaucoup de gens me remercient des faveurs obtenues, mais peu pensent à me remercier des croix que je leur envoie. La croix n’est-elle pas le plus beau présent que je puisse leur offrir? Par la croix je leur assure le salut éternel. Remercie-moi pour chacune de tes croix. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi à porter ma croix de chaque jour, avec patience, résignation et amour. »
– Jésus : « Ma petite offre-toi à porter les croix de tous ceux qui n’offrent pas et ne veulent pas de la croix dans leur vie. Il ne faut pas que la croix reste sans victime. Tu me comprends n’est-ce pas? Vois l’importance de la croix. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, par amour pour toi et aussi avec ton aide je porterai ma croix de chaque jour. J’insiste et te demande ton aide, j’ai besoin de toi à chaque instant de ma vie.
À demain mon amour! »
Ma douce Maman du ciel ne me quitte pas.
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– Mimi : « C’est avec joie ô mon Bien-Aimé que je t’offre aujourd’hui mon âme et mon corps. »
Dans l’après-midi j’ai voulu pour me distraire faire un peu de musique.
– Mimi : « Mais voilà, après trois mois je ne peux remuer le pouce de la main droite, à la suite d’une blessure. Je travaille avec beaucoup de difficulté. Cela me demande de gros sacrifices pour écrire. Je souffre et comme réconfort j’ai à la maison une personne étrangère qui ne cesse de me répéter même plusieurs fois par jour : « Ton pouce ne va pas bien », ou bien « Je ne veux pas te faire de la peine, mais il est très malade, je crois que tu vas finir par le perdre », et voilà ce que j’ai comme tonique depuis trois mois. Combien de fois j’ai été tentée de lui répondre : « Il n’y a pas que mon pouce qui est malade, crois-tu que tu es normale? » Cependant pour l’amour de toi je préférais garder le silence en expiation de mes fautes. Et malgré cela il faut que je garde mon sourire devant ma chère maman qui est encore malade au lit.
Mon Bien-Aimé donne-moi la force, la patience nécessaire, j’ai sans cesse besoin de toi. Avec quelle peine je renonce à un plaisir légitime, mais par amour pour toi, mon Bien-Aimé je sacrifie ma musique. Tu sais avec quelle ardeur j’ai travaillé ferme après douze années d’études sérieuses, après avoir connu même certains succès. J’aurais tant aimé poursuivre ma carrière musicale. La musique a tellement joué un grand rôle dans ma vie. Aux heures sombres, mon piano était mon confident, témoin silencieux de mes peines, de mes ennuis.
Mon Bien-Aimé tu me prends le pouce, j’accepte avec joie cette épreuve, car je me dis que je gagne mon ciel pouce par pouce. Dans tout ce que je dois faire, repas, lavages, ménage, soins à ma chère maman malade, etc., il me manque toujours mon pouce. Cependant j’ai reçu de l’aide de ma sœur et de ma petite nièce.
Pour te prouver mon amour je t’offre même toute ma main, garde-la bien dans la tienne. Tu sais mon Bien-Aimé comme cette épreuve est pénible pour moi. Lorsque j’entends de la belle musique, soit à l’église ou à la radio, mon cœur me fait mal, je me dis que c’est fini pour moi et je pleure; pauvre nature humaine, toujours le regret. »
– Jésus : « Ma chère petite, console-toi, dans mon ciel où tu seras un jour tu seras rassasiée par la musique céleste, réjouis-toi d’avance. N’est-ce pas une douce mélodie que tu entends lorsque je te parle? Quand tu entendras de la belle musique, ne pleure plus puisque par cette épreuve je savais que tu pouvais m’offrir plus. N’est-ce pas que je sais bien choisir les croix? Maintenant plus de regrets puisque je garde ta petite main dans la mienne. J’en suis ravi et heureux. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de me rassurer sur ton amour. Fais de moi ce que tu voudras, je me donne tout à toi. »
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–Mimi : Je regardais les feuilles d’un arbre s’agiter, le vent était très violent.
− Mimi : « Comme tu es fort et puissant mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, ma puissance est la même dans les âmes, mais peu me laissent la liberté d’agir en elles comme je le veux. Comme l’homme est libre, j’attends, je suis un Dieu patient.
Ma petite, as-tu bien regardé les feuilles de cet arbre qui s’agitent, cependant la racine ne bouge pas. Fais de même lorsque ton âme s’agitera, tremblera devant le vent violent des tentations, des doutes, devant les épreuves et les croix de cette vie. Que ton esprit et ton cœur restent enracinés vers moi. Ne crains pas, continue de me voir en tout ce qui t’entoure, rends-moi hommage en me remerciant pour tant de beauté, de bonté. En créant toutes ces choses, j’ai pensé à vous tous et je vous aimais déjà. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé pour toutes ces richesses. »
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– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, à l’occasion de la Fête des Mères, laisse-moi t’offrir mes vœux et tout mon amour, toi ma douce Maman du ciel. Le plus beau présent que je puisse t’offrir est ton Fils Bien-Aimé en assistant à la sainte messe.
Je te remercie pour la grande preuve d’amour dont j’ai été l’objet, quand tu acceptas de devenir ma mère. Comme j’aimerais être près de toi en ce beau jour, je suis tellement émue que les paroles me manquent. Cependant comme une toute petite fille et en toute simplicité je te dis avec toute la sincérité de mon âme que je t’aime, ma douce Maman du ciel. Oui je t’aime, je voudrais pouvoir t’exprimer ma reconnaissance, mon amour. Je dépose sur ton front un doux baiser de fête et au nom des pauvres pécheurs je te souhaite Bonne Fête, accompagnée de toutes leurs affections. C’est impossible qu’un enfant, quel qu’il soit, ne pense pas un jour à sa mère. En leur nom je te répète que nous t’aimons et merci d’avoir accepté de devenir notre mère. Je te les confie toutes ces âmes, malgré les apparences, elles sont tes enfants quand même. Je te demande s’il vous plaît de répandre sur eux tes grâces de choix dans leur vie.
Je te demande de ne pas oublier ma maman de la terre. Je te demande sa guérison complète, elle souffre tellement depuis sept mois qu’elle est au lit, pauvre maman. Je voudrais tant la voir en bonne santé et heureuse, elle a tant souffert dans sa vie. Si j’insiste et te demande ces faveurs, c’est que je suis certaine d’être exaucée.
La journée a été très mouvementée, je suis très lasse, aide-moi mon Bien-Aimé à bien la terminer. À demain. »
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– Jésus : « Ma pauvre petite, tu me peines beaucoup en agissant ainsi. Ne me fais plus l’injure de dire que cela n’a pas de bon sens, que cela est ridicule. »
– Mimi : J’étais lasse d’écrire croyant que j’étais dans l’erreur.
– Jésus : « Pauvre petite tu sais bien que c’est moi qui t’inspire et te dicte, sans moi tu ne peux rien, tu connais ton ignorance. Si tout ce que tu écris venait de toi, tu aurais raison de dire que c’est ennuyant et insignifiant. Tu n’as qu’à écrire, n’oublie pas que tu es simplement un tout petit instrument entre mes mains. Ne suis-je pas libre de prendre les moyens qu’il me plait pour t’approcher de moi et te prouver mon amour? Si ton esprit n’était pas si préoccupé, tu comprendrais l’importance de nos entretiens. »
– Mimi : « Pardon mon Bien-Aimé d’avoir manqué de confiance, d’avoir été injuste envers toi, comme je suis remplie d’imperfections. Pour te faire oublier toute la peine que je t’ai causée, à l’avenir avec ton aide je serai fidèle à me soumettre à ta Sainte Volonté en tout ce que tu me demanderas.
Bonsoir mon Bien-Aimé, je t’embrasse bien fort, comme je t’aime. »
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– Marie : « Ma pauvre petite, viens tous les jours si possible nous rendre visite. Je suis ta Maman du ciel, viens je t’apprendrai à connaître et aimer mon doux Jésus. Je guiderai tes pas dans le chemin de la vertu. Sois sans crainte, je suis là près de toi, je te protège comme mon enfant, seulement reste toujours entre mes bras comme un nouveau-né. Est-ce qu’un petit bébé quitte les bras de sa maman pour aller vers l’inconnu, seul sans appui, sans guide? Non, n’est-ce pas! C’est le rôle de la maman d’aimer, de guider les pas, d’enseigner l’amour, la vérité, la confiance, le sacrifice à son cher petit. Ma chère petite, laisse-moi remplir mon rôle de mère envers toi, mon tout petit bébé, si faible, si fragile. Il suffit de mieux se connaître pour mieux se comprendre. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aujourd’hui tu désires recevoir beaucoup, avec ton appui je t’offre tout malgré l’état d’âme où je me trouve. Tu sais comme je déteste écrire, cela me contrarie beaucoup, mais par obéissance à mon directeur j’écrirai. Tu me demandes de mettre de l’ordre dans mes petites feuilles, aide-moi s’il vous plaît, mon esprit est tellement vide. Pourquoi cette lassitude, ce dégoût, cette crainte pour accomplir ce que tu me demandes. Comme je suis lâche à ton service! »
– Jésus : « Ma pauvre petite, comprends-tu pourquoi j’insiste tant pour que tu t’abandonnes complètement entre mes bras? Je te le répète, sans moi que peux-tu faire? L’Esprit Saint ne peut descendre en ce moment dans ton âme qui est encore remplie de préoccupations de toutes sortes. Ma toute petite, à l’occasion de la Pentecôte, prépare-toi à recevoir la visite de L’Esprit Saint! Commence une petite retraite si ton directeur te le permet. Redouble de ferveur dans tes prières. Demande à ma Divine Mère de t’aider comme elle a aidé les apôtres à bien recevoir les dons du Saint-Esprit. Prépare ton âme par le silence, la méditation et la prière afin de bien recevoir toutes les lumières et les grâces spéciales que je te destine pour accomplir la mission que je te confie. Ne l’oublie pas, tu ne t’appartiens plus. Tu es tout à moi et aux âmes. »
– Mimi : « Avec la permission de mon directeur, je commence ma petite retraite. À ce que tu me demandes, j’ajouterai quelques sacrifices, tu les connais! »
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– Mimi : « Mon Dieu, je renonce à l’amour humain pour ne posséder que l’amour divin. Je renonce même aux enfants que j’aurais pu avoir d’un mariage légitime. Je veux maintenant enfanter que les âmes que j’appellerai mes enfants chéris, car ils seront nés de cette union mystique. Comme toi mon Bien-Aimé je les aimerai, car ces âmes seront le prix de ma vie de sacrifices. »
Après un travail très fatigant, j’étais épuisée, mon cœur était très agité.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je n’en peux plus, aide-moi s’il vous plaît, je souffre, mais je t’aime. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, je ressens les mêmes effets que toi. N’oublie pas que je suis en toi. Si tu pouvais entendre les battements de mon cœur lorsque tu m’appelles à ton secours et que tu dis que tu m’aimes. Sois très attentive à ceci ma chère petite, le don de l’amour est le don total de soi. »
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– Mimi : « Comme ta bonté est grande. Je constate de plus en plus combien ta miséricorde est grande et ton amour est infini. Moi la plus petite de tes créatures, la plus méprisable, tu daignes m’entourer de tant de sollicitude. Je te remercie mon Bien-Aimé pour tout, surtout de ton amour de chaque instant. Je te remercie mon Bien-Aimé de me donner la main et de me permettre de refaire ma vie, de plus tu m’offres à devenir un jour ta petite épouse. Ô mon Bien-Aimé, aide-moi s’il vous plaît à bien remplir la mission que tu me confies afin que je sois digne de porter le nom d’épouse. Sans toi, tu le sais, je ne peux rien, enlève de mon esprit tout ce qui pourrait me distraire et m’éloigner de toi.
Ô Esprit Saint éclaire-moi, fortifie-moi afin que je puisse bien comprendre les vues de Dieu en moi. Donne-moi la force nécessaire pour passer par le même chemin que mon Bien-Aimé, c’est-à-dire pour bien accepter avec amour les souffrances et les croix de cette vie, que je comprenne une fois pour toutes l’importance de la croix. Je veux me conformer à ta Sainte Volonté.
Et toi, ma douce Maman du ciel, apprends-moi à redire chaque jour mon fiat. Accorde-moi la grâce de rester bien humble, bien petite, éloigne de moi tout sentiment d’orgueil qui pourrait se glisser en moi. Rappelle-moi sans cesse ce que je suis et d’où je viens, sans toi je ne suis rien. Déracine de mon cœur toute affection qui n’est pas en toi, arrache-moi à tout ce qui pourrait me retenir et m’empêcher d’aller vers toi librement.
Ma douce Maman protège-moi de tout péché, je veux faire la lutte à mes défauts. Éloigne de moi les fautes vénielles, car ces fautes, ces manquements, ces imperfections sont un obstacle entre lui et moi. Je me confie en toi, j’ai confiance, garde ma vie, garde-moi entre tes bras puissants, surtout à l’heure de ma mort. Je sais que j’irai à lui par toi, ma douce Maman du ciel. Que j’ai hâte de vous voir, pour vous aimer encore plus. C’est pourquoi je veux tout offrir pour ne rien perdre. Aide-moi s’il vous plaît en ce jour et toujours à développer les vertus chrétiennes. Apprends-moi à garder un cœur pur et simple, un cœur prêt à se donner à chaque instant par amour pour Dieu et les âmes. »
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– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ta grande preuve d’amour; c’est avec confiance que je m’approche de toi, ô bonté infinie. J’ai besoin de te le redire que je t’aime. Le démon est à ma poursuite et me suggère toutes sortes de pensées contre la foi que je n’ose même pas écrire toutes ces horreurs. Mon Bien-Aimé, malgré toutes ces tentations j’ai besoin de te le redire souvent, très souvent que je suis à toi pour toujours. Je crois en ton amour pour moi, j’ai confiance en ta miséricorde infinie pour moi, la pauvre petite fille que je suis. Mon Bien-Aimé, même si mon esprit semble être loin de toi, mon cœur reste quand même en toi, garde-le bien, je me méfie tellement de moi.
Ma douce Maman du ciel viens à mon secours, ne me laisse pas succomber à la tentation. Tout est contre moi, la lutte est terrible, donne-moi la main. J’ai confiance parce que je sais entre quelles mains je confie mon avenir.
Mon Bien-Aimé ne me quitte pas, je t’en supplie, donne-moi la force pour garder mon sourire malgré tout. Aux yeux du monde, je suis une personne très heureuse et à plusieurs reprises on me dit que je suis libre, que je ne suis pas obligée de travailler à l’extérieur, etc. Pauvres gens ils ne savent pas que je travaille pour toi et les âmes, mais je garderai quand même silence. »
– Jésus : « Ne t’attriste pas ma petite fille, c’est moi qui te jugerai un jour. Je suis heureux d’apprendre que tu travailles bien, que ton travail se fait dans l’ombre et l’humilité puisque les hommes te jugent heureuse sur cette terre.
Mais moi je sais et je t’aime, ma toute petite fille à moi, rien qu’à moi. Tu me donnes une fois de plus la preuve de ton amour, merci ma petite fille, merci de ton amour. »
– Mimi : « Et moi, je te remercie de ton aide, de ton amour envers moi. Aide-moi, sanctifie chacun de mes jours afin que je puisse atteindre mon idéal. Comme toi, je continuerai à travailler en silence et garderai secrète notre union dans la souffrance physique et morale. »
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– Jésus : « Bonjour ma petite, aujourd’hui efforce-toi d’être plus attentive à ma parole et à ce que je te demanderai. Pourquoi te laisses-tu distraire si facilement durant la récitation du rosaire, cela me peine. Que fais-tu en écoutant une pièce à la radio, ton esprit est fixé que sur la scène qui se joue et tu ne te laisses pas distraire par aucun bruit. À l’avenir ma chère petite, fixe ton esprit et ton cœur que vers moi. En toutes circonstances, fais de même et ferme les yeux en ma présence et ouvre-moi ton cœur. Étant fidèle à cette pratique, les distractions disparaîtront vite. Demande l’aide de ma Divine Mère. Elle t’apprendra à me prier, à me connaître et à m’aimer. Elle fixera ton cœur et ton esprit vers moi.
Pour me plaire, voudrais-tu sacrifier tous les programmes à la radio qui t’intéressent, sauf ceux qui ont un caractère religieux. Offre-moi cela en réparation pour tes péchés et les péchés qui se commettent par certains programmes : chansons frivoles et à double sens, musique sensuelle, etc. pièces où l’on met en vedette le divorce.
Pour obtenir un vif succès à toutes ces convoitises, on se permet de se servir du mot amour. Ma pauvre petite, si les hommes comprenaient l’importance de ce mot, ils ne s’en serviraient qu’avec respect. Les producteurs de films, de programmes savent bien qu’en mettant à l’affiche ce mot amour ils attirent tous les cœurs et la curiosité des hommes. Pauvres hommes, pauvres humains! Ce mot amour n’est-il pas tous les jours à l’affiche dans mon Église, dans mon tabernacle, dans mon Évangile, dans mes sacrements? N’est-ce pas moi qui m’en suis servi le premier de ce mot pour attirer tous les cœurs?
Que fait-on de mon amour, on n’a même plus le temps de m’écouter, de me visiter dans mon sacrement d’amour. Comme cela m’attriste beaucoup, moi qui me suis donné par amour. »
– Mimi : « Ô mon Bien-Aimé, pour te consoler de l’indifférence de tant d’hommes et pour te prouver mon amour, ma reconnaissance, je m’offre à toi avec l’amour le plus sincère. J’accepterai avec amour tout ce qu’il te plaira de m’envoyer. Pour te plaire davantage, je vais sacrifier tous les programmes à la radio qui sont inutiles. Je te demande pardon pour toute la peine que je t’ai causée en me laissant aller à des distractions de toutes sortes surtout en récitant mon rosaire.
Ô Esprit Saint éclaire-moi, fortifie-moi. Avec l’aide de ma douce Maman du ciel, je fixerai mon esprit vers toi mon Bien-Aimé. Désormais plus de distractions volontaires, je serai très attentive à ce que tu me demanderas. Je t’aime parce que tu es le Dieu d’amour.
À demain. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, que désires-tu de moi aujourd’hui? »
– Jésus : « Ma petite, à l’occasion de l’anniversaire de ton vœu de victime à mon amour miséricordieux, je désire qu’en présence de ton directeur, tu renouvelles ton vœu pour toute la vie.
Prépare ce beau jour dans la prière et le sacrifice. Médite bien tout ce que je te demande dans nos entretiens et que ton directeur te commande. Tu oublies parfois et tu te laisses aller au découragement, le démon en profite, il connaît les points faibles. Ma pauvre petite, la mission que je t’ai choisie est trop belle, trop grande pour rester inutile. En ce jour, je désire que tu communies, car je te veux plus intimement unie à moi dans mon sacrement d’amour. Je t’aiderai, nous t’aiderons pour bien remplir ta vocation, moi en toi, nous glorifierons mon Père qui est dans les cieux.
Rappelle-toi notre dernière rencontre du 27 mai 1952 où tu t’offrais avec joie à mon amour miséricordieux. Comme tu étais heureuse d’avoir enfin un idéal. Avec quelle joie nous aussi nous avons accepté ton offrande, avec amour ma Divine Mère te regardait. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je me rappelle ce beau jour. Combien mon émotion et ma joie étaient grandes! Je ne puis exprimer tout ce que je ressentais, moi la plus petite de tes créatures, la plus pauvre. Avec la permission de mon directeur, je m’offrais à toi en toute humilité, les mains vides, mais le cœur rempli d’amour et de bonne volonté.
C’est pourquoi, avant de réciter l’acte d’offrande j’ai demandé l’aide de ma douce Maman du ciel, j’avais confiance qu’elle me guiderait à atteindre mon idéal. Que j’ai hâte de renouveler ce vœu, j’ai confiance mon Bien-Aimé, aide-moi à t’aimer davantage et à te rester fidèle jusqu’à la mort où notre union sera parfaite. Toi en moi, comme nous allons bien travailler ensemble pour rendre hommage à Dieu. »
– Jésus : « Ma petite, confie à ton directeur cet entretien, qu’il te guide et qu’il t’aide à bien préparer ce beau jour. »
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– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, prépare mon cœur s’il vous plaît à bien recevoir les dons du Saint-Esprit.
Mon Bien-Aimé, par le don de sagesse, accorde-moi la grâce de ne voir en tout et partout que ta sagesse infinie. Par le don d’intelligence, donne-moi les lumières nécessaires pour bien comprendre tes vues sur moi.
Par le don de conseil, dirige mon cœur et mon esprit vers toi, que désormais je ne prenne conseil que de toi et de mon directeur qui te représente; je serai certaine de ne pas me tromper, toi qui es la vérité.
Par le don de force ô mon Bien-Aimé, augmente en moi la force et le courage pour combattre le mal. Donne-moi aussi, s’il vous plaît, la force nécessaire pour bien accomplir toujours ta Sainte Volonté afin que je puisse marcher avec toi dans le chemin de la vertu, toi le Dieu des forts.
Par le don de science, accorde-moi la grâce de comprendre la vérité, donne-moi la force de résister aux discours des hommes et de leurs connaissances fausses et de ce qui pourrait m’éloigner de toi, le Maître absolu du ciel et de la terre. Apprends-moi la science de t’aimer, de te prier, de travailler avec toi.
Par le don de piété augmente en mon âme, la foi, l’amour, la confiance et la charité. Fais que je redouble de ferveur à ton service et que je m’abandonne complètement entre tes bras malgré ma faiblesse, toi la bonté infinie.
Par le don de crainte de Dieu, accorde-moi la grâce de ne plus me laisser aller aux suggestions du démon qui m’inspire de la crainte du châtiment que je mérite.
Enlève de mon âme cette crainte, cette méfiance envers toi et augmente mon amour, ma foi, ma confiance en ton amour miséricordieux. Je désire que ma seule crainte soit désormais celle de te perdre par le péché, je suis tellement fragile. J’ai besoin de ton assistance à chaque minute de ma vie ô Dieu Tout-Puissant!
De plus ô Esprit Saint, fais grandir en mon âme le désir de perfection, de sainteté, de dévouement, d’abnégation au service de Dieu et des âmes. Fais que je sois une petite fiancée fidèle à bien remplir ma vocation. Enlève de mon âme tout ce qui pourrait nuire et être un obstacle à notre union. Voudrais-tu, s’il vous plaît, accorder les mêmes grâces à toutes les âmes des pauvres pécheurs. Si tu savais comme je les comprends ces pauvres âmes, comme je les aime et les plains! Je t’en supplie mon Bien-Aimé, fais descendre sur eux tous les dons de l’Esprit Saint, je t’en remercie pour eux et pour moi. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, aujourd’hui sera une journée de souffrances physiques. Ma journée est à toi et aux âmes. J’offre chacune de mes souffrances en union avec tes souffrances de ta passion et en expiation de mes péchés et des fautes des pauvres âmes. »
Visite chez le médecin pas très encourageante. Il m’avoue franchement qu’il ne peut rien faire pour moi et il me confie à un spécialiste pour les reins. Pendant plusieurs heures d’attente chez le médecin je regardais tous ces gens au regard inquiet et je me demandais : « Que pensent tous ces gens? Est-ce qu’ils sont aussi inquiets et préoccupés au sujet du salut de leur âme? »
– Jésus : « Ma pauvre petite, prie pour chacun d’eux, pour leur âme et leurs souffrances, ce sont tous de grands malades. Pense bien que c’est un peu moi que tu retrouves dans chacun d’eux.
Ma pauvre petite, combien de personnes me consultent comme médecin des âmes, toi la première? Ne suis-je pas le spécialiste pour guérir toutes les maladies des âmes et des corps? Comme le chirurgien, il faut parfois que je fasse une incision, que j’opère dans l’âme afin de lui donner la vie, faire pénétrer en elle l’amour, la confiance, la force pour me suivre. Pauvres humains, peu me laissent travailler librement en eux. Et combien reconnaissent leurs faiblesses et leurs infirmités! »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je te demande humblement et avec confiance la guérison de mon âme malade.
Je marche dans le chemin de la vertu comme une infirme, une aveugle. Je te laisse libre d’opérer en mon âme, enlève tout ce qui peut nuire à ma guérison spirituelle. Pour la guérison de mon corps, je me soumets à ta Sainte Volonté, je ne demande pas de guérir, mais la force d’accepter toujours ces souffrances qui sont devenues utiles depuis que je travaille avec toi pour les âmes.
Mon Bien-Aimé, ma vie t’appartient. Si tu la désires maintenant je te l’offre tout de suite par amour. J’étais heureuse d’apprendre que le médecin ne pouvait que me prolonger dans cette maladie, j’ai la certitude que cette maladie vient directement de toi. Depuis dix ans les médecins font leur possible pour me soulager. Ils admettent qu’ils ne comprennent rien à cette maladie et cherchent encore la cause. Il n’y a pas une partie de mon corps qui n’a pas été atteint par la souffrance. Mais moi, mon Bien-Aimé, je sais ce qui a été convenu entre nous et je ne regrette rien. Je te le répète, je suis tout à toi pour toujours, mon âme et mon corps sont à ta disposition. Je m’abandonne totalement entre tes bras puissants, fais de moi ce que tu voudras. Je te remercie de l’avantage que tu me donnes en me faisant souffrir pour purifier ce corps qui t’a si souvent offensé.
À demain, mon amour. »![]()
– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, si tu savais comme je me sens triste et mélancolique, aide-moi s’il vous plaît. Malgré tout je pense à toi et aux âmes, je t’offre tout. »
– Jésus : « Pauvre petite, confie-moi tes peines, tes ennuis, tes difficultés, je m’en chargerai. Aie confiance, je te protège, ne crains pas, fais aussi confiance à ton directeur. Il t’assure en mon nom que tout va s’arranger, ne te préoccupe que d’une chose, me plaire. Prépare-toi à renouveler ton vœu. Redouble de ferveur, médite bien la devise de l’Association (Âmes Victimes) : Dieu et les âmes par Marie. Médite bien ceci aussi : L’âme victime monte mystérieusement à l’autel avec le prêtre. N’est-ce pas ton désir de travailler pour moi avec le prêtre? Souviens-toi de notre contrat avec ton directeur lorsque je vous demandais votre collaboration. Nous avions chacun notre part. Je demandais à ton directeur d’offrir et de travailler, toi de prier et de souffrir. Moi je ferai le reste et complèterai. Comme tu étais heureuse de travailler pour les âmes, pense à ce beau jour. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je souffre, ne laisse pas entrer le doute dans mon âme, aide-moi, je ne veux pas que ma misère me décourage.
Ma douce Maman du ciel écoute ma voix, je t’en supplie, presse-moi bien fort entre tes bras où je me sentirai en sécurité, protège-moi.
Ô Esprit Saint, donne-moi les lumières nécessaires pour bien accomplir ce que Dieu le Père me demande par son Fils et ce qu’il attend de moi.
Mon Bien-Aimé comme je t’aime et te remercie de ton aide. Malgré mes faiblesses et ma lâcheté à ton service tu t’offres encore à m’aider dans ma misère.
Merci, merci, ne me quitte pas.
À demain.
– Mimi : Je te demande pardon pour le manque de charité envers ces deux personnes. Qu’est-ce que je suis pour me permettre de critiquer ces personnes? Mon Bien-Aimé aide-moi à mettre fin à ces critiques qui augmentent de plus en plus. Je demanderai à mon directeur de m’aider à me corriger de ce défaut. Je te demande pardon, à l’avenir quand je serai tentée de faire une critique, je m’efforcerai de penser à toi, à ta charité. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, vois-tu l’importance et la nécessité de la prière, médite bien le Pater, tu trouveras un remède à ces maux. Fais part à ton directeur de nos entretiens, de tes joies, consolations spirituelles, peines, de tes défauts, tes imperfections, tes tentations, tes ennuis, tes découragements et la cause de tes luttes, de tes négligences à mon service, de tes victoires, de tes projets, de ton idéal. Ne lui cache rien, car il me représente et lui seul peut t’aider, te comprendre. Confiance en moi qui suis en lui. »
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– Mimi : « Jour mémorable pour moi que je viens de vivre. La Fête de Notre Dame du Sacré Cœur. En la présence de mon directeur je renouvelle mon vœu de victime à l’amour miséricordieux, je ne puis écrire tout ce que je ressentais, mon amour et mon émotion étaient tellement grands. Ton étreinte était si forte, j’ai pleuré de joie. Je n’ai jamais ressenti un tel bonheur quoique je sentais la lourdeur de la croix. La douleur était aiguë sur mon épaule gauche, j’ai compris la responsabilité de mon acte. Je crois que mon directeur a deviné ce qui se passait en moi. Je n’ai pas osé lui confier tout, craignant que ce soit illusion. »
– Jésus : « Tu as eu tort ma pauvre petite, car j’ai permis qu’il partage ce bonheur avec toi. Il a déjà connu ce bonheur lorsqu’il s’est donné à moi le jour de son ordination. Ma pauvre petite dis-lui tout. Il partage tes peines, il est témoin de tes luttes, pourquoi ne serait-il pas témoin de tes joies? Cette joie venait directement de moi, ne l’oublie pas. Fais-lui donc confiance, car il prend ma place auprès de toi, pour t’aider dans la mission que tu dois suivre pour me suivre. Ne le laisse plus dans l’ombre.
Ma petite, par le don total de tout ton être à mon service et pour les âmes, tu remplis la même mission que le prêtre, car tu possèdes le même but, sauver les âmes avec moi. Seulement ton travail est plus obscur, plus difficile et pénible étant au milieu du monde, c’est pourquoi je te demande sans cesse d’ouvrir ton âme à ton directeur afin qu’il puisse te diriger et te préparer à ce que j’attends de toi. Ma pauvre petite, laisse-moi travailler librement dans ton âme, il y a beaucoup à faire pour la rendre agréable à mon Père. »
– Mimi : « Ce matin j’ai offert ma communion en action de grâce pour tant de bonté. Accorde-moi la grâce de ne jamais rétracter cette offrande de tout mon être à ton service et pour les âmes.
Ma douce Maman du ciel, soutiens-moi je t’en supplie, donne-moi s’il vous plaît ton assistance. »
– Jésus : « Ne crains pas de tout me donner, mon cœur est grand, il y a de la place pour toi ma pauvre petite. Viens tous les jours, si possible, je t’apprendrai à me connaître et à m’aimer. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je me mets entièrement à ta disposition parce que je t’aime, je ne veux rien te refuser. Je souffre beaucoup, encore une visite chez le spécialiste des reins. Comme le voyage a été pénible et fatigant, mais par obéissance je me soumets aux soins des médecins. Mais intérieurement je sais ce que tu attends de moi et l’importance de mes souffrances. Je t’offre tout en expiation de mes péchés si nombreux et aussi pour les péchés des pauvres âmes. Comme tu me demandes beaucoup en exposant mon corps à un examen qui me répugne et me gêne. »
– Jésus : « Ma pauvre petite offre-moi ce sacrifice en expiation de tes fautes. Combien de fois n’as-tu pas exposé ton corps simplement pour jouir? Pense à la peine que tu me causais chaque fois. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu as raison et je me soumets à ta Sainte Volonté. Aide-moi à garder une figure sereine devant ma chère maman pour ne pas l’inquiéter sur mon état. Avec quelle résignation j’accepte le diagnostic du médecin lorsqu’il me déclare qu’il ne comprend pas mon cas et que ce sera très long. Au lieu de m’attrister j’étais heureuse, car j’avais une preuve certaine que mon Bien-Aimé m’associait plus intimement à sa passion par des souffrances morales et physiques. Je souffre beaucoup, mais je pense à ce que tu as enduré par amour, pour sauver mon âme. Mon Bien-Aimé augmente en moi le désir de te suivre chaque jour dans le chemin de la souffrance. J’ai besoin de tes forces, de ton aide pour travailler fidèlement avec toi au salut des âmes.
À demain mon Bien-Aimé, ma douce Maman du ciel, bonsoir. »
Pour me protéger durant mon sommeil je mettrai mon chapelet dans mon cou, car le démon est toujours là.
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– Mimi : J’avais des distractions en récitant mon rosaire parce que je regardais un tout petit garçon.
– Marie : « Ma pauvre petite si tu regardais mon Fils avec autant d’affection, comme je serais heureuse. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé durant ce mois, accorde-moi la faveur de ne jamais te quitter par le péché, de me soumettre entièrement à ta Sainte Volonté. Je me donne à toi sans réserve et pour toujours, augmente en mon âme le désir du ciel.
Je commence aujourd’hui à travailler ferme avec toi pour les pauvres âmes, aide-moi s’il vous plaît, je suis très fatiguée, à peine quelques heures de sommeil. J’aimerais mieux me reposer un peu, mais mon devoir m’oblige à faire des emplettes.
Je regardais tous ces gens dans la rue et dans les magasins.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre des actes d’amour au nom de tous ces gens. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, je te remercie, combien de gens pensent à moi en ce moment! Tous sont préoccupés par le couronnement de la reine. Ne te mêle pas à la foule, retire-toi près de moi. Offre-moi cela. Prie spécialement pour ceux qui se préparent à cet événement par le péché et par des abus de toutes sortes. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, si tous les hommes préparaient la Fête de la Reine du ciel et de la terre avec autant d’éclat, n’est-ce pas que cela serait consolant pour toi? »
– Jésus : « Ma pauvre petite, enfin tu commences à comprendre toi aussi l’ingratitude des hommes, c’est pour cela que je te demande de bien prier pour réparer toutes ces fautes. Ne l’oublie pas, toi aussi ma pauvre petite tu as déjà été ingrate envers moi et ton directeur, alors répare, expie. »
– Mimi : À l’église, 5 heures 12, visite à mon Bien-Aimé pour lui redire que je l’aime, pour lui demander pardon de mes péchés et aussi pour le remercier, pour lui confier mes peines. Je n’ai pas oublié de prier pour les pauvres âmes. Puis j’ai demandé à ma douce Maman du ciel de me garder entre ses bras comme sa petite fille. Je lui confie les âmes des pauvres pécheurs, des agonisants, des pauvres âmes du purgatoire. Je souffre beaucoup.
– Mimi : « Ma douce Maman du ciel, donne-moi la force de me rendre à la maison, la douleur augmente je peux à peine marcher. Prête-moi ton sourire s’il vous plaît, j’en ai besoin. Merci. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une journée pour toi et les âmes. J’offre spécialement quelques prières aux intentions de notre nouvelle souveraine. Que Dieu l’aide, la protège, que tout dans sa vie soit mesuré par la sagesse.
Ô Esprit Saint donne-lui s’il vous plaît les lumières nécessaires pour gouverner et régner avec autorité sur le peuple que Dieu lui confie. Fais que nous soyons toujours libres de pratiquer notre religion. »
– Jésus : « Ma petite, sacrifie tous ces moments, n’assiste à aucune démonstration, reste chez toi à prier pour tous les gens qui manifestent à leur manière et qui m’offensent. Répare par des actes d’amour. Pauvres hommes si indifférents, combien pensent à rendre les hommages qui sont dus à ma Divine Mère, à la reine de l’univers. »
– Mimi : Le soir il y avait des feux d’artifices à l’occasion de cet événement. Je pensais comme les gens devaient se réjouir d’un si beau spectacle à la vue des fusées lancées vers le ciel avec éclat.
– Mimi : « Mais comme tu serais heureux mon Bien-Aimé si cette foule de gens t’offraient des actes d’amour avec leurs fusées! »
– Jésus : « Ma pauvre petite, si tu connaissais l’indifférence des hommes. Chaque jour je leur offre un spectacle grandiose, dans les airs, dans la mer, sur la terre, par tout ce qui les entoure, par le changement des saisons.
Il y a même des merveilles qui se produisent tous les jours dans l’homme, par le bon fonctionnement du cœur et de leur organisme. Et dans les âmes qu’est-ce que je ne fais pas pour eux, pour leur prouver mon amour! Ils ne veulent pas comprendre, admettre que je suis le Créateur, le Dieu Tout-Puissant.
Ma pauvre petite partage ma peine, dis-moi que tu m’aimes, que tu crois en moi, que tu espères en moi, que tu attends tout de moi, mais dis-moi surtout que tu m’aimes. »
– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé, tu cherches un cœur pour te consoler et bien prends le mien et garde le toujours, il est à toi ô amour infini! Viens reposer ta tête sur mon épaule mon Bien-Aimé. Ensemble nous échangerons de doux aveux, encore une fois je t’aime, je t’adore.
À demain.
Bonsoir, ma douce Maman du ciel, Marie reine des cœurs apprends-moi à suivre et aimer Jésus comme il doit être aimé, aide-moi s’il vous plaît à lui rester fidèle. Enseigne-moi la science de l’humilité afin que je reste toujours bien petite entre tes bras puissants. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre toute ma journée. Fais de moi ce que tu désires. Ô mon amour garde-moi près de toi, j’ai besoin de toi, tu le sais bien. La lutte est terrible, le démon m’attaque de tous les côtés, écoute ma voix, j’ai confiance en toi, je te demande ton assistance mon Bien-Aimé.
J’aimerais mettre de l’ordre dans mes petites feuilles, cela me permet de causer un peu avec toi et de m’approcher de toi de plus en plus. Voilà les circonstances m’obligent à te quitter pour répondre à plusieurs appels venant de différentes personnes, cela me fatigue un peu. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, tu conversais quand même avec moi lorsque tu parlais aux personnes qui te demandaient un peu de soulagement en te racontant leurs peines, leurs ennuis. Sois patiente, indulgente avec tous, ne fais pas d’exceptions. Est-ce que mon amour a fait des exceptions pour soulager les âmes? Avec toi ma petite, ne suis-je pas patient à écouter tes plaintes, tes peines, etc. et même parfois j’écoute en silence tes manquements à la charité lorsque tu te permets de critiquer certaines personnes. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de m’aider en me montrant à chaque instant mes fautes, mes erreurs.
Ô Esprit Saint, éclaire-moi davantage et donne-moi la force pour combattre tous mes défauts, j’ai aussi besoin de force pour confesser ma faiblesse. Je constate qu’il me faudra beaucoup travailler pour entreprendre de me corriger.
Je crois mon Bien-Aimé que tu es content de ta petite fille. Ce soir j’ai fait mon possible, pendant trois heures de conversation à ne pas critiquer. Cependant j’avais l’occasion, mais je suis restée patiente et silencieuse sur certains sujets. Je voulais réparer la peine que je t’avais causée aujourd’hui. Je te remercie de m’avoir aidée durant ces trois heures, je suis très fatiguée. Bonsoir mon Bien-Aimé, bonsoir ma douce Maman du ciel, à demain.
Ce soir la tentation reprend de critiquer ; mon Bien-Aimé, avec ton aide, je n’ai pas laissé tomber une parole de critique, merci. La lutte a été dure, pauvre nature humaine, pauvre langue, que de peine j’ai dû te causer souvent. Désormais mon Bien-Aimé aide-moi, s’il vous plaît, à conserver ma langue intacte et pure pour te recevoir avec tout le respect possible. Que ma langue ne serve qu’à chanter tes louanges et à te redire sans cesse que je t’aime mon amour. Lorsque je m’approcherai de mon prochain, fais qu’il n’y ait aucune parole que je prononce qui ne soit contraire à la vérité. Protège-moi de tout péché commis par la langue, de toute médisance, de mensonges, de calomnies, de gourmandise, etc. Demain lorsque mon directeur déposera sur ma langue cette blanche hostie, mon Bien-Aimé fais que je garde présent à ma mémoire que tu es venu là sur cette langue, te reposer quelques instants. Fais aussi que je me souvienne toujours que ma langue soit purifiée autant que mon âme pour bien t’accueillir et te recevoir avec respect et amour. »
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– Mimi : « Bonne fête mon Bien-Aimé, comme j’aimerais partager ce grand bonheur dans le ciel.
Ma douce Maman du ciel, voudrais-tu déposer sur le front de ton doux Fils, un baiser de fête. Prête-moi aussi ton cœur pour lui offrir ce baiser, avec tout ce qu’il contient d’amour pur.
Mon Bien-Aimé j’ai tellement de peine de ma conduite à ton égard. En ce beau jour de fête je n’ai pas été fidèle au rendez-vous où tu m’attendais avec tout ton cœur. Je regrette sincèrement ma conduite. Après tant de preuves d’amour, pourquoi mon cœur est-il si froid, si indifférent?
Pauvre Jésus comme je ne mérite pas toute l’attention que tu me portes, suis-je assez ingrate? Je suis tellement faible et mes défauts sont si grands. Mon Bien-Aimé pour te prouver que je t’aime malgré toute la répugnance que je ressens, je ferai ce que tu me demandes (mortifier mon corps). Avec la permission de mon directeur, je ferai plus pour expier et réparer, pour partager un peu les souffrances de ta passion. Mon Bien-Aimé donne-moi la force morale nécessaire; tu sais que je suis lâche à ton service, sans toi je ne puis rien. »
Le soir
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé de ta grande miséricorde. J’ai fait part à mon directeur de cette lutte, il m’a beaucoup aidée par ses conseils, il m’assiste sans cesse de ses prières et de ses sacrifices.
Il me parle de toi, de ta miséricorde infinie avec tant de chaleur, d’amour, de conviction, que je ne puis rester insensible à toutes ses paroles, surtout lorsqu’il me parle de ton amour pour moi, de ma mission, de ce que tu attends de moi, de mes misères.
Comme je me trouve ingrate, indifférente à ton service, je suis si lâche, pardonne-moi mon Bien-Aimé. Malgré mes manquements, malgré ma faiblesse, tu le sais bien que je t’aime, que je te préfère à tout et que mon grand désir est qu’un jour tu deviennes mon époux mystique. Il y a si longtemps que je te cherche ô mon amour!
Ma douce Maman du ciel, garde-moi bien près de ton Fils Bien-Aimé, je serais tellement triste de le perdre. Je ne puis plus vivre sans lui, mon unique bien, mon trésor caché, mon seul amour, mon Dieu à moi.
J’ai hâte, grâce à mon directeur je vais pouvoir te recevoir demain, merci et bienvenue dans ma pauvre petite âme si malade. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, dans une heure j’aurai le grand bonheur de te recevoir de nouveau, toi mon amour, mon Dieu, mon tout.
Ma douce Maman du ciel, prête-moi ton cœur pour bien recevoir ton doux Fils, ton Jésus.
Ma joie est tellement grande, comme je t’aime ô bonté infinie. Après toute la peine que je t’ai causée hier et durant toute ma vie, tu me pardonnes et tu es là présent en moi. Que puis-je te refuser maintenant que je suis tout à toi et à ton service. J’accepte avec amour tout ce que tu voudras de moi aujourd’hui et toujours. Je me soumets à ta Sainte Volonté. »
– Jésus : « Merci ma pauvre petite, tu fais preuve de bonne volonté. Je crois à ta sincérité d’enfant. Ce que je désire de toi est ta pleine confiance en mon amour pour toi. Ne doute pas de ce qui se passe entre nous, de nos entretiens, de notre union future, de ta mission. Ce n’est pas une illusion. N’ai-je pas le droit de converser avec toi comme je le veux et par les moyens qu’il me plaît, qui sont à ma portée? Je te veux tout à moi. Demande à ton directeur qu’il te prépare à notre prochaine rencontre. »
– Mimi : « De quelle rencontre me parles-tu mon Bien-Aimé? »
– Jésus : « Ma petite fille, puisque je te désire toute à moi, à moi seul, Je suis parfois un Dieu jaloux.
Je veux m’assurer de ta fidélité à mon service, car j’ai besoin de toi. Ce que j’attends de toi, de cette rencontre, tu l’apprendras vite si tu es soumise à ma Sainte Volonté. Ma petite, fais-moi confiance, es-tu prête à souffrir avec moi pour sauver les âmes? Il ne te reste pas de temps à perdre, le temps presse, ton temps est précieux. Souviens-toi de cette phrase que je te disais dans un de nos entretiens :
« Que serait la croix sans la victime? »
Médite aussi cette autre devise de l’association :
« Dieu et les âmes. »
Ne te trouble pas, sois calme, je serai toujours avec toi. Ne l’oublie pas, tu es encore humaine! Tu auras encore à lutter. Fais part à ton directeur de tous nos entretiens, ouvre-lui complètement la porte secrète de ton âme. Fais-lui confiance, lui seul peut t’aider à préparer notre rencontre, notre union, reste en paix ma pauvre petite fille, ma Bien-Aimée. Vois mon amour pour toi. Je m’abaisse à venir en toi, moi ton Dieu je suis là dans ta pauvre petite âme remplie de misère. N’es-tu pas la plus petite de mes créatures, la plus faible?
Si je te cherche sans cesse, si je t’appelle constamment, c’est que mon unique désir est de te protéger afin de te posséder entièrement. Tu connais aussi mon désir de faire de toi ma petite épouse. Ce n’est pas parce que tu le mérites que je m’intéresse à toi, mais précisément parce que tu es la plus petite, la plus fragile de mes créatures, tu as tellement besoin de moi à chaque instant de ta vie. Ma pauvre petite, pense un peu, ta conduite aurait pu m’éloigner de toi pour toujours. Non, j’ai été patient, miséricordieux. Vois ce que mon amour a fait pour toi, sans moi tu n’es rien. »
– Mimi : « Oui, mon Bien-Aimé, tu as raison, comme je suis si petite entre tes bras puissants. Pardonne-moi ma conduite, je sais que je ne comprends pas tout ce que tu me demandes, cependant j’accepte tout avec amour, je me donne à toi quand même, pour toujours. Donne-moi la main et dirige-moi où tu voudras. Je marche à tes côtés les yeux fermés, mais le cœur grand ouvert pour toi mon Bien-Aimé, mon amour.
Ma douce Maman du ciel apprends-moi à dire mon fiat en toute circonstance, dans la paix du cœur comme dans la sécheresse, accorde-moi la grâce de ne jamais te quitter.
Bonsoir à demain, ô Esprit Saint je crois en toi, fortifie-moi, éclaire-moi toujours dans les ténèbres. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, je m’offre à toi par amour. Comme nous allons bien travailler ensemble pour les âmes. Je souffre affreusement moralement et physiquement, la lutte est terrible. Mon Bien-Aimé, donne-moi la force pour résister aux tentations. »
– Jésus : « Ma petite fais un acte d’humilité, va confier à ton directeur tes tentations, parle-lui de tout, ne te gêne pas pour lui ouvrir la porte de ton âme. Il te conseillera, je te le répète, lui seul peut t’aider, n’oublie pas qu’il me représente. Avec la permission de ton directeur, renouvelle ton vœu d’obéissance. »
– Mimi : « Merci mon Bien-Aimé, je suis heureuse d’avoir suivi tes conseils. Je me suis confiée à mon directeur. Par ses paroles et ses conseils, je reprends courage pour continuer cette lutte, je sais que je ne suis pas seule pour travailler pour toi et les âmes. »
Je m’approche de ma douce Maman du ciel pour la remercier de tant de délicatesse.
– Mimi : « Merci ma douce Maman du ciel, tu as devant toi ta pauvre petite fille qui est heureuse d’avoir remporté une petite victoire sur mon amour propre. Merci de ton assistance, je veux aussi redire que je t’aime, que tu es belle, que ton sourire est consolant, encourageant.
Ma douce Maman du ciel, je t’en supplie, apprends-moi à aimer Jésus comme tu l’aimes.
Prête-moi ton cœur de Mère pour aimer les âmes, mets sur mes lèvres ton sourire afin que je puisse m’approcher de mon prochain avec sincérité, avec amour et avec charité. Donne-moi s’il vous plaît la force pour redire mon fiat chaque jour, enlève aussi de mon âme ce qui te déplait. Garde-moi bien dans tes bras de Mère avec les âmes des pauvres pécheurs que je te confie. Comme je les plains, comme je les comprends, surtout lorsqu’ils sont seuls pour lutter. Ma douce Maman du ciel, toi qui nous as donné la vie, n’oublie pas tous tes enfants, surtout les plus malheureux, garde-les bien près de ton cœur de Mère, où ils sont en sécurité.
Délivre s’il vous plaît les pauvres âmes du purgatoire qui ont déjà tant expié et aimé. Je te confie aussi toutes les âmes avec toutes leurs misères humaines. Voudrais-tu s’il vous plaît jeter un regard, un sourire sur les agonisants pour leur donner l’espoir du pardon, l’espérance du ciel où tu les attends avec ton doux Jésus.
Augmente en mon âme le désir de me donner, de me sacrifier pour mon prochain comme tu t’es donnée par amour pour moi. Je me jette avec confiance dans tes bras afin que tu puisses m’offrir, par les mains du prêtre avec ton doux Jésus, à Dieu le Père. Je te confie un autre de tes enfants, celui qui a charge de mon âme. Augmente en lui la sainteté, accorde-lui toutes les joies et consolations spirituelles et temporelles possibles sur la terre en récompense de son dévouement au salut des âmes. Je t’en supplie, montre-lui ton sourire divin, si radieux, je suis certaine qu’il sera si heureux.
Ma douce Maman du ciel faites ça pour moi. Un sourire pour toi coûte si peu et pour nous c’est tout, c’est l’espérance, la confiance, c’est l’amour. Fais-moi plaisir je te demande un sourire pour lui, il le mérite bien.
À demain. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, à peine 5 heures du matin et tu es là près de moi pour entreprendre une autre journée, pour travailler à la sanctification des âmes. Me voilà à ta disposition. J’ai eu le grand bonheur d’assister à la sainte messe. Par une circonstance que je ne puis comprendre, comment se fait-il qu’au moment de la sainte communion le prêtre s’avance vers nous, il s’arrête, puis regarde mes deux compagnes et tout à coup s’approche de moi et me donne la sainte hostie. À ma grande surprise, il laisse mes deux compagnes sans communion. Ce que je ne puis expliquer c’est qu’au début de la messe le prêtre nous ayant demandé si nous désirions communier et notre réponse ayant été oui, je ne comprends rien à cela. J’ai ressenti une grande peine pour mes compagnes. Je me disais : elles sont probablement mieux préparées que moi à te recevoir. Puis après la messe le prêtre dit à mes compagnes, maintenant si vous désirez communier venez à la sacristie, je vous donnerai à communier. Je ne puis m’expliquer cette situation, je me demande pourquoi? »
– Jésus : « Ma petite, ne cherche pas à comprendre, j’ai permis cela pour te donner une preuve sensible que je te désire tout à moi, moi seul. Je sais que tu as ressenti de la peine pour tes compagnes. Si elles n’ont pas communié au même moment que toi, c’est que je me suis penché sur toi, le plus vite possible parce que le démon était tout près de toi pour me ravir cette communion et pour mettre le trouble dans ton âme. En agissant ainsi je voulais te protéger et te prouver une fois de plus mon amour. Ne cherche pas à tout comprendre. »
– Mimi : Dans l’après-midi à l’église visite au saint sacrement.
– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé me voilà, il y a longtemps que j’attendais ce moment où nous échangerions de doux aveux. Qu’il fait bon entre tes bras mon amour. Mon bonheur est si grand que j’oublie que je suis encore sur la terre. Moi qui désirais te parler longuement après ce grand bonheur, cette étreinte si douce, ces doux aveux, je suis là et je reste muette. Mon bonheur est si grand, tout ce que je puis te dire est merci mon Bien-Aimé. Comme je t’aime, je désire en ce moment multiplier mes actes d’amour.
Il ne faut pas que je sois égoïste, ne penser qu’à moi pendant ces doux instants. Mon Bien-Aimé protège notre Saint Père et toute ton Église. Je te prie aussi pour mon directeur. Tu connais ma prière que je récite tous les jours à ses intentions. Je te confie les âmes des évêques, des prêtres, des missionnaires, des religieux, religieuses, missionnaires et laïques. Je te confie le succès des vocations sacerdotales et religieuses, puis je te demande aussi de protéger toute la jeunesse. Donne le courage et la résignation aux malades, aux infirmes, donne la persévérance à ceux qui luttent et qui sont seuls.
Je te demande la paix dans le monde entier, spécialement dans les familles et dans les âmes de chaque personne. Je te demande la conversion des pauvres pécheurs de tous les pays du monde. Protège les époux, donne-leur le courage de bien remplir leur devoir d’état.
Je te demande aussi le baptême pour chaque enfant qui doit naître dans le monde, je te demande le baptême pour les infidèles.
Guide les voyageurs, jette un regard de pitié sur les soldats, les marins, les aviateurs, les prisonniers qui sont victimes et aussi pour les condamnés à mort afin qu’ils se reconnaissent coupables et qu’ils regrettent leurs actes.
Bénis ceux qui sont persécutés, les martyres, protège ceux qui souffrent moralement et physiquement, regarde ceux qui prient, ceux qui pleurent, console les pauvres. Fais miséricorde aux prisonniers et aux condamnés à mort afin qu’ils puissent se reconnaître pécheurs avant de paraître devant toi. Jette aussi un regard sur les âmes des agonisants, délivre les âmes du purgatoire. Je te confie toutes les âmes avec leurs faiblesses, leurs misères humaines.
Bénis ma petite maman et ma famille, mes amis, mes ennemis. Je t’en supplie, mon Dieu regarde cette foule, ce sont tes enfants. Je te demande pardon, miséricorde pour eux et pour moi, aie pitié d’eux s’il vous plaît.
Mon Bien-Aimé, mon grand désir est que ton règne arrive sur cette terre, que les hommes te reconnaissent pour leur Créateur, leur Dieu. Comme je voudrais que tout le monde t’aime et ne t’offense plus volontairement. Mon Bien-Aimé aie pitié de leurs faiblesses, de leur ignorance.
Mon amour, en réparation de tous ces maux je m’offre à toi avec amour, à chaque heure du jour et de la nuit, pour réparer mes péchés et ceux de mon prochain. Je veux aussi réparer pour ceux qui n’y pensent pas, pour ceux qui ne veulent pas. Je m’offre surtout pour te consoler de l’indifférence des hommes. Puisque je t’appartiens il faut que je travaille ferme pour les âmes, je les désire toutes pour toi. Mais mon Bien-Aimé, sans toi je ne puis rien.
Tu es toute ma force, mon appui, mon soutien, mon espoir, augmente en moi le désir de souffrir avec toi pour sauver les âmes. Donne-moi la force et le courage de suivre ma vocation telle que tu la désires pour moi.
Mon amour, malgré les épreuves et les tentations qui m’entourent, augmente en moi le désir de t’aimer de plus en plus et de devenir un jour ta petite épouse. Je ne veux jamais rétracter cette offrande de tout mon être à ton service et pour les âmes.
Pour terminer, je demande à l’Esprit Saint de descendre dans toutes les âmes de l’univers.
Ma douce Maman du ciel, je dépose entre tes bras toutes mes demandes et tous les besoins de chaque âme, accepte aussi des actes d’amour en réparation de mes péchés, des fautes de mon prochain. Tu sais, ils ne sont pas si méchants, mais ils sont très faibles, pitié pour eux s’il vous plaît.
Comme le temps passe vite près de toi mon amour. Je suis triste à la pensée de te quitter. Je te remercie pour le grand bonheur que tu me procures en passant devant chez moi avec la procession de la Fête Dieu. Mon Bien-Aimé j’aurais aimé aller te rendre visite au reposoir, mais mon devoir d’état était de rester à la maison. Mon Bien-Aimé puisque tu es là présent en moi je t’offre mon âme pour reposoir. Je veux te rendre tous les hommages qui te sont dus, toi le Roi du ciel et de la terre. »
– Jésus : « Je te remercie ma petite fille, offre-moi souvent asile dans ton âme. Les hommages que je reçois de ton pauvre petit cœur me consolent.
Si tu savais la joie que tu me procures lorsque tu agis avec simplicité et humilité comme un petit enfant. Fais-moi confiance et dis-moi souvent que tu m’aimes, ne te gêne pas pour lancer vers moi les élans de ton amour pour m’exposer les désirs de ton âme. Je comblerai ton idéal ma petite fille. C’est à mon tour de t’apaiser ma chère petite à moi, ma Bien-Aimée, mon espoir, car tu sais j’attends beaucoup de toi. »
– Mimi : « Merci mon amour de tant de délicatesse, je ne mérite pas tant. Tu connais si bien mon passé. Malgré tout tu m’appelles ta Bien-Aimée, quel bonheur! Ô bonté infinie, je crois en toi, en ton amour miséricordieux pour la pauvre petite fille que je suis. En retour je veux t’aimer comme tu le mérites mon Dieu, mon Tout. Que j’ai hâte de devenir un jour ta petite épouse bien humble et soumise. Je demeure toujours ta petite fille aimante, merci mon Bien-Aimé, à demain.
Bonsoir ma douce Maman du ciel, augmente en mon âme l’amour pour ton Fils Bien-Aimé, je te demande aussi pour les âmes, le désir du ciel.
Mon bon ange, veille sur moi et protège-moi s’il vous plaît. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, encore une journée pour toi et les âmes. Mon amour aide-moi à bien travailler, à peine quelques heures de sommeil, je souffre terriblement, mais je t’offre tout par amour en expiation de mes fautes. Pardonne-moi de mon impatience, de mes critiques, envers cette personne. Je suis dans tous les états d’apprendre que cette personne doit venir me rendre visite, cela m’ennuie, me contrarie énormément. »
− Jésus : « Ma petite, regarde-moi, pense à ma patience envers toi, à mon silence devant tes manquements, devant tes péchés et ceux des hommes. Ma petite ne nous laisse pas seuls à travailler, cet après-midi offre-moi cette visite qui te répugne, c’est une âme tu sais! »
– Mimi : « Pardonne-moi mon Bien-Aimé de mon moment de faiblesse, je veux réparer, avec ton aide je ferai tout ce que tu me demandes parce que je t’aime.»
Le soir.
– Mimi : « Merci de ton assistance, la lutte a été difficile, mais par amour pour toi j’ai reçu cette visite. Je suis restée une heure et demie debout à l’écouter parler, il ne voulait pas s’asseoir, il était plus à son aise disait-il. Il me parla de ce qui l’intéresse, de ses projets, etc. C’est un grand malade.
Durant ce temps je sentais mes forces me laisser. Mon Dieu, augmente ma patience, je dois me rappeler qu’il a une âme comme tu me le disais.
Je m’efforçais de sourire, à paraître intéressée, je dois aussi être indulgente avec ce malade. Je t’en supplie, aide-moi s’il vous plaît. Maintenant mon Bien-Aimé je suis si fatiguée, je viens me reposer près de toi.
Ma douce Maman du ciel veille sur moi s’il vous plaît, berce-moi entre tes bras comme ton enfant, j’ai besoin de tes caresses ce soir, je souffre et j’ai beaucoup de peine. Donne-moi la main, donne-moi la force d’entreprendre une autre journée à ton service. Bonsoir, ma douce Maman du ciel.
À demain mon Bien-Aimé. »
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– Mimi : « Comme tu me demandes de travailler vite ce matin, à peine trois heures, je me suis réveillée par le bruit du tonnerre, un orage épouvantable. Maman dort du sommeil du juste. Merci mon Bien-Aimé, car elle aurait eu peur, elle est si malade et si craintive depuis quelques années. Veille sur elle s’il vous plaît. Mon Bien-Aimé je suis à toi. Je te demande sincèrement pardon pour mes péchés, miséricorde pour les âmes. »
Mon entretien avec mon Bien-Aimé a duré trois heures, trois heures de prières et de sacrifices. J’ai si terriblement mal à la tête que je n’en peux plus.
– Mimi : « Donne-moi la force nécessaire pour continuer à travailler pour toi. Je resterais bien couchée à me reposer, mais il faut que j’accomplisse mon devoir d’état, je peux à peine marcher tellement les douleurs physiques sont intenses. »
– Mimi : Dans l’après-midi au magasin.
J’attendais pour me faire servir, il y avait beaucoup de gens. Je sentais l’impatience s’emparer de moi.
– Jésus : « Ma pauvre petite es-tu toujours si empressée à me servir? Offre-moi ce sacrifice en expiation de tes fautes, n’oublie pas tes enfants les âmes. »
À l’église.
– Mimi : « Enfin mon Bien-Aimé, je suis si lasse, je viens refaire mes forces, je veux me reposer entre tes bras, je souffre beaucoup, mais je t’aime. »
− Jésus: « Ma pauvre petite ne te gêne pas pour pleurer en ma présence, oui laisse couler tes larmes, viens plus près de ton Bien-Aimé. Je partage tes peines, je sais que ta croix est lourde à porter, mais je suis là à tes côtés. Ta croix serait encore plus pesante à porter si je n’étais pas avec toi pour t’aider!
Regarde-moi bien sur la croix. Es-tu capable de me refuser ce que je te demande? Ce que tu endures n’est rien à comparer à mes douleurs. Offre-moi spécialement ce mal de tête, pense à ma couronne d’épines que tu as placée plusieurs fois sur ma tête, par tes péchés. Offre-moi aussi les douleurs que tu ressens au cœur et pense à mon cœur qui a tant aimé les hommes. Offre, répare, expie pour l’indifférence et la froideur des âmes qui ne veulent pas croire à ce cœur qui souffre et aime en même temps. Pourquoi gardent-ils toujours ce doute envers moi, pauvres âmes? »
– Mimi : « Bonsoir mon amour, si tu as encore besoin de moi cette nuit, c’est avec amour que je m’offre.
À demain.
Ma douce Maman du ciel, merci d’être près de moi, ton sourire me console et m’aide à atteindre mon idéal. »
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– Mimi : « Bonjour mon amour, qu’il fait beau! Je te remercie du beau soleil. J’ai besoin de toi pour m’aider à entreprendre tout mon travail, les forces physiques me manquent. Je suis très fatiguée avant même d’avoir commencé ma journée.
Merci mon Bien-Aimé de ton aide, je suis heureuse, il me semble que j’ai bien travaillé. Mon travail était pénible et je ne me sentais pas la force d’entreprendre tout ce que je devais faire. Mais avec toi en moi, je sens mes forces renaître, ne me quitte pas mon Bien-Aimé. »
– Jésus : « Ma pauvre petite ne compare pas mon amour à celui des hommes. Pourquoi crois-tu que je te quitterais sans raison? Ne m’offres-tu pas chaque jour asile dans ton âme? Fais-moi confiance, je t’aime malgré tes faiblesses ma pauvre petite. »
– Mimi : « Bonsoir mon Bien-Aimé et je te demande pardon pour mes fautes d’aujourd’hui. Je souffre beaucoup mon Bien-Aimé, je te demande pardon.
Ma douce Maman du ciel, dis-moi comment agir pour plaire davantage à mon Bien-Aimé et pour lui faire oublier toute la peine que je lui cause par ma conduite ingrate et méfiante.
Ma douce Maman du ciel augmente en moi l’amour, la confiance et le désir du ciel. Je te le demande aussi pour les pauvres âmes des pécheurs, à demain.
Bonsoir. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé je m’offre à toi aujourd’hui, accorde-moi la grâce de ne pas t’offenser. Je désire bien travailler pour te plaire. Mon Bien-Aimé donne-moi la patience s’il vous plaît dans tout ce que j’aurai à faire cet avant-midi, j’ai tellement de travail. »
Mais voilà que les circonstances m’obligent à interrompre mon travail pour répondre à plusieurs appels téléphoniques qui durent près d’une heure.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je te demande pardon pour la peine que je t’ai causée en critiquant deux personnes. Pour te faire oublier mes manquements, je veux réparer en m’imposant le silence, aide-moi s’il vous plaît. Je désire tant corriger ce défaut. Qu’est-ce que je suis pour me permettre de critiquer et condamner l’attitude de mon prochain? Mon Bien-Aimé j’ai honte de ma conduite et je te demande sincèrement pardon. Vois ma faiblesse, en quatre occasions j’ai encore critiqué ces personnes. Mon Bien-Aimé je t’en supplie aide-moi à me défaire de ce défaut. »
– Jésus : « Ma petite, je vais t’aider, confiance. »
– Mimi : « Bon, voilà que je me brûle en travaillant, la douleur est intense. Mon Bien-Aimé je souffre beaucoup, j’ai de la difficulté à terminer mon travail. »
– Jésus : « Ma petite fille, offre-moi cette brûlure, car j’ai permis cela pour t’aider à déraciner de ton cœur ce sentiment de critique. Pense un peu à la douleur que je ressentais aujourd’hui à chacune de tes critiques!
À l’avenir garde le silence pour moi et les âmes. Par ce moyen tu te corriges, en agissant ainsi tu me plairas, je t’aiderai. »
– Mimi : « Oui mon Bien-Aimé je t’offre tout par amour. Que ta bonté est infinie. Ta miséricorde est grande.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi s’il vous plaît à bien préparer mon cœur pour recevoir mon Bien-Aimé.
Ô Esprit Saint éclaire-moi afin que je puisse comprendre l’énormité de mes péchés, donne-moi la force nécessaire pour me corriger.
Je vais me préparer à faire une sincère confession, je désire tellement purifier mon âme pour bien te recevoir demain. Que j’ai hâte, ma joie est immense, mon amour je suis à toi pour la vie.
À demain. »
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– Mimi : « Quel beau jour mon Bien-Aimé! Je te souhaite une bonne fête. J’aimerais être près de toi pour te prouver mon amour et te combler de doux baisers. À l’occasion de ta fête, en présence de ma douce Maman du ciel, je m’offre à toi avec tout mon amour et ma bonne volonté ô miséricorde infinie! Je t’en supplie, consume-moi par ton amour, comme un feu dévorant, imprime dans mon âme un désir plus grand de te posséder entièrement.
Sans toi je ne puis rien. Si tu savais comme je t’aime malgré mes sentiments de froideur, de faiblesse qui sont à la surface de mon cœur. Mais mon Bien-Aimé scrute le fond de mon âme, tu constateras qu’il y a de la place pour toi et pour toujours. S’il y a quelque chose qui te peine dans ce cœur, mon Bien-Aimé, enlève, déracine tout ce qui peut nuire à notre union. Rends-le doux, humble et doux comme le tien. Je désire tellement t’offrir un cœur pur. Par ton amour ardent, réchauffe mon cœur si froid, donne-moi le courage de te suivre. Chaque jour je constate ma faiblesse, mais c’est à toi que je viens découvrir mes misères, mes peines, mes regrets, ma honte pour ma conduite méprisable à ton égard par mon manque de confiance parfois. Malgré ma faiblesse et les doutes, malgré mon ignorance, malgré tout je viens à toi chercher asile dans ton divin cœur. Je viens chercher l’amour, la vie, je viens chercher la force, la lumière, la vérité. Fais de moi ce que tu voudras, je suis à toi, j’ai confiance en toi. Donne-moi un cœur nouveau, libre, capable de t’aimer sans fin. Garde-moi toujours près de toi.
Bonsoir ma douce Maman du ciel, accorde-moi la grâce de bien dire mon fiat chaque jour. Malgré la sécheresse spirituelle où je me trouve en ce moment, il faut que j’écrive par obéissance, je déteste écrire dans cette condition.
Mon Dieu augmente en moi la foi. Esprit-Saint éclaire-moi. Que c’est pénible de faire son possible pour marcher dans le droit chemin sans avoir la certitude d’y être.
À demain mon Bien-Aimé. Bonne nuit, ma douce Maman du ciel. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé, j’ai besoin de toi spécialement ce matin pour faire face à une situation très embarrassante. Par amour pour toi et en expiation de mes fautes, je recevrai cette personne et je garderai le silence sur tout ce qu’elle me dira. Mon Bien-Aimé donne-moi la force nécessaire et le courage de tout offrir. Le démon me tourmente, me suggère de me défendre devant l’injure dont j’ai été l’objet hier soir. Il me dit que ce n’est pas déplaire au Bon Dieu que de se défendre, c’est établir la justice, c’est faire preuve de courage, je trouve cela très louable d’avoir du courage, etc.
Mon Bien-Aimé je t’en supplie, la lutte est terrible, pauvre nature humaine, je constate bien que je ne suis pas forte, fais-moi connaître ce que je dois faire et dire pour être juste envers cette personne et pour ne pas t’offenser. »
– Jésus : « Ma petite fille, n’écoute que ma voix qui est la Vérité. Offre-moi tout par amour et garde le silence, sois certaine de me plaire. »
– Mimi : Dans l’après-midi à l’église.
Je faisais mon examen de conscience avant la confession. J’étais craintive, je me demandais pourquoi cette méfiance, pourquoi ces doutes.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé aide-moi s’il vous plaît, mon ennemi est près de moi, j’ai peur et je tremble. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, fais-moi confiance, pourquoi craindre? Je suis en toi, relève-toi, reprends courage et va confier à ton directeur cette lutte. Parle-lui de tes doutes, de tes craintes, de tes tentations. Fais-lui confiance, car il me représente et je me manifesterai en lui pour augmenter ta foi. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé apprends-moi de la bouche de mon directeur ce que tu attends de moi. »
Après ma confession,
– Mimi : « Que je suis heureuse, merci mon Bien-Aimé pour tant de bonté. Je te demande sincèrement pardon pour mon manque de confiance envers toi, ô bonté infinie!
Ô Esprit Saint, éclaire mon intelligence afin que je puisse mettre en pratique les conseils que mon directeur vient de me donner pour le plus grand bien de mon âme.
Ma douce Maman du ciel, vois à tes pieds ta pauvre petite fille. C’est avec confiance que je m’approche de toi pour te redire toute la peine que je ressens pour ma conduite si ingrate envers ton doux Fils. Malgré ma conduite si méprisable, tu te penches encore vers moi pour m’aider à reprendre la route du ciel. Ma douce Maman du ciel, je t’implore, vois avec quelle ardeur je désire obtenir ma vraie et sincère conversion. Je m’abandonne entre tes bras de Mère, je me repose près de ton cœur, comme ton enfant, je suis si fatiguée. Un seul regard vers toi me donne la force de lutter. Ton sourire si aimant m’attire à toi.
Ma douce Maman du ciel, aide-moi à bien comprendre l’immense amour que ton doux Fils me porte malgré mes ingratitudes et mon manque de confiance. Change mon cœur, augmente ma ferveur pour diminuer ma tiédeur, donne-moi la confiance pour éloigner la méfiance et la crainte. Fais-moi la grâce d’avoir un cœur brûlant d’amour pour ton doux Jésus, que cet amour consume tous les obstacles à notre union.
Fortifie ma foi en l’amour miséricordieux de ton doux Fils pour la pauvre petite fille que je suis. Accorde-moi la grâce de ne jamais laisser entrer volontairement dans mon esprit et mon cœur, le doute et le manque de confiance. Augmente en moi le désir du dévouement envers mon prochain et les âmes des pauvres pécheurs. Protège-moi contre tout sentiment de vanité, d’orgueil, d’égoïsme qui se glissent en moi depuis quelque temps. Donne-moi le mépris de moi-même et des choses créées. »
Je méditais : Qu’est-ce que j’étais, qu’est-ce que je suis sans toi? Je restais silencieuse, comme j’étais émue devant ma conduite si ingrate envers mon Créateur, mon Dieu.
− Mimi : « Mon Bien-Aimé, (je regardais Jésus crucifié, je me disais voilà mon œuvre.) Pardon mon Bien-Aimé, pardon, ma peine est tellement grande, je ne puis exprimer ici tout mon repentir. Devant un tel spectacle, comme je voudrais trouver les mots qu’il faudrait pour te faire oublier un peu ma conduite, mais je suis là muette, c’est le vide complet dans mon esprit. Je souffre. »
– Jésus : « Mais ma pauvre petite, regarde-moi avec amour et confiance. Je te comprends. Bien des personnes m’offrent de belles phrases, de beaux discours, de longues prières et toutes ces demandes.
Bien souvent leur esprit est préoccupé, ils ne veulent obtenir que leurs désirs et ce qui leur plaît, ils ne pensent pas à s’offrir pour accomplir ma Sainte Volonté. C’est si simple, si facile de vivre avec moi. Tu ne me connais pas encore après tant de preuves de mon amour. Je te demande d’être humble comme ma Divine Mère. Aime-moi comme elle, aime-moi comme je t’ai aimée, reste toujours fidèle à t’offrir à Dieu le Père avec moi pour les âmes, par les mains de ma Divine Mère. Ne te laisse plus abattre, fais-moi confiance, n’oublie pas ton travail d’équipe.
À demain. »
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– Mimi : « Bonjour mon Bien-Aimé, à toi toute ma journée. J’ai eu le grand bonheur d’assister à la sainte messe et de te recevoir mon amour. Mon Bien-Aimé, toi qui es maintenant présent en moi, je me prosterne devant toi, je crois, je t’adore, et je t’aime. Donne-moi s’il vous plaît un cœur pur, un cœur capable d’offrir par amour, un cœur fidèle à te suivre, un cœur soumis à ta Sainte Volonté, un cœur charitable envers tous, surtout mon prochain, un cœur compatissant avec les malheureux, un cœur généreux prêt à se donner pour obtenir la conversion des pauvres pécheurs, un cœur ardent à la prière et aux sacrifices pour obtenir la délivrance des pauvres âmes du purgatoire. C’est avec confiance que je te redis l’invocation si connue :
« Jésus doux et humble de cœur
rends mon cœur semblable au tien. »
– Jésus : « Ma pauvre petite, si tu me laissais la liberté absolue de travailler dans ton âme, que de changements j’opérerais en toi. N’oublie pas que tu as une volonté libre, c’est pourquoi je suis patient envers toi, envers les âmes. J’écoute, j’attends en silence, mais quand on me fait l’honneur de tout me donner, surtout de se soumettre à ma Sainte Volonté par amour, là seulement j’opère, je transforme l’âme. J’habite continuellement dans cette âme parce qu’elle est devenue ma demeure, le temple de l’Esprit Saint. Ma chère petite fille, si tu désires atteindre ce but, que je change ton cœur en toute humilité, renouvelle ton vœu d’obéissance envers moi et ton directeur. Sois très soumise et fidèle en tout ce qu’il te dira et conseillera, médite bien ceci :
« Celui qui vous écoute, m’écoute. »
Je t’en supplie, fais-lui confiance, fais-nous confiance. N’ai-je pas donné à tous mes prêtres le don de toucher les âmes? Pourquoi ne l’aurais-je pas donné à ton directeur, moi qui ai pleine confiance en lui? Fais-nous confiance, donne-moi la main, je guiderai tes pas.
Demande à ton directeur qu’il te donne une ligne de conduite qu’il te fera suivre rigoureusement. Avec sa permission, fais une revue générale de ta vie, prépare-toi par la prière et le sacrifice. Commence une neuvaine à l’Esprit Saint pour que tu obtiennes toutes les lumières nécessaires dont tu auras besoin pour faire sérieusement cet examen de ta vie.
Pendant ce temps ne t’accorde aucune distraction, même permise, aucune préoccupation, ne pense qu’à moi et à notre prochaine union. Médite sur ma grande miséricorde envers toi, surtout ce que j’ai fait par amour pour toi. Examine-toi sur tes engagements envers moi, sur ce que j’attends de toi, de ta vie, de ta mission, pense à ce que je t’offre en retour. Pense aussi à ce que tu m’offres! Examine-toi sur ton manque de confiance, médite sur chaque circonstance importante de ta vie.
Tous les jours va près de ma Divine Mère pour lui demander de t’aider dans ce travail. Exerce-toi à une contrition parfaite de tous tes péchés par un repentir sincère de m’avoir offensé par ta méfiance, par tes doutes envers ma miséricorde infinie. Maintenant, fais part à ton directeur de notre entretien. Je désire te purifier entièrement avant notre prochaine rencontre où notre union sera établie et bénie devant mon Père qui est aux cieux. Plus tard tu comprendras tout, pour le moment fais-nous confiance et marche! »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé, je me mets entièrement à ta disposition, j’irai vers mon directeur avec plus de confiance. Je te remercie de m’aider à me connaître telle que je suis à tes yeux.
Moi aussi mon Bien-Aimé je la désire autant que toi cette union, cette rencontre dont tu me parles. Mais mon Bien-Aimé je ne mérite pas ce grand bonheur, je suis si indigne de porter un jour le nom d’épouse du Christ. Que puis-je t’offrir en retour, je n’ai qu’une pauvre petite vie remplie de misère, de péchés, de faiblesses, mes mains sont vides.
Ô bonté infinie! Malgré toute ma pauvre vie, malgré mes péchés, tu désires unir ta vie à la mienne. Tu désires que je partage ta vie, tes souffrances pour toujours. Oui, j’accepte mon Bien-Aimé, avec ton aide je ferai ce que tu me proposes et demandes, je me soumets aveuglément à ta Sainte Volonté et aux conseils de mon directeur.
À demain. »
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– Mimi : « Mon Bien-Aimé donne-moi la force et le courage de bien travailler, je suis si fatiguée, ma croix est lourde à porter aujourd’hui. Je souffre terriblement moralement. »
Après-midi.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je souffre beaucoup, le mal de tête augmente, je n’ai plus la force de continuer mon travail. »
– Jésus : « Ma pauvre petite fille, offre-moi ce mal de tête en union à mes souffrances, offre aussi toutes tes peines, tes souffrances sans exception en expiation de tes péchés. Prie aux intentions du Saint Père et aussi pour obtenir la délivrance des âmes du purgatoire, la conversion des pécheurs et pour toutes les misères humaines. »
– Mimi : « La douleur augmente, elle devient plus vive, plus aiguë, je peux à peine me tenir debout, je sens que mes forces me quittent. Mon Bien-Aimé où es-tu? Je n’en peux plus, aide-moi s’il vous plaît, je souffre beaucoup. »
– Jésus : « Ma pauvre petite fille, je suis là près de toi dans cette souffrance. Je suis en toi malgré tes doutes. Je sais ce que tu souffres moralement et physiquement. Appuie ta petite tête sur mon épaule pour quelques instants, écoute les battements de mon cœur qui renferme tant d’amour pour toi et les âmes.
Ma petite fille, pense à mes souffrances, pense à ma couronne d’épines que j’ai portée par amour pour toi et les âmes. Combien de fois l’as-tu placée sur ma tête cette couronne d’épines, par tes manquements, par ton manque de confiance, par tes fautes de chaque jour. Ma pauvre petite, si tu savais combien je t’aime lorsque tu souffres en silence avec amour et résignation. »
– Mimi : En faisant le chemin de la croix.
– Jésus : « Dans tes peines regarde-moi sur la croix, pense à mon amour pour toi. Demande-moi de ressentir les douleurs de ma Divine Mère, demande le repentir de Marie-Madeleine, l’amour de Saint Jean, demande aussi l’appui de l’Esprit Saint. Prie souvent de cette manière-là, car en demandant de ressentir les douleurs de ma Divine Mère, tu comprendras ce qu’elle a enduré par amour pour toi son enfant. Par le repentir de Marie-Madeleine tu comprendras ma miséricorde infinie et par l’amour de Saint Jean tu comprendras tout, c’est-à-dire l’amour pur et simple. Avec l’appui de l’Esprit Saint, il complètera ce qui te manque et te donnera les lumières nécessaires pour bien accomplir ton devoir d’état pour la plus grande gloire de Dieu le Père. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé je t’offre tout par amour, aide-moi s’il vous plaît. Qu’il fait bon se reposer sur ton cœur, d’entendre ta voix si réconfortante, d’être assurée de ton amour. Merci, merci, à demain. »
Le Bon Dieu savait bien qu’en me prenant il y avait de la place pour la souffrance.
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– Mimi : Le vent était violent, la tête basse, je marchais quand même pour atteindre mon but.
– Jésus : « Ma petite, fais de même dans l’ordre spirituel. Quand le vent des tentations, de tes passions te secoue, baisse la tête et marche toujours en paix pour atteindre ton idéal.
Ma chère petite fille pourquoi avoir eu de l’amour propre, laisse couler tes larmes si longtemps refoulées. Tu crois que ton directeur ne comprend pas cette attitude? N’oublie pas que ton directeur me représente! Crois-tu que je faisais la sourde oreille lorsque j’entendais gémir ma petite brebis blessée? Ton directeur n’est-il pas aussi le bon pasteur? À l’avenir, sois humble et fais-lui confiance. Qu’est-ce que le Bon Pasteur ne ferait pas pour panser la plaie de sa petite brebis blessée pour la consoler? Ma petite fille reste toujours petite et bien humble, c’est le seul moyen de rester entre mes bras. »
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– Mimi : J’étais dans un état de sécheresse spirituelle, je fis quand même le chemin de croix, je lui demande :
– Mimi : « Est-ce que cela te console un peu? »
– Jésus : « Pourquoi doutes-tu? Si tu m’offrais toujours tes actions de la même manière, tes petits riens. Ce qui me console est la confiance que tu me témoignes en ce moment. Soumets-toi davantage à la Sainte Volonté de mon Père en restant humblement dans l’état où il te place actuellement. »
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– Mimi : Étant indécise au sujet du chemin de croix que je devais faire, car à certains jours je dois le faire à genoux, sur le plancher, d’autres fois je dois le faire debout.
– Mimi : « Mon Bien-Aimé veux-tu que je fasse le chemin de croix à genoux? »
– Jésus : « Ma petite fille pourquoi attendre que je te le demande? Offre-le-moi simplement par amour en union à mes souffrances, j’en serai touché. »
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– Jésus : « Ma pauvre petite, pourquoi as-tu répliqué à ton directeur lorsqu’il te demandait d’écrire selon mon désir? »
– Mimi : « Mais mon Bien-Aimé, je n’ai pas besoin d’écrire, Tu connais toutes mes pensées, mes désirs, mes faiblesses, mes péchés. »
– Jésus : « Tu as raison, je sais bien ce que tu fais et surtout ce que tu devrais faire et ne fais pas. Mais ma pauvre petite crois-tu que ce qui t’arrive vient de toi?
Si je te laisse à toi-même un seul instant serais-tu capable de faire quelque chose de bien? D’avoir une seule bonne pensée? Au contraire, faible comme tu l’es, tu pourrais m’offenser encore plus. Je sais que cela te répugne, que tu détestes écrire. Mais fais attention que le démon ne profite de l’occasion pour changer le sentiment de dégoût en un sentiment d’orgueil. C’est pourquoi ma chère petite il faut obéir aveuglément et sans résistance à ton directeur. C’est pour te tenir dans l’humilité que je désire que tu écrives nos entretiens afin que ton directeur connaisse parfaitement l’état de ton âme, laisse-le pénétrer librement dans les petits coins les plus intimes. Ouvre-lui toute grande la porte secrète de ton âme comme tu le ferais avec moi. J’en serais tellement heureux, sois humble et simple en tout. »
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– Mimi : J’étais assise pour réciter mon rosaire après une journée bien accablante.
– Jésus : « Ma petite fille, aujourd’hui tu ne feras pas le chemin de croix, mais récite un chapelet à genoux. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé tu le sais bien, je suis si fatiguée. »
– Jésus : « Ma pauvre petite pense à tes fautes de chaque jour qui me peinent et me fatiguent. Ma pauvre petite, ouvre bien tes yeux, tu constateras que tu t’accuses de tes manquements à la charité envers ton prochain. Que fais-tu de ton manque de charité envers moi? »
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– Jésus : « Ma petite fais le chemin de croix à genoux sur le plancher en expiation de tes péchés en union à mes souffrances et aussi pour obtenir la conversion des pécheurs et la délivrance des âmes du purgatoire. Mortifie ton corps pour être plus intimement unie à ma passion, demande la permission à ton directeur. »
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– Mimi : Je regardais un feu d’artifice.
– Jésus : « Ma petite, regarde l’ingratitude des hommes. Avec les fusées lancées vers le ciel pour éblouir les yeux des humains, que reste-t-il après? Le spectacle! Combien s’arrêtent tous les jours à contempler la beauté sans oublier toute la beauté de la nature créatrice, mes étoiles, pour me rendre gloire et honorer mon Père. »
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– Mimi : Je demandais une grande grâce pour mon directeur.
− Le Père Éternel : « Ma pauvre petite, s’il fallait que je récompense toutes les âmes qui le méritent sur terre, où serait leur mérite? Pour ce que tu me demandes pour ton directeur, mon Fils se manifestera en lui un jour, je serai à ses côtés. N’est-ce pas assez pour toi pour augmenter ta confiance? »
– Mimi : « Merci mon Dieu, merci mon Bien-Aimé, merci ma douce Maman du ciel, que je suis heureuse. L’union à mon Bien-Aimé grandit de jour en jour, je sens sa présence actuelle en moi. Ô bonté infinie! Malgré mes fautes, tu désires venir en moi, mon âme a besoin de toi mon unique amour, mon soutien, ma force, mon Dieu, mon tout, que j’ai hâte de te recevoir.
À demain, mon Bien-Aimé. »
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– Mimi : «Pardonne-moi mon Bien-Aimé de mon manque de confiance, de mon manque de patience. »
– Jésus : « Pauvre petite, pense à moi qui suis si patient envers toi lorsque tes manquements sont répétés plusieurs fois par jour! Ma petite, à l’avenir, chaque fois que tu constateras tes fautes, vite humilie-toi et répare tout de suite… J’oublierai tout. »
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– Mimi : Je désirais m’acheter une robe. Je n’en avais pas un besoin urgent.
– Jésus : « Ma pauvre petite, ne te laisse pas aller à ta vanité, tu es si peu, souviens-toi de ton passé. Prépare plutôt la toilette de ton âme, cela me ferait tellement plaisir, n’aie de vanité que pour ton âme. Efforce-toi de la garder toujours bien blanche, bien pure. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé j’ai confiance en toi et j’attends tout de toi. Je te confie le soin de mon âme et tous mes problèmes que j’ai à résoudre, je te confie tout, sans toi je ne puis rien. Merci de ton amour. À demain, je vais te recevoir de nouveau, que j’ai hâte!
Ma douce Maman du ciel aide-moi à bien préparer mon âme afin que je puisse bien recevoir ton doux Fils avec tout le respect possible. »
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– Marie : « Ma petite fille, reste petite entre mes bras, car avec les petits je ne cesse de leur prodiguer les soins. Comme une Maman je leur apprends à parler, à connaître, à aimer. C’est si consolant d’entendre tout ce langage des petits nous parler d’amour pur avec simplicité, comme leur confiance est grande en ma présence. C’est si simple d’être petit entre mes bras. »
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− Satan : « Écoute-moi bien je suis ton Dieu qui te parle. Ne fais aucune confidence à ton directeur. »
– Mimi : Je ne savais que faire, je me demandais pourquoi cette défense, je redoutais une attaque de mon ennemi. C’est alors que je suis allée confier à mon directeur ce que je venais d’entendre. Comme il m’encouragea, il me donna pleine confiance, il me dit : « Cela est très clair, cette voix vient du démon, ne l’écoutez pas c’est un menteur, à l’avenir dites-moi tout. » Puis revenue à la maison, j’étais très heureuse de ma visite et voilà tout à coup, j’entends à nouveau cette voix me disant :
− Satan : « C’est ton Dieu qui te parle, pourquoi as-tu désobéi en te confiant à ton directeur? Malheur à toi, prépare-toi à expier cette désobéissance. À l’avenir, garde le silence et surtout n’écris pas ces choses entre toi et moi. Confiance, je suis avec toi. »
– Mimi : « Mon Bien-Aimé où est la vérité, je souffre tellement de cette situation. Ô Esprit Saint éclaire-moi. Malgré ces doutes je crois en toi, j’ai confiance. »
– Jésus : « Ma pauvre petite fille, j’ai permis ces tentations afin que tu puisses ouvrir toute grande la porte de ton âme à ton directeur. J’ai eu de la peine en constatant que durant cette épreuve tu te préoccupais plus de ton ennemi que de ma présence en toi. Pourquoi te troubler, crois en ton directeur, il parle en mon nom. »
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